L'Église et la République
L'Église et la République
Bonjour à tous,
J'aimerais connaître quelle est la position de l'Église vis-à vis de la République : est-elle "justifiée" selon le clergé ou bien ce dernier prône t-il un retour à la Monarchie ?
Cette question amène aussi à débattre sur l'affrontement entre les principes dits républicains et les principes chrétiens : exemple la laïcité...
Alors ?
J'aimerais connaître quelle est la position de l'Église vis-à vis de la République : est-elle "justifiée" selon le clergé ou bien ce dernier prône t-il un retour à la Monarchie ?
Cette question amène aussi à débattre sur l'affrontement entre les principes dits républicains et les principes chrétiens : exemple la laïcité...
Alors ?
Re: L'Eglise et la République
Donc le christianisme serait "républicain" ? Pourtant la monarchie "absolue" ne se réclamait-elle pas de droit divin ? L'Eglise à l'époque de Louis XIII et le Cardinal de Richelieu par exemple, était loin de prôner la séparation entre la religion et la politique...
Re: L'Eglise et la République
Bonjour,
C'est en vain que l'on trouverait dans l'Evangile la trace d'une organisation politique préconisée. LEs rapports du christianisme et de la politique constituent un vaste sujet, que je suis incapable de résumer.
Quelques réflexions :
Il me semble que le christianisme n'est ni républicain ni monarchique au sens politique. Le ralliement conseillé des catholiques français à la République n'impliquait pas le reniement des monarchies par les chrétiens dont ils étaient les sujets, hors de France. Du moins, je n'ai pas compris cela.
Jean Borella rappelle néanmoins (http://jean.borella.neuf.fr/christianismeroyaut%E9.htm) les paroles du Christ à Pilate : "tu n'aurais aucun pouvoir s'il ne t'avait été donné d'en haut". Jean XIX, 11.
Il faut sans doute comprendre que la souveraineté, pour le chrétien, n'appartient qu'à Dieu.
Sous l'impulsion du Clergé érudit, la Chrétienté a en quelque sorte reconnu et sublimé l'ancestrale royauté sacrée, ce qui a permis la construction du plus beau des royaumes après celui du Ciel autour de la petite Ile de France, sous les capétiens.
Notez d'ailleurs que même la République naissante, dont les horreurs ont dépassé l'imagination, n'a pas osé couper totalement sa légitimité de l'ordre du divin : les constituants se sont réunis en présence de l'Etre suprême, et ont même tenu à l'écrire. C'est un fait largement méconnu et ensuite occulté, mais toutes les institutions républicaines reposent sur cette première phrase, en tête du Bloc de constitutionnalité. Est-ce que l'Etre suprême est le Dieu d'Abraham ? C'est un autre débat...
Cordialement,
C'est en vain que l'on trouverait dans l'Evangile la trace d'une organisation politique préconisée. LEs rapports du christianisme et de la politique constituent un vaste sujet, que je suis incapable de résumer.
Quelques réflexions :
Il me semble que le christianisme n'est ni républicain ni monarchique au sens politique. Le ralliement conseillé des catholiques français à la République n'impliquait pas le reniement des monarchies par les chrétiens dont ils étaient les sujets, hors de France. Du moins, je n'ai pas compris cela.
Jean Borella rappelle néanmoins (http://jean.borella.neuf.fr/christianismeroyaut%E9.htm) les paroles du Christ à Pilate : "tu n'aurais aucun pouvoir s'il ne t'avait été donné d'en haut". Jean XIX, 11.
Il faut sans doute comprendre que la souveraineté, pour le chrétien, n'appartient qu'à Dieu.
En effet, le pouvoir royal était en France sacré, mais, comme le souligne Borella, sa sacralité n'était pas originellement biblique ou chrétienne. La conception sacrée de la royauté est d'origine paienne, comme l'est la société des trois ordres résumée dans l'institution personnelle royale. Elle nous provient d'Europe centrale, environ 6000 ans avant JC.Snarol a écrit :Donc le christianisme serait "républicain" ? Pourtant la monarchie "absolue" ne se réclamait-elle pas de droit divin ? L'Eglise à l'époque de Louis XIII et le Cardinal de Richelieu par exemple, était loin de prôner la séparation entre la religion et la politique...
Sous l'impulsion du Clergé érudit, la Chrétienté a en quelque sorte reconnu et sublimé l'ancestrale royauté sacrée, ce qui a permis la construction du plus beau des royaumes après celui du Ciel autour de la petite Ile de France, sous les capétiens.
