L'épreuve et la lumière
Publié : sam. 18 juil. 2009, 15:53
Is 53:11- A la suite de l'épreuve endurée par son âme, il verra la lumière et sera comblé.
Pourquoi toujours l'épreuve ? Pourquoi faut-il endurer avant de voir et d'être comblé ? Je répondrai, pour moi-même: parce que mon âme fut autrefois entièrement liée et dépendante de mon corps. Mais c'est le cas de beaucoup d'hommes: les besoins de l'une sont confondues avec les demandes exigeantes de l'autre, et cela, bien qu'un raisonnement éclairé incite à rechercher d'autres dimensions que celles des réalités "physiques" de l'existence.
Il se produit une sorte de conflit profond - je le crois comme Julien Green: le jour où l'on cesse, tout d'un coup, d'être un enfant. A ce moment, un choix devient immédiatement nécessaire, qui se fonde sur la question: QUI SUIS-JE VRAIMENT ?
Pour celui qui répond: je suis mon corps doué d'intelligence, le débat est déjà clos. Mais pour qui répond: "Je ne sais pas"... un grand travail commence. Inévitable et inéluctable. Pour moi, c'est cette quête de vérité qui plonge l'être dans l'épreuve - et d'ailleurs, en ce qui me concerne en tout cas, je n'ai pas eu conscience de mon âme avant qu'elle eût connu une première épreuve. Epreuve gagnée, elle a connu la joie; épreuve perdue, elle a connu la honte - mais dans les deux cas, la conscience éprouvée a manifesté autre chose que les appétits naturels et la recherche de conformité avec le monde... Et c'est parti, il n'y a plus de repos, le besoin de vérité se nourrit de tout et rejette la majeure partie, jusqu'à ce qu'elle rencontre des valeurs universelles, qui s'imposent à tous, que personne, sauf cas de démence, ne saurait éluder.
Je crois enfin qu'à un moment donné, la tension intérieure devient telle que le Christ descend et saisit (pour employer les mots de Simone Weil). Croyez-moi que ce n'est vraiment pas par hasard que les forumeurs se retrouvent ici - même ceux qui jouent aux "trolls", sont en réalité poussés à se remettre en question (mais ne le veulent pas - ce sont eux qui souffrent le plus).
La lumière, oui je l'ai rencontrée. Comme elle brille, comme elle est belle, comme elle est semblable à l'étoile aperçue par les bergers de Noël ! J'ai été comblé, mais juste le temps qu'il fallait pour me remettre en marche. Et je marche et je m'efforce. Je ne parle plus d'épreuve (car le mot fait penser trop à un exercice de volonté) mais d'endurance... en fait, il reste d'aller jusqu'au bout, et pour cela, je prie chaque jour.
Pourquoi toujours l'épreuve ? Pourquoi faut-il endurer avant de voir et d'être comblé ? Je répondrai, pour moi-même: parce que mon âme fut autrefois entièrement liée et dépendante de mon corps. Mais c'est le cas de beaucoup d'hommes: les besoins de l'une sont confondues avec les demandes exigeantes de l'autre, et cela, bien qu'un raisonnement éclairé incite à rechercher d'autres dimensions que celles des réalités "physiques" de l'existence.
Il se produit une sorte de conflit profond - je le crois comme Julien Green: le jour où l'on cesse, tout d'un coup, d'être un enfant. A ce moment, un choix devient immédiatement nécessaire, qui se fonde sur la question: QUI SUIS-JE VRAIMENT ?
Pour celui qui répond: je suis mon corps doué d'intelligence, le débat est déjà clos. Mais pour qui répond: "Je ne sais pas"... un grand travail commence. Inévitable et inéluctable. Pour moi, c'est cette quête de vérité qui plonge l'être dans l'épreuve - et d'ailleurs, en ce qui me concerne en tout cas, je n'ai pas eu conscience de mon âme avant qu'elle eût connu une première épreuve. Epreuve gagnée, elle a connu la joie; épreuve perdue, elle a connu la honte - mais dans les deux cas, la conscience éprouvée a manifesté autre chose que les appétits naturels et la recherche de conformité avec le monde... Et c'est parti, il n'y a plus de repos, le besoin de vérité se nourrit de tout et rejette la majeure partie, jusqu'à ce qu'elle rencontre des valeurs universelles, qui s'imposent à tous, que personne, sauf cas de démence, ne saurait éluder.
Je crois enfin qu'à un moment donné, la tension intérieure devient telle que le Christ descend et saisit (pour employer les mots de Simone Weil). Croyez-moi que ce n'est vraiment pas par hasard que les forumeurs se retrouvent ici - même ceux qui jouent aux "trolls", sont en réalité poussés à se remettre en question (mais ne le veulent pas - ce sont eux qui souffrent le plus).
La lumière, oui je l'ai rencontrée. Comme elle brille, comme elle est belle, comme elle est semblable à l'étoile aperçue par les bergers de Noël ! J'ai été comblé, mais juste le temps qu'il fallait pour me remettre en marche. Et je marche et je m'efforce. Je ne parle plus d'épreuve (car le mot fait penser trop à un exercice de volonté) mais d'endurance... en fait, il reste d'aller jusqu'au bout, et pour cela, je prie chaque jour.