Le grand retour
Publié : jeu. 13 août 2009, 18:30
"Encore un peu de temps, bien peu de temps, et Celui qui vient arrivera et Il ne tardera pas" (He 10:37)
Il est, Il était et Il vient. Si je ne comprends pas qu'Il vient à moi chaque jour dans l'Eucharistie, comme Il est venu aujourd'hui dans le sacrement de réconcilation, alors je suis obligé de me dire: "J'attends". J'attends la seconde venue du Christ, à la fin des temps.
Et c'est ainsi qu'autour de moi, beaucoup de croyants (catholiques, protestants, juifs, témoins de Jéhovah, etc.) annoncent que la fin des temps, c'est pour bientôt, l'Antéchrist est déjà sur la terre, etc. et ils distillent insidieusement - dans une foi qui, au début, était tout entière tournée, dans la Joie, vers l'Amour miséricordieux de Dieu - comme une gêne, une crainte et finalement : un doute. Hélas, j'ai goûté un jour de ce poison qui paralyse l'élan d'amour et comme je m'en méfie à présent, comme je le dénonce !
Or, le retour en gloire du Christ est un dogme et je l'accepte bien sûr, mais je dis: nos pensées ne doivent pas se focaliser là-dessus, car qui vit pour attendre, ne vit pas dans l'Amour et n'est pas à ce qu'il doit accomplir.
Que s'est-il passé à l'Ascension ? J'ai pris les Actes des Apôtres et je souligne:
Actes 1:1-11
1 J'avais consacré mon premier livre, Théophile, à tout ce que Jésus avait fait et enseigné, depuis le commencement 2 jusqu'au jour où, après avoir donné, dans l'Esprit Saint, ses instructions aux apôtres qu'il avait choisis, il fut enlevé. 3 C'est à eux qu'il s'était présenté vivant après sa passion: ils en avaient eu plus d'une preuve alors que, pendant quarante jours, il s'était fait voir d'eux et les avait entretenus du Règne de Dieu. 4 Au cours d'un repas avec eux, il leur recommanda de ne pas quitter Jérusalem, mais d'y attendre la promesse du Père, "celle, dit-il, que vous avez entendue de ma bouche:
5 Jean a bien donné le baptême d'eau, mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés d'ici quelques jours." 6 Ils étaient donc réunis et lui avaient posé cette question: "Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le Royaume pour Israël?" 7 Il leur dit: "Vous n'avez pas à connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité; 8 mais vous allez recevoir une puissance, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre."
Nous n'avons donc pas à regarder les signes de notre temps pour dire : voilà, c'est maintenant que le Christ revient. Mais avec le secours du Saint Esprit, nous devons nous contenter d'être des témoins de Jésus.
9 A ces mots, sous leurs yeux, il s'éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs regards.10 Comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s'en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se trouvèrent à leur côté 11 et leur dirent: "Gens de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel? Ce Jésus qui vous a été enlevé pour le ciel viendra de la même manière que vous l'avez vu s'en aller vers le ciel."
Comme la mission donnée par le Maître lui-même n'a pas suffi aux apôtres, deux anges leur sont envoyés. Ces deux hommes en blanc, c'est-à-dire lumineux, sont mystérieusement présents. Ils ont toujours la même fonction : expliquer aux témoins ce dont ils sont témoins. Comme au tombeau vide[Luc 24/5], ils interrogent les témoins sur leur attitude, sur leur incompréhension et les renvoient. Ils n'ont pas a rester en contemplation devant le mystère du Christ vivant et céleste, encore moins à chercher à le suivre, puisqu'il leur a donné une mission sur la terre et que c'est là qu'il viendra les retrouver.
Encore la semaine dernière, une personne proche m'a parlé de notre bonheur lorsque tout sera advenu, et que nous serons sur terre... tous dans nos corps spirituels.... et je l'ai interrompue en disant: "Vous voyez bien que c'est de la mort que vous parlez,de l'anéantissement de toute l'humanité, mais c'est contraire à la parole de Dieu". (Voir la fin du récit du déluge). N'importe, cela ma gâché un peu cette rencontre, car je n'imagine pas ainsi "le temps de la moisson".
Je prie pour tous ceux et toutes celles qui se sont laissés prendre par cette vision d'un Jésus qui nous reviendrait au coeur d'une destruction massive. Que ces histoires ne leur gâchent pas la foi !
