Evolutions de la prière
Publié : lun. 20 juil. 2009, 19:07
"Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez et vous l'obtiendrez" (Jn 15:7)
Dans sa première Epître, Jean précise: "Et voici l'assurance que nous avons devant lui: si nous lui demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et sachant qu'il nous écoute quoi que nous lui demandions, nous savons que nous possédons ce que nous lui avons demandé." Celui qui se plaint que sa prière n'est pas exaucée, c'est soit qu'il a demandé hors de l'Amour, soit qu'à un moment donné sa demande est devenue autre et a été "ex-haussée" (pour employer un mot du prédicateur Jean Lafrance).
Comme il m'a fallu du temps pour croire en cette Parole ! Mais c'est que ma volonté était encore tellement "terrestre" ! J'étais incapable, même après ma conversion, de concevoir mieux que des réalités immédiates. Et pendant trois ans, je n'ai guère été déçu... n'étais-je pas un petit "chouchou" de converti ?
Après, ce fut tout autre chose, il fallait bien grandir dans la foi, il fallait que j'arrête de demander selon moi-même, pour demander selon Dieu. Ce fut très long à cause de mon incrédulité - car oui, on peut aimer Dieu en ouvrant tout son coeur et demeurer un obscur incrédule ! J'avais peur, je priais en disant : "Que Ta volonté soit faite" , mais du bout des lèvres... Ensuite, j'ai commencé à dire: "Qu'il m'en soit fait selon ta volonté... quand bien-même je ne le voudrais pas." Et tout à la fin, c'est-à-dire il y a deux ou trois ans à peine, j'ai dit: "Qu'il m'en soit fait comme Tu veux, car Tu es le Bien souverain !"
Cette évolution est très subtile, et elle le devient encore plus. Car l'Esprit-Saint entre dans la prière (Il y était dès le départ - il faut compendre ce que j'essaie d'exprimer) et dès lors, toutes les prières deviennent autres, toutes les demandes sont rehaussées dans l'Amour, deviennent joyeuses, et nous dépassent en nous soulevant. Je me souviens que Bernanos faisait dire à son petit prêtre: le désir de prier, c'est déjà la prière. Quand ce désir est là, la prière, en effet est déjà là. Comme un instrument de musique que l'on accorde: ensuite la musique vient, et nous devenons l'instrument - un pur bonheur !
Dans sa première Epître, Jean précise: "Et voici l'assurance que nous avons devant lui: si nous lui demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et sachant qu'il nous écoute quoi que nous lui demandions, nous savons que nous possédons ce que nous lui avons demandé." Celui qui se plaint que sa prière n'est pas exaucée, c'est soit qu'il a demandé hors de l'Amour, soit qu'à un moment donné sa demande est devenue autre et a été "ex-haussée" (pour employer un mot du prédicateur Jean Lafrance).
Comme il m'a fallu du temps pour croire en cette Parole ! Mais c'est que ma volonté était encore tellement "terrestre" ! J'étais incapable, même après ma conversion, de concevoir mieux que des réalités immédiates. Et pendant trois ans, je n'ai guère été déçu... n'étais-je pas un petit "chouchou" de converti ?
Après, ce fut tout autre chose, il fallait bien grandir dans la foi, il fallait que j'arrête de demander selon moi-même, pour demander selon Dieu. Ce fut très long à cause de mon incrédulité - car oui, on peut aimer Dieu en ouvrant tout son coeur et demeurer un obscur incrédule ! J'avais peur, je priais en disant : "Que Ta volonté soit faite" , mais du bout des lèvres... Ensuite, j'ai commencé à dire: "Qu'il m'en soit fait selon ta volonté... quand bien-même je ne le voudrais pas." Et tout à la fin, c'est-à-dire il y a deux ou trois ans à peine, j'ai dit: "Qu'il m'en soit fait comme Tu veux, car Tu es le Bien souverain !"
Cette évolution est très subtile, et elle le devient encore plus. Car l'Esprit-Saint entre dans la prière (Il y était dès le départ - il faut compendre ce que j'essaie d'exprimer) et dès lors, toutes les prières deviennent autres, toutes les demandes sont rehaussées dans l'Amour, deviennent joyeuses, et nous dépassent en nous soulevant. Je me souviens que Bernanos faisait dire à son petit prêtre: le désir de prier, c'est déjà la prière. Quand ce désir est là, la prière, en effet est déjà là. Comme un instrument de musique que l'on accorde: ensuite la musique vient, et nous devenons l'instrument - un pur bonheur !