Notez d'ailleurs que même la République naissante, dont les horreurs ont dépassé l'imagination, n'a pas osé couper totalement sa légitimité de l'ordre du divin : les constituants se sont réunis en présence de l'Etre suprême, et ont même tenu à l'écrire. C'est un fait largement méconnu et ensuite occulté, mais toutes les institutions républicaines reposent sur cette première phrase, en tête du Bloc de constitutionnalité. Est-ce que l'Etre suprême est le Dieu d'Abraham ? C'est un autre débat...
Cordialement,
"La foi est une croyance par amour, et l'amour n'argumente pas"
Joseph de Maistre
Joseph de Maistre
Re: L'Eglise et la République
Merci pour ces éclaircissements. Le christianisme ne prône donc pas véritablement une hiérarchisation telle quelle existait durant la Monarchie de "droit divin", mais ce serait finalement la tradition qui aurait fait main basse sur la religion pour chercher à légitimer la continuité de cette hiérarchisation de la société...(désolé si ce n'est pas très clair).
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Re: L'Eglise et la République
La monarchie n'a jamais fait main basse sur la religion, la religion catholique trouvait simplement un véritable appui en la monarchie de droit divin puisqu'en effet le Roi était catholique et soutenait la religion. Le pape lors de la révolution francaise à d'ailleurs affirmé que la monarchie de droit divin était bien le meilleur des régimes.
La république est restée longtemps condamnée par l'Eglise, en effet le peuple n'a pas à etre souverain puisque c'est Dieu qui doit faire les souverains et non le peuple.
Léon XIII à autorisé le ralliement des catholique à la république car il espérait de ce fait que les catholiques arrivent à jouer eux aussi à leur avantage avec les institutions démocratiques. Cela n'a vraiment pas fonctionné. Mais c'est surtout la prolifération des républiques qui à mon sens entraina cette mesure de ralliement.
La république française dont la naissance fut anti cléricale à su continuer dans cette voie en supprimant la religion de la sphère publique et en la reléguant toujours plus.
Pour ma part je considère le ralliement comme une erreur, et une erreur qui nous coute beaucoup...
La république est restée longtemps condamnée par l'Eglise, en effet le peuple n'a pas à etre souverain puisque c'est Dieu qui doit faire les souverains et non le peuple.
Léon XIII à autorisé le ralliement des catholique à la république car il espérait de ce fait que les catholiques arrivent à jouer eux aussi à leur avantage avec les institutions démocratiques. Cela n'a vraiment pas fonctionné. Mais c'est surtout la prolifération des républiques qui à mon sens entraina cette mesure de ralliement.
La république française dont la naissance fut anti cléricale à su continuer dans cette voie en supprimant la religion de la sphère publique et en la reléguant toujours plus.
Pour ma part je considère le ralliement comme une erreur, et une erreur qui nous coute beaucoup...
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Re: L'Eglise et la République
Je suis Belge, la royauté est catholique (tous nos rois sont catholiques pratiquants) et cependant la Belgique est le pays le plus "moderniste" d'Europe. Ce pays est dans le peloton de tête de "la modernité": lois sur l'avortement, sur l'euthanasie, sur le mariage homosexuel, sur l'adoption homosexuelle, sur les discriminations raciales dans les emplois, sur la prostitution volontaire, etc. Les rois chez nous ne peuvent rien de plus que signer les lois.... un seul fit opposition, mais son procès de béatification attendra encore longtemps...vobisangelicum a écrit :La
Léon XIII à autorisé le ralliement des catholique à la république car il espérait de ce fait que les catholiques arrivent à jouer eux aussi à leur avantage avec les institutions démocratiques. Cela n'a vraiment pas fonctionné. Mais c'est surtout la prolifération des républiques qui à mon sens entraina cette mesure de ralliement.
La république française dont la naissance fut anti cléricale à su continuer dans cette voie en supprimant la religion de la sphère publique et en la reléguant toujours plus.
Pour ma part je considère le ralliement comme une erreur, et une erreur qui nous coute beaucoup...
L'immense émotion suscitée par le décès du roi Baudouin, en 1993, avait fait naître au sein de la population belge le souhait d'une canonisation du défunt souverain. Aujourd'hui, 15 ans après sa mort, "rien n'est exclu mais ce n'est pas à l'ordre du jour dans l'immédiat", a déclaré Eric de Beukelaer, porte-parole des Evêques de Belgique. A ce jour, aucun souverain belge n'a encore été canonisé.
Densité spirituelle
Le roi Baudouin était un chrétien remarquable qui a mené une vie exemplaire, a expliqué M. de Beukelaer. "Pour beaucoup de Belges, il a une densité spirituelle hors du commun, une qualité de présence forte", a-t-il poursuivi. Sa canonisation n'est pas exclue mais elle ne se fait pas sur l'émotion du moment, il faut laisser le temps au temps, précise Eric de Beukelaer.
