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Le mensonge et le meurtre

Publié : sam. 18 juil. 2009, 17:49
par etienne lorant
1Jn 3 15 Tout homme qui a de la haine contre son frère est un meurtrier, et vous savez qu'un meurtrier n’a jamais la vie éternelle demeurant en lui ;

Il suffit d'avoir de la haine pour quelqu'un et l'on est un meurtrier. Cela, c'est l'éclairage nouveau de l'Evangile, un éclairage cru, sans concession, de cette lampe forte que l'on utilise dans les salles d’opération, afin que tout soit exposé au travail du chirurgien. Jean reprend ici les mots que Jésus n’a pas hésiter à employer envers les pharisiens lors de son dernier séjour dans le temple : (Jn 8 44) Vous venez du démon, qui est votre père, et vous cherchez à réaliser les désirs de votre père. Celui-ci, dès le commencement, a voulu la mort de l'homme. Il n'a jamais été dans la vérité, parce qu'il n'y a pas en lui de vérité. Quand il dit le mensonge, il parle selon sa nature propre, parce qu'il est menteur et père du mensonge. » J’en déduis donc que le meurtre est le résultat final d’une transgression de la vérité. J’en suis un peu étonné, mais je trouve encore dans l’Apocalypse (Ap 22 15) « Dehors chiens, les sorciers, les débauchés, les meurtriers, les idolâtres, et tous ceux qui aiment et pratiquent le mensonge !

Fameuse découverte dont la justice humaine ne sait ni ne peut tenir compte : on juge un homme, mais on ne parvient pas à remonter très loin en arrière de son geste. Un mensonge, pour la justice, c’est un moindre mal, mais devant le tribunal de Dieu, les menteurs sont les fils du diable autant que les sorciers, les débauchés et les idolâtres. Ne dirait-on pas, en réalité, que certaines formes de langage ou de discours, à propos de l’homme, sont déjà homicides ? N’est-elle pas extraordinaire la phrase de Caïn qui répond effrontément à Dieu : « Suis-je le gardien de la vie de mon frère ? »

Re: Le mensonge et le meurtre

Publié : dim. 19 juil. 2009, 8:27
par antioche
Boujour,

Vous écrivez :
Il suffit d'avoir de la haine pour quelqu'un et l'on est un meurtrier
Si la haine est la conséquence d'un long vécu où le pardon n'a pa encore pû s'instaurer tant le mal fait est grand et surtoût tant l'autre (l'offensant) est fier, sec, intouchable car réactif, blessant et loin de l'église,

ne peut-on pas admettre qu'il y a des nuances ?

Bien entendu, la situation que j'écris (et qui me concerne) est accompagnée par des prêtres avec sacrement de réconciliation régulier.

Re: Le mensonge et le meurtre

Publié : dim. 19 juil. 2009, 12:33
par etienne lorant
Difficile de répondre... je vis une situation dans laquelle je ne vois plus ma soeur cadette depuis plus d'un mois (elle habite à 5 minutes en voiture)et me reproche UN mot "vif" sur un message SMS. Hier, j'ai rompu le silence. Je lui ai envoyé un message d'apaisement, en essayant de lui faire comprendre comment cette crise a pu se produire (manque de contacts durant dix ans), mais elle m'a répondu qu'elle reste "toujours très en colère" et n'est pas disposée à reprendre contact. Moi aussi, je suis passé par le sacrement de réconciliation. Ma soeur met toujours en avant sa "colère", comme si la colère était une sorte de justificatif. Mais la colère n'est-elle pas la dernière à écouter ? Du coup, je me méfie d'elle un peu plus - je prends des précautions que je crois nécessaires, mais je me sens en paix avec moi-même et avec Dieu.

Re: Le mensonge et le meurtre

Publié : dim. 19 juil. 2009, 12:57
par antioche
C'est moi aussi avec ma soeur que je vis cette situation difficile. Elle a fait chavirer ma vie par du chantage affectif et j'ai cédé. Je le regrette aujourd'hui (d'avoir cédé). Mais c'est rompu entre nous depuis 1 ans et pourtant nous nous voyons tous les jours chez notre vielle mère malade.

Le mensonge et le meurtre

Publié : lun. 02 déc. 2013, 17:25
par etienne lorant
1 Jean 3 15 : Tout homme qui a de la haine contre son frère est un meurtrier, et vous savez qu'un meurtrier n’a jamais la vie éternelle demeurant en lui.

Il suffit d'avoir de la haine pour quelqu'un et l'on est un meurtrier. Cela, c'est l'éclairage nouveau de l'Evangile, un éclairage cru, sans concession, de cette lampe forte que l'on utilise dans les salles d’opération, afin que tout soit exposé au travail du chirurgien.
Jean reprend ici les mots que Jésus n’a pas hésiter à employer envers les pharisiens lors de son dernier séjour dans le temple : (Jn 8 44) Vous venez du démon, qui est votre père, et vous cherchez à réaliser les désirs de votre père. Celui-ci, dès le commencement, a voulu la mort de l'homme. Il n'a jamais été dans la vérité, parce qu'il n'y a pas en lui de vérité. Quand il dit le mensonge, il parle selon sa nature propre, parce qu'il est menteur et père du mensonge. »
J’en déduis donc que le meurtre est le résultat final d’une transgression de la vérité. J’en suis un peu étonné, mais je trouve encore dans l’Apocalypse (Ap 22 15) « Dehors chiens, les sorciers, les débauchés, les meurtriers, les idolâtres, et tous ceux qui aiment et pratiquent le mensonge !

Fameuse découverte dont la justice humaine ne sait ni ne peut tenir compte : on juge un homme, mais on ne parvient pas à remonter très loin en arrière de son geste. Un mensonge, pour la justice, c’est un moindre mal, mais devant le tribunal de Dieu, les menteurs sont les fils du diable autant que les sorciers, les débauchés et les idolâtres. Ne dirait-on pas, en réalité, que certaines formes de langage ou de discours, à propos de l’homme, sont déjà homicides ? N’est-elle pas extraordinaire la phrase de Caïn qui répond effrontément à Dieu : « Suis-je le gardien de la vie de mon frère ? »

Re: Le mensonge et le meurtre

Publié : jeu. 05 déc. 2013, 9:41
par poche
Jean reprend ici les mots que Jésus n’a pas hésiter à employer envers les pharisiens lors de son dernier séjour dans le temple : (Jn 8 44) Vous venez du démon, qui est votre père, et vous cherchez à réaliser les désirs de votre père. Celui-ci, dès le commencement, a voulu la mort de l'homme. Il n'a jamais été dans la vérité, parce qu'il n'y a pas en lui de vérité. Quand il dit le mensonge, il parle selon sa nature propre, parce qu'il est menteur et père du mensonge. »
J’en déduis donc que le meurtre est le résultat final d’une transgression de la vérité.

Ici c'est là que Jésus a prédit sa propre mort. Il pouvait voir la haine que certains Pharisiens avaient pour lui et il a démontré qu'il était Dieu qui pouvait voir à l'intérieur de leurs cœurs.