A la manière du Pèlerin russe
Publié : mer. 29 avr. 2009, 14:53
D'un petit livre que je songeais offrir et qui finalement m'est resté dans les mains, j'extrais le passage qui suit, lui-même sorti du "Récit d'un Pèlerin russe". L'auteur explique ainsi comment les apparences sont trompeuses et surtout comment l'on peut demeurer en Dieu quelles que soient nos activités, ou sans autre activité que de tourner sans fin notre regard vers le Seigneur.
"Voilà comment je vais maintenant, disant sans cesse la prière de Jésus qui m'est plus chère que tout au monde. Parfois je fais plus de soixante-dix lieues en un jour et je ne sens pas que je vais : je sens seulement que je dis la prière. Quand un froid violent me saisit, je récite la prière avec plus d'attention et bientôt, je suis tout réchauffé. Si la faim devient trop forte, j'invoque plus souvent le nom de Jésus-Christ et je ne me rappelle plus avoir faim. Si je me sens malade et que mon dos et mes jambes me font mal, je me concentre dans la prière et je ne sens plus la douleur. Lorsque quelqu'un m'offense, je ne pense qu'à la bienfaisante prière de Jésus; aussitôt colère ou peine disparaissent et j'oublie tout. Je suis devenu un peu bizarre. Je n'ai de souci de rien, rien ne m'occupe, rien de ce qui est extérieur ne me retient, je voudrais toujours être dans la solitude".
Je me souviens : lorsque les trois années d'activité intense qui ont suivi ma conversion, ont laissé place à la solitude, je me suis mis à marcher. J'effectuais ce que j'appelais "la prière promenade" et marchais en priant parfois plus de dix kilomètres. Ce que le Pèlerin raconte, je l'ai vérifié au moins pour un point - c'est qu'une fois rentré, je ne ressentais aucune fatigue !
"Voilà comment je vais maintenant, disant sans cesse la prière de Jésus qui m'est plus chère que tout au monde. Parfois je fais plus de soixante-dix lieues en un jour et je ne sens pas que je vais : je sens seulement que je dis la prière. Quand un froid violent me saisit, je récite la prière avec plus d'attention et bientôt, je suis tout réchauffé. Si la faim devient trop forte, j'invoque plus souvent le nom de Jésus-Christ et je ne me rappelle plus avoir faim. Si je me sens malade et que mon dos et mes jambes me font mal, je me concentre dans la prière et je ne sens plus la douleur. Lorsque quelqu'un m'offense, je ne pense qu'à la bienfaisante prière de Jésus; aussitôt colère ou peine disparaissent et j'oublie tout. Je suis devenu un peu bizarre. Je n'ai de souci de rien, rien ne m'occupe, rien de ce qui est extérieur ne me retient, je voudrais toujours être dans la solitude".
Je me souviens : lorsque les trois années d'activité intense qui ont suivi ma conversion, ont laissé place à la solitude, je me suis mis à marcher. J'effectuais ce que j'appelais "la prière promenade" et marchais en priant parfois plus de dix kilomètres. Ce que le Pèlerin raconte, je l'ai vérifié au moins pour un point - c'est qu'une fois rentré, je ne ressentais aucune fatigue !