Quel sens a ce soudain silence ?
Publié : sam. 24 sept. 2011, 20:57
J'ai eu légèrement mal à la gorge ce matin et ma voix s'est enrouée dans l'après-midi. Puis, sur l'espace d'une heure à peine: complète extinction de voix. Or, je suis de ceux qui cherchent - et trouvent souvent (dans "l'après-coup", il arrive que cela saute aux yeux !) une signification non humaine, mais strictement spirituelle à ce qui leur arrive. Nous sommes samedi soir et je vais donc demeurer silencieux, vraiment muet, sans faire le moindre effort pour parler, jusqu'à lundi matin. Le moment le plus difficile à passer sera les deux heures que dure le repas de midi à la maison de repos.
Le même phénomène s'était déjà produit une fois, à la fin de l'été, il n'y a pas si longtemps. J'avais été surpris que le médecin me prescrive du Clamoxyl 500mg, un très gros antibiotique - en tout cas selon mes critères. Cette fois, j'utiliserai des moyens 'doux' : matin, midi et soir, un gargarisme d'eau salée; un verre d'eau miellée et citronnée à température du corps, puis une pastille Voxyl ou Euphon obtenue en pharmacie. Je ne crois pas avoir 'chopé' un microbe, mais plutôt à un refroidissement associé un effort de paroles trop important dans la journée de vendredi. Car une fois de plus, j'ai parlé longuement et défendu ma compréhension des mots "l'esprit de famille". Peut-être suis-je dans l'erreur après tout... Est-ce Seigneur que je dois d'ores-et-déjà passer à quelque chose de tout à fait neuf ? Mes lectures me le diront sans doute, et les petits évènements aussi.
Ce soir en tout cas, je me sens déjà plus proche de mes amis les moines, car mon incapacité de parler m'invite à invoquer le Seigneur depuis un lieu de moi-même beaucoup plus profond, auquel la prière murmurée ne permet pas de descendre... Ah, il y a quelque chose à essayer tout de suite !
Il est 20h53. Extinction des feux, déjà. Ah, je me souviens déjà de ceci. C'est un mot que Bernanos prête au curé de campagne dans son "journal": "J'ai gardé le silence" - quelle drôle d'idée ! C'est le silence qui nous garde !"
Chuuuuut !
Le même phénomène s'était déjà produit une fois, à la fin de l'été, il n'y a pas si longtemps. J'avais été surpris que le médecin me prescrive du Clamoxyl 500mg, un très gros antibiotique - en tout cas selon mes critères. Cette fois, j'utiliserai des moyens 'doux' : matin, midi et soir, un gargarisme d'eau salée; un verre d'eau miellée et citronnée à température du corps, puis une pastille Voxyl ou Euphon obtenue en pharmacie. Je ne crois pas avoir 'chopé' un microbe, mais plutôt à un refroidissement associé un effort de paroles trop important dans la journée de vendredi. Car une fois de plus, j'ai parlé longuement et défendu ma compréhension des mots "l'esprit de famille". Peut-être suis-je dans l'erreur après tout... Est-ce Seigneur que je dois d'ores-et-déjà passer à quelque chose de tout à fait neuf ? Mes lectures me le diront sans doute, et les petits évènements aussi.
Ce soir en tout cas, je me sens déjà plus proche de mes amis les moines, car mon incapacité de parler m'invite à invoquer le Seigneur depuis un lieu de moi-même beaucoup plus profond, auquel la prière murmurée ne permet pas de descendre... Ah, il y a quelque chose à essayer tout de suite !
Il est 20h53. Extinction des feux, déjà. Ah, je me souviens déjà de ceci. C'est un mot que Bernanos prête au curé de campagne dans son "journal": "J'ai gardé le silence" - quelle drôle d'idée ! C'est le silence qui nous garde !"
Chuuuuut !