Béatification
Aucune procédure officielle n'est en cours. Avant la canonisation, il y a l'étape de la béatification et le processus passe par Rome. "Nous n'en sommes pas là. Cela se fait rarement dans l'immédiat", a-t-il expliqué en citant l'exemple du père Damien, dont la canonisation imminente intervient plus de cent ans après sa mort.
Témoignages
Si la population et/ou des personnes au sein de l'Eglise continuent à émettre des témoignages, entre autres, selon lesquels l'image spirituelle du roi Baudouin les aide à vivre, alors des dossiers sont constitués au niveau des évêques de Belgique ou des communautés locales, avant d'être transmis à Rome. C'est à l'Eglise qu'il revient de décider de la canonisation d'une personne après une longue maturation, sur base notamment des témoignages rassemblés.
Processus lent
En général, la canonisation intervient lorsque la génération parmi laquelle la personne en question a vécu est décédée. "Nous sommes dans des phases exploratoires d'un processus lent", a souligné Eric de Beukelaer. Et de conclure: "Rendez-vous dans un demi siècle ou un siècle". (belga/7sur7)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: L'Eglise et la République
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Bonjour,
Le NT nous demande d'être soumis aux autorités (lesquelles sont établies par Dieu), et de prier pour elles. Sans autre précision sur ces autorités.
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Bonjour,
Le NT nous demande d'être soumis aux autorités (lesquelles sont établies par Dieu), et de prier pour elles. Sans autre précision sur ces autorités.
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Re: L'Eglise et la République
Car la monarchie est parlementaire ! Le roi n'est que le jouet du parlement ! Dans une monarchie absolue, ou même constitutionnelle ça ne se passerait pas comme ça !Je suis Belge, la royauté est catholique (tous nos rois sont catholiques pratiquants) et cependant la Belgique est le pays le plus "moderniste" d'Europe.
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Re: L'Eglise et la République
Je suis bien d'accord, le terme monarchie pour la Belgique me parait abusif, c'est plus une république couronnée, le Roi n'a qu'un droit: fermer sa G...
Les monarchies avec un pouvoir relativement fort comme le Liechtenstein sont des vrais monarchies. Ne me dites pas que c'est petit et que ce n est pas possible, on disait la même chose sous Louis XIV de la démocratie en regardant les mini-républiques. Et puis surtout rien d'impossible à Dieu
Les monarchies avec un pouvoir relativement fort comme le Liechtenstein sont des vrais monarchies. Ne me dites pas que c'est petit et que ce n est pas possible, on disait la même chose sous Louis XIV de la démocratie en regardant les mini-républiques. Et puis surtout rien d'impossible à Dieu
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Re: L'Eglise et la République
Si, c'est clair, et ça me paraît un bon résumé.Snarol a écrit :Merci pour ces éclaircissements. Le christianisme ne prône donc pas véritablement une hiérarchisation telle quelle existait durant la Monarchie de "droit divin", mais ce serait finalement la tradition qui aurait fait main basse sur la religion pour chercher à légitimer la continuité de cette hiérarchisation de la société...(désolé si ce n'est pas très clair).
Re: L'Eglise et la République
On peut aisément voir l'influence de Dieu dans une monarchie où le pouvoir n'est pas une pâture mais un héritage, mais peut-on vraiment dire que la IIIème république ait été voulue par Dieu ?gerardh a écrit : Bonjour,
Le NT nous demande d'être soumis aux autorités (lesquelles sont établies par Dieu), et de prier pour elles. Sans autre précision sur ces autorités.
Dans une république, Dieu, tout en respectant notre liberté, a une marge de manœuvre très limitée... Le pouvoir est instable, livré aux calculs et aux machinations humaines, envié par des gens peu chrétiens pour la plupart... Faire la volonté de Dieu est bien le dernier de leurs soucis... Quant bien même des chrétiens parviendraient au pouvoir, un soudage foireux, un peu de bourrage de crâne médiatique et aux prochaines élections c'est fini !
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Re: L'Eglise et la République
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Bonjour Harfang
Romains 13, 1-2 : Que toute âme se soumette aux autorités qui sont au-dessus d’elle ; car il n’existe pas d’autorité, si ce n’est de par Dieu ; et celles qui existent sont ordonnées de Dieu ; de sorte que celui qui résiste à l’autorité résiste à l’ordonnance de Dieu ; et ceux qui résistent feront venir un jugement sur eux-mêmes.
