Avortement et communion
Publié : sam. 09 juil. 2005, 15:01
Le Figaro de ce jour publie une nouvelle importante. Un texte a été rédigé « avec l’aide de 4500 évêques dans la perspective du synode sur l’Eucharistie qui se tiendra à l’automne ». « Les catholiques qui soutiennent publiquement des choix immoraux comme l’avortement ne devraient pas pouvoir recevoir la communion ». Rappelons que durant la dernière campagne électorale des élections présidentielles aux Etats-Unis, Mgr Burke, évêque de Saint Louis (Missouri) avait demandé que la communion soit refusée à tous les hommes politiques qui soutenaient l’avortement. Il avait été suivi par seulement cinq évêques (dont Mgr. Mac Carryck archevêque de Washington). Mais cette position ferme avait fait basculer une partie de l’électorat catholique contre le candidat J. Kerry, lui-même catholique mais farouche défenseur de l’avortement. Y compris du partial birth abortion : l’avortement par naissance partielle ; pratique qui consiste à percer puis à écraser la tête des enfants non nés avant de les extraire agonisants. Provocation : il avait communié à Pâques 2003 devant les caméras de télévision.
Or à ce sujet la position constante et sans faille de l’Eglise est résumée par l’encyclique Casti conubii de Pie XI : « Si l’autorité publique omet de protéger ces petits et même par ses lois et décrets les abandonne et les livre aux mains de ceux qui, médecins ou autres personnes, vont les tuer, qu’elle se souvienne que Dieu est juge et vengeur du sang innocent qui « de la terre crie vers le ciel ». Juge et vengeur…
Le refus de donner la communion à « ceux qui élaborent les lois » est un rappel fondamental allant à contre-courant de tout ce qui se pratique dans le monde entier. Où l’on voit des hommes politiques ayant voté ou fait voter des lois permettant l’avortement se présenter à la sainte Table pour communier alors qu’ils sont en état de péché public. La liste de ces personnages est longue…
Ainsi, le Saint-Siège rappelle aujourd’hui que ces personnes et ceux qui soutiennent des positions similaires sont ex-communio, c’est-à-dire en dehors de la communion de l’Eglise tant formellement que spirituellement. « L’Eglise sanctionne d’une peine canonique d’excommunication ce délit contre la vie humaine. Qui procure un avortement, si l’effet s’ensuit encourt l’excommunication latae sententiae » (Ligne 2272 Catéchisme de l’Eglise catholique ed. Mame/Plon Paris 1992-2272).
Hormis le catéchisme cité qui vise plutôt le circuit des avorteurs, ce rappel n’a guère été formulé publiquement par le Saint Siège depuis le concile Vatican II. L’avortement étant simplement condamné au nom des droits de l’homme ou de la dignité de l’homme. Ces deux dernières notions étant complètement indépendantes de celle de « salut éternel ». Or c’est précisément pour nous sauver de la peine éternelle que Jésus fils de Dieu est venu sur terre pour mourir. Peine que sous les coups de la nouvelle théologie, toute la hiérarchie catholique avait fait oublier ou même contester.
8 juillet 2005
D'après l'Association Catholique des Infirmiers et Médecins (ACIM)
Or à ce sujet la position constante et sans faille de l’Eglise est résumée par l’encyclique Casti conubii de Pie XI : « Si l’autorité publique omet de protéger ces petits et même par ses lois et décrets les abandonne et les livre aux mains de ceux qui, médecins ou autres personnes, vont les tuer, qu’elle se souvienne que Dieu est juge et vengeur du sang innocent qui « de la terre crie vers le ciel ». Juge et vengeur…
Le refus de donner la communion à « ceux qui élaborent les lois » est un rappel fondamental allant à contre-courant de tout ce qui se pratique dans le monde entier. Où l’on voit des hommes politiques ayant voté ou fait voter des lois permettant l’avortement se présenter à la sainte Table pour communier alors qu’ils sont en état de péché public. La liste de ces personnages est longue…
Ainsi, le Saint-Siège rappelle aujourd’hui que ces personnes et ceux qui soutiennent des positions similaires sont ex-communio, c’est-à-dire en dehors de la communion de l’Eglise tant formellement que spirituellement. « L’Eglise sanctionne d’une peine canonique d’excommunication ce délit contre la vie humaine. Qui procure un avortement, si l’effet s’ensuit encourt l’excommunication latae sententiae » (Ligne 2272 Catéchisme de l’Eglise catholique ed. Mame/Plon Paris 1992-2272).
Hormis le catéchisme cité qui vise plutôt le circuit des avorteurs, ce rappel n’a guère été formulé publiquement par le Saint Siège depuis le concile Vatican II. L’avortement étant simplement condamné au nom des droits de l’homme ou de la dignité de l’homme. Ces deux dernières notions étant complètement indépendantes de celle de « salut éternel ». Or c’est précisément pour nous sauver de la peine éternelle que Jésus fils de Dieu est venu sur terre pour mourir. Peine que sous les coups de la nouvelle théologie, toute la hiérarchie catholique avait fait oublier ou même contester.
8 juillet 2005
D'après l'Association Catholique des Infirmiers et Médecins (ACIM)