En passant par Marie
Publié : lun. 27 juil. 2009, 18:38
Jn 19:26- Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère :
"Femme, voici ton fils." Puis il dit au disciple : " Voici ta mère. " Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit chez lui
Et c'est à partir de ce moment-là que remonte la "seconde" vocation de Marie. Elle ne va pas seulement devenir la "mère" de Jean, un peu comme Joseph fut le "père" de Jésus, mais elle va devenir aussi la mère de tous les disciples dans toutes les nations. J'aimerais dire ce soir quelque chose qui m'est tout particulier - enfin, peut-être !, car j'imagine que beaucoup ont eu cette pensée avant moi. Si Marie est destinée à devenir mère de l'Eglise, pourquoi ne l'a-t-il pas confié à Pierre plutôt qu'à Jean ? Ma réponse tient à la sensibilité particulière de Jean, qui a fait de lui l'auteur du plus "spirituel" de l'Evangile. Et il y aura dans l'histoire de l'Eglise, une multitude de futurs saints qui sont passés par la guidance de Marie pour approcher le sacerdoce.
C'est le cas de Maximilien Kolbe. (Je cite un extrait biographique: "En 1904-1905, à l'âge de dix ans, sa maman le gronde. Navré d'avoir blessé sa mère, il prie Marie et se trouvant à l'église, la Vierge lui apparaît tenant dans ses mains deux couronnes : une blanche signe de la pureté, et une rouge signe du martyr. Il les accepte toutes les deux. Toute sa vie se réalisa selon ce dessein. Dès ce moment, il se confie totalement à Marie. La prière devient pour lui source de grâces et de conversion.")
Jean-Paul II décrit ainsi sa devise "Totus Tuus" et ses armoiries épiscopales:
« L'Eglise, dès ses origines, et en particulier dans les moments les plus difficiles, a contemplé avec une intensité particulière l'un des événements de la Passion de Jésus Christ rapporté par saint Jean: "Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: "Femme, voici ton fils." Puis il dit au disciple: "Voici ta mère". Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit chez lui" (Jn 19, 25-27). Au cours de son histoire, le Peuple de Dieu a fait l'expérience de ce don fait par Jésus crucifié: le don de sa Mère. La Très Sainte Vierge est véritablement notre Mère, qui nous accompagne dans notre pèlerinage de foi, d'espérance et de charité vers l'union toujours plus intense avec le Christ, l'unique sauveur et médiateur du salut[1].
Comme on le sait, dans mes armoiries épiscopales, qui sont l'illustration symbolique du texte qui vient d'être cité, la devise Totus tuus s'inspire de la doctrine de saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Ces deux paroles expriment l'appartenance totale à Jésus par Marie: "Tuus totus ego sum, et omnia mea tua sunt", écrit saint Louis-Marie; et il traduit: "Je suis tout à vous, et tout ce que j'ai vous appartient, ô mon aimable Jésus, par Marie, votre sainte Mère"[2]. »
(Jean Paul II, Lettre aux Familles Monfortaines §1)
Pour ce qui m'est personnel, j'ai commencé à prier le chapelet sur le conseil d'un prêtre, et aussi parce que ma défunte tante m'a confié son chapelet sur son lit de mort... J'avais rarement été aussi touché car Marie-Thérèse, n'arrivant plus à dire tous les mots, m'avait demandé de les réciter à sa place. Ce genre de vécu, çà marque beaucoup ! Je n'ai jamais été déçu par la simple récitation du chapelet, que je n'ai jamais beaucoup médité en suivant les "mystères"... car la récitation toute simple de l'Ave Maria a toujours répondu à mes attentes: consolations, délivrances, forces pour me lever tôt le matin, soutien dans l'effort, etc.
"Femme, voici ton fils." Puis il dit au disciple : " Voici ta mère. " Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit chez lui
Et c'est à partir de ce moment-là que remonte la "seconde" vocation de Marie. Elle ne va pas seulement devenir la "mère" de Jean, un peu comme Joseph fut le "père" de Jésus, mais elle va devenir aussi la mère de tous les disciples dans toutes les nations. J'aimerais dire ce soir quelque chose qui m'est tout particulier - enfin, peut-être !, car j'imagine que beaucoup ont eu cette pensée avant moi. Si Marie est destinée à devenir mère de l'Eglise, pourquoi ne l'a-t-il pas confié à Pierre plutôt qu'à Jean ? Ma réponse tient à la sensibilité particulière de Jean, qui a fait de lui l'auteur du plus "spirituel" de l'Evangile. Et il y aura dans l'histoire de l'Eglise, une multitude de futurs saints qui sont passés par la guidance de Marie pour approcher le sacerdoce.
C'est le cas de Maximilien Kolbe. (Je cite un extrait biographique: "En 1904-1905, à l'âge de dix ans, sa maman le gronde. Navré d'avoir blessé sa mère, il prie Marie et se trouvant à l'église, la Vierge lui apparaît tenant dans ses mains deux couronnes : une blanche signe de la pureté, et une rouge signe du martyr. Il les accepte toutes les deux. Toute sa vie se réalisa selon ce dessein. Dès ce moment, il se confie totalement à Marie. La prière devient pour lui source de grâces et de conversion.")
Jean-Paul II décrit ainsi sa devise "Totus Tuus" et ses armoiries épiscopales:
« L'Eglise, dès ses origines, et en particulier dans les moments les plus difficiles, a contemplé avec une intensité particulière l'un des événements de la Passion de Jésus Christ rapporté par saint Jean: "Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: "Femme, voici ton fils." Puis il dit au disciple: "Voici ta mère". Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit chez lui" (Jn 19, 25-27). Au cours de son histoire, le Peuple de Dieu a fait l'expérience de ce don fait par Jésus crucifié: le don de sa Mère. La Très Sainte Vierge est véritablement notre Mère, qui nous accompagne dans notre pèlerinage de foi, d'espérance et de charité vers l'union toujours plus intense avec le Christ, l'unique sauveur et médiateur du salut[1].
Comme on le sait, dans mes armoiries épiscopales, qui sont l'illustration symbolique du texte qui vient d'être cité, la devise Totus tuus s'inspire de la doctrine de saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Ces deux paroles expriment l'appartenance totale à Jésus par Marie: "Tuus totus ego sum, et omnia mea tua sunt", écrit saint Louis-Marie; et il traduit: "Je suis tout à vous, et tout ce que j'ai vous appartient, ô mon aimable Jésus, par Marie, votre sainte Mère"[2]. »
(Jean Paul II, Lettre aux Familles Monfortaines §1)
Pour ce qui m'est personnel, j'ai commencé à prier le chapelet sur le conseil d'un prêtre, et aussi parce que ma défunte tante m'a confié son chapelet sur son lit de mort... J'avais rarement été aussi touché car Marie-Thérèse, n'arrivant plus à dire tous les mots, m'avait demandé de les réciter à sa place. Ce genre de vécu, çà marque beaucoup ! Je n'ai jamais été déçu par la simple récitation du chapelet, que je n'ai jamais beaucoup médité en suivant les "mystères"... car la récitation toute simple de l'Ave Maria a toujours répondu à mes attentes: consolations, délivrances, forces pour me lever tôt le matin, soutien dans l'effort, etc.