Christian a écrit :Cela dit, j’aimerais bien que FO ait raison dans son analyse, ;-) et je crois qu’en fait, ils n’ont pas entièrement tort !
Sauf votre respect, mon cher Christian, je crois que vous prenez vos désirs pour la réalité...
Reprenons donc ce magnifique texte du magistère syndical qui se distingue - c'est un signe ostensible, voir ostentatoire - par sa faillibilité :
F.O. a écrit :Il convient de retenir que le principe de subsidiarité a été énoncé explicitement la première fois par le Pape Pie XI dans l'encyclique "Quadragesimo anno" en 1931. [...] La messe est ainsi dite, si j'ose dire, et j'ose car mettre ce principe de la doctrine sociale de l'Eglise à la sauce libérale au niveau européen, c'est à n'en pas douter fixer des objectifs économiques et monétaires du type pacte de stabilité.
[align=justify]Qu'ils nous permettent néanmoins de douter... Quel rapport entre le principe de subsidiarité ( qui est un principe d'organisation sociale ) et le pacte de stabilité ( qui est un volet d'une politique monétaire commune ) ? Aucun ! La DSE ne se prononce ni sur la monnaie unique, ni sur le pacte de stabilité et l'on aurait bien du mal à trouver dans les principes moraux de la DSE des arguments en faveur ou en défaveur de l'euro et des critères de convergence de Maastricht...[/align]
F.O. a écrit :C'est ni plus ni moins viser à détruire la fonction publique, source évidente de dépense publique.
[align=justify]Le principe de subsidiarité, lorsqu'il est bien compris, n'invite pas à détruire la fonction publique, et certainement pas parcequ'elle est source de dépenses publiques... La DSE et le principe de subsidiarité invitent à réfléchir sur le sens et les limites de l'action de l'Etat, permettant ainsi d'éviter les deux écueils que sont le socialisme ( réduire toute la sphère sociale à la sphère politique ) et le libéralisme ( réduire toute la sphère sociale à la sphère privée ).[/align]
F.O. a écrit :C'est mélanger la sphère publique et la sphère privée de chaque citoyen, c'est moraliser la société: "Tu as droit à une allocation, mais tu dois la mériter."
[align=justify]La DSE tend effectivement à moraliser la société. Qui oserait le lui reprocher, sinon les forces impies ? Elle ne mélange pas la sphère publique et la sphère privée - tout au contraire -, mais elle fonde la légitimité de sa parole sur le fait que les lois de la morale ne sauraient être licitement évincées de la Cité.[/align]
F.O. a écrit :C'est aussi aller à l'encontre du principe de laïcité, inscrit dans la Constitution française, qui sépare bien ce qui relève de la sphère privée de ce qui relève de la sphère publique.
[align=justify]Le principe de laïcité, tel que professé par notre République athée, est " la peste de notre époque " ( Pie XI ). Quant à dire que le principe de laïcité - tel qu'il est inscrit dans la Constitution française - sépare bien ce qui relève de la sphère privée de ce qui relève de la sphère publique, cela doit être une touche d'humour de l'auteur ? A quelle Constitution française se réfère-t-il ? Pas à celle de 1958 en tous les cas...
Art. 1. - La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.[/align]
F.O. a écrit :A Force Ouvrière, nous n'avons de cesse d'être vigilants depuis toujours, notamment en prônant notre attachement viscéral aux valeurs républicaines de laïcité et d'indivisibilité de la République.
[align=justify]Continuez d'être vigilants, mais commencez à songer à une ablation des viscères... On lit beaucoup de torchons, mais celui-ci mérite une palme de la médiocrité.[/align]

Vive la CFTC !
Christophe