Pas après pas
Publié : mer. 12 août 2009, 18:40
Ces derniers jours (en fait près d'un mois à présent), ma foi peine à l'épreuve double de la maladie (indigestion) et de la solitude. L'indigestion m'a gâché complètement une semaine durant laquelle j'aurais pu me retrouver plus souvent à table avec des proches. Au contraire, je me suis retroué, midi et soir, à me préparer chez moi des plats qui ne sont guère mes préférés et mon angoisse matinale a grandi - ce qui n'aide pas à guérir ! En plus de cela, les consolations que je trouve souvent à l'Eucharistie, je n'ai plus pu les trouver aussi souvent et le tout débouche sur une grande difficulté à écrire et partager normalement. C'est comme si je ne recevais plus l'inspiration, je ne ressens plus le frémissement intérieur qui faisait courir mes doigts sur le clavier.
Mais je me suis remis à prier. J'ai repris le dernier petit livre de Jean Lafrance, intitulé "Nuit et Jour" et sur certaines incitations que j'y ai trouvées, j'ai recommencé à dire mes chapelets comme un débutant, comme un apprenti-bucheron qui apprend à bien tenir la scie pour qu'elle ne coince plus trop souvent.
Par ailleurs, mon ABC de vie intérieure me dit qu'il faut rester le plus tranquille possible et supporter avec patience sa peine. Eh bien, je l'offre. Un peu platement, mais j'obéis. Dans ces moments que je traverse, je songe souvent à ce que me je suis dit à moi-même, à la sortie d'une visite à un malade: "Bon, voilà, j'ai fait ma part..." - et je m'en veux beaucoup : qu'est devenu le feu qui brûlait dans mon coeur ?
Il me faut donc prendre patience. Avancer pas à pas mais régulièrement. Ne rien abandonner, accepter le silence et s'y efforcer d'y vivre car - je n'ai aucun doute là-dessus: le Père est toujours là qui voit dans le secret...
Mais je me suis remis à prier. J'ai repris le dernier petit livre de Jean Lafrance, intitulé "Nuit et Jour" et sur certaines incitations que j'y ai trouvées, j'ai recommencé à dire mes chapelets comme un débutant, comme un apprenti-bucheron qui apprend à bien tenir la scie pour qu'elle ne coince plus trop souvent.
Par ailleurs, mon ABC de vie intérieure me dit qu'il faut rester le plus tranquille possible et supporter avec patience sa peine. Eh bien, je l'offre. Un peu platement, mais j'obéis. Dans ces moments que je traverse, je songe souvent à ce que me je suis dit à moi-même, à la sortie d'une visite à un malade: "Bon, voilà, j'ai fait ma part..." - et je m'en veux beaucoup : qu'est devenu le feu qui brûlait dans mon coeur ?
Il me faut donc prendre patience. Avancer pas à pas mais régulièrement. Ne rien abandonner, accepter le silence et s'y efforcer d'y vivre car - je n'ai aucun doute là-dessus: le Père est toujours là qui voit dans le secret...