Tite 3,1 : Rappelle-leur d’être soumis aux principautés [ou magistrats] et aux autorités, d’être obéissants, d’être prêts à toute bonne œuvre
1 Pierre 2, 13-14 : Soyez donc soumis à tout ordre humain pour l’amour du Seigneur, soit au roi comme étant au-dessus de tous, soit aux gouverneurs comme à ceux qui sont envoyés de sa part pour punir ceux qui font le mal et pour louer ceux qui font le bien.
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Bonjour Harfang
Romains 13, 1-2 : Que toute âme se soumette aux autorités qui sont au-dessus d’elle ; car il n’existe pas d’autorité, si ce n’est de par Dieu ; et celles qui existent sont ordonnées de Dieu ; de sorte que celui qui résiste à l’autorité résiste à l’ordonnance de Dieu ; et ceux qui résistent feront venir un jugement sur eux-mêmes.
Tite 3,1 : Rappelle-leur d’être soumis aux principautés [ou magistrats] et aux autorités, d’être obéissants, d’être prêts à toute bonne œuvre
1 Pierre 2, 13-14 : Soyez donc soumis à tout ordre humain pour l’amour du Seigneur, soit au roi comme étant au-dessus de tous, soit aux gouverneurs comme à ceux qui sont envoyés de sa part pour punir ceux qui font le mal et pour louer ceux qui font le bien.
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Re: L'Eglise et la République
Bonjour Gerardh,
L'Eglise autorise les personnes à désapprouver les gouvernements lorsqu'ils vont dans un sens contraire à la loi divine. La république n'a que faire de Dieu... elle l'a d'ailleurs confiné.
Dois je vous rappeler que la république est née dans le sang des catholiques ?
Dois je vous rappeler que les catholiques ont été mis hors la loi par la république ?
http://www.canalacademie.fr/spip.php?article381
L'Eglise autorise les personnes à désapprouver les gouvernements lorsqu'ils vont dans un sens contraire à la loi divine. La république n'a que faire de Dieu... elle l'a d'ailleurs confiné.
Dois je vous rappeler que la république est née dans le sang des catholiques ?
Dois je vous rappeler que les catholiques ont été mis hors la loi par la république ?
http://www.canalacademie.fr/spip.php?article381
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Re: L'Eglise et la République
gerardh a écrit :
Bonjour Harfang
Romains 13, 1-2 : Que toute âme se soumette aux autorités qui sont au-dessus d’elle ; car il n’existe pas d’autorité, si ce n’est de par Dieu ; et celles qui existent sont ordonnées de Dieu ; de sorte que celui qui résiste à l’autorité résiste à l’ordonnance de Dieu ; et ceux qui résistent feront venir un jugement sur eux-mêmes.
Tite 3,1 : Rappelle-leur d’être soumis aux principautés [ou magistrats] et aux autorités, d’être obéissants, d’être prêts à toute bonne œuvre
1 Pierre 2, 13-14 : Soyez donc soumis à tout ordre humain pour l’amour du Seigneur, soit au roi comme étant au-dessus de tous, soit aux gouverneurs comme à ceux qui sont envoyés de sa part pour punir ceux qui font le mal et pour louer ceux qui font le bien.
Hum... dans ce cas les révolutionnaires qui ont détruit la monarchie ont fait quelque chose d'illégitime puisqu'ils se sont attaqués à l'ordre établi par Dieu, donc la révolution est illégitime et la république aussi ! CQFD !
Autre remarque: que dire de Rome qui a condamné pendant longtemps la république, le Pape n'aurait-il pas lu ce passage du NT ?
Alors certes ! Léon XIII prône le ralliement à la république, mais ce n'est pas une manœuvre qui vise à condamner la monarchie mais plutôt pour intégrer les catholiques au nouvel ordre de façon qu'ils puissent agir, parce que condamner la république ce n'était pas très bon pour qu'ils participent à la vie politique, enfin... je pense que c'est pour ça.
Alors bon, se plier aux autorités je n'ai aucun problème avec ça... quand celles-ci sont légitimes... Si les autorités agissent contre la morale et contre la foi, il est normal de réagir en conséquence.
Ah, merci pour le lien ! Jean Sévillia je suis devenu fan ! Je compte d'ailleurs me l'acheter ce livre !
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gerardh
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Re: L'Eglise et la République
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Hello vobisangelicum et Harfang,
La Bible est claire. Il convient d'être soumis aux autorités. Il n'y a qu'une seule restriction et elle est de taille : "il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes" (Actes 5). Si ces autorités nous demandent de faire quelque chose contraire à l'évangile, il ne faut pas obéir.
Sinon, c'est Dieu qui établit et permet les pouvoirs, même les plus fâcheux, attendu que sa rétribution viendra tôt ou tard en jugