"Bienheureux les miséricordieux...
Publié : mer. 26 août 2009, 18:44
"Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde" (Mat 5:7)
Cette béatitude me fascine, bien que toutes exercent comme un attrait céleste: on dirait la terre soulevée à la rencontre des cieux... C'est peut-être parce que celle-ci à une sonorité qui plonge dans "le corps" pour y trouver "le coeur" (d'après l'origine latine ?). Jésus la reprend ailleurs en disant: "Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux". Il y a toujours une correspondance: dans la première formulation, celui qui pratique la miséricorde est lui-même objet de miséricorde - et dans la seconde, il y a rencontre entre l'humain et le divin, sur base de cette attitude. Mais comment devient-on miséricordieux ? Comment arriver à aimer comme Jésus, lui si souvent "saisi de pitié" ? Je me dis que l'effort du détachement de soi ne peut y suffire. A mon avis, il s'agirait plutôt de bien nous rendre compte de notre état de misère profonde, car c'est de cette humilité-là, du fond de ce pénible constat, du fond "des profondeurs", pourrait-on dire, que peut germer en nous un coeur à pratiquer la miséricorde...
Dieu est le grand miséricordieux, Lui qui fait se lever le soleil et tomber la pluie "sur les justes comme sur les méchants". Dieu n'agit pas ainsi comme s'il ne faisait aucune différence entre les uns et les autres. Mais telle est la qualité de son Amour qu'Il va chercher d'abord à sauver qu'à juger, à relever qu'à faire mourir. Jésus en parle encore à propos de l'effondrement de la Tour de Siloë: "Ceux qui sont-morts étaient-ils plus coupables que les autres habitants de Jérusalem ? Non, mais convertissez-vous, de peur de périr de la même manière". Ainsi, qui se convertit, convertit son propre coeur et devient peu à peu animé du coeur même de Dieu, dont l'amour miséricordieux est le premier attribut...
Cette béatitude me fascine, bien que toutes exercent comme un attrait céleste: on dirait la terre soulevée à la rencontre des cieux... C'est peut-être parce que celle-ci à une sonorité qui plonge dans "le corps" pour y trouver "le coeur" (d'après l'origine latine ?). Jésus la reprend ailleurs en disant: "Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux". Il y a toujours une correspondance: dans la première formulation, celui qui pratique la miséricorde est lui-même objet de miséricorde - et dans la seconde, il y a rencontre entre l'humain et le divin, sur base de cette attitude. Mais comment devient-on miséricordieux ? Comment arriver à aimer comme Jésus, lui si souvent "saisi de pitié" ? Je me dis que l'effort du détachement de soi ne peut y suffire. A mon avis, il s'agirait plutôt de bien nous rendre compte de notre état de misère profonde, car c'est de cette humilité-là, du fond de ce pénible constat, du fond "des profondeurs", pourrait-on dire, que peut germer en nous un coeur à pratiquer la miséricorde...
Dieu est le grand miséricordieux, Lui qui fait se lever le soleil et tomber la pluie "sur les justes comme sur les méchants". Dieu n'agit pas ainsi comme s'il ne faisait aucune différence entre les uns et les autres. Mais telle est la qualité de son Amour qu'Il va chercher d'abord à sauver qu'à juger, à relever qu'à faire mourir. Jésus en parle encore à propos de l'effondrement de la Tour de Siloë: "Ceux qui sont-morts étaient-ils plus coupables que les autres habitants de Jérusalem ? Non, mais convertissez-vous, de peur de périr de la même manière". Ainsi, qui se convertit, convertit son propre coeur et devient peu à peu animé du coeur même de Dieu, dont l'amour miséricordieux est le premier attribut...