Il est, Il était et Il vient. Si je ne comprends pas qu'Il vient à moi chaque jour dans l'Eucharistie, comme Il est venu aujourd'hui dans le sacrement de réconcilation, alors je suis obligé de me dire: "J'attends". J'attends la seconde venue du Christ, à la fin des temps.
Et c'est ainsi qu'autour de moi, beaucoup de croyants (catholiques, protestants, juifs, témoins de Jéhovah, etc.) annoncent que la fin des temps, c'est pour bientôt, l'Antéchrist est déjà sur la terre, etc. et ils distillent insidieusement - dans une foi qui, au début, était tout entière tournée, dans la Joie, vers l'Amour miséricordieux de Dieu - comme une gêne, une crainte et finalement : un doute. Hélas, j'ai goûté un jour de ce poison qui paralyse l'élan d'amour et comme je m'en méfie à présent, comme je le dénonce !
Or, le retour en gloire du Christ est un dogme et je l'accepte bien sûr, mais je dis: nos pensées ne doivent pas se focaliser là-dessus, car qui vit pour attendre, ne vit pas dans l'Amour et n'est pas à ce qu'il doit accomplir.
Que s'est-il passé à l'Ascension ? J'ai pris les Actes des Apôtres et je souligne:
Actes 1:1-11
1 J'avais consacré mon premier livre, Théophile, à tout ce que Jésus avait fait et enseigné, depuis le commencement 2 jusqu'au jour où, après avoir donné, dans l'Esprit Saint, ses instructions aux apôtres qu'il avait choisis, il fut enlevé. 3 C'est à eux qu'il s'était présenté vivant après sa passion: ils en avaient eu plus d'une preuve alors que, pendant quarante jours, il s'était fait voir d'eux et les avait entretenus du Règne de Dieu. 4 Au cours d'un repas avec eux, il leur recommanda de ne pas quitter Jérusalem, mais d'y attendre la promesse du Père, "celle, dit-il, que vous avez entendue de ma bouche:
5 Jean a bien donné le baptême d'eau, mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés d'ici quelques jours." 6 Ils étaient donc réunis et lui avaient posé cette question: "Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le Royaume pour Israël?" 7 Il leur dit: "Vous n'avez pas à connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité; 8 mais vous allez recevoir une puissance, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre."
Nous n'avons donc pas à regarder les signes de notre temps pour dire : voilà, c'est maintenant que le Christ revient. Mais avec le secours du Saint Esprit, nous devons nous contenter d'être des témoins de Jésus.
9 A ces mots, sous leurs yeux, il s'éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs regards.10 Comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s'en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se trouvèrent à leur côté 11 et leur dirent: "Gens de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel? Ce Jésus qui vous a été enlevé pour le ciel viendra de la même manière que vous l'avez vu s'en aller vers le ciel."
Comme la mission donnée par le Maître lui-même n'a pas suffi aux apôtres, deux anges leur sont envoyés. Ces deux hommes en blanc, c'est-à-dire lumineux, sont mystérieusement présents. Ils ont toujours la même fonction : expliquer aux témoins ce dont ils sont témoins. Comme au tombeau vide[Luc 24/5], ils interrogent les témoins sur leur attitude, sur leur incompréhension et les renvoient. Ils n'ont pas a rester en contemplation devant le mystère du Christ vivant et céleste, encore moins à chercher à le suivre, puisqu'il leur a donné une mission sur la terre et que c'est là qu'il viendra les retrouver.
Encore la semaine dernière, une personne proche m'a parlé de notre bonheur lorsque tout sera advenu, et que nous serons sur terre... tous dans nos corps spirituels.... et je l'ai interrompue en disant: "Vous voyez bien que c'est de la mort que vous parlez,de l'anéantissement de toute l'humanité, mais c'est contraire à la parole de Dieu". (Voir la fin du récit du déluge). N'importe, cela ma gâché un peu cette rencontre, car je n'imagine pas ainsi "le temps de la moisson".
Je prie pour tous ceux et toutes celles qui se sont laissés prendre par cette vision d'un Jésus qui nous reviendrait au coeur d'une destruction massive. Que ces histoires ne leur gâchent pas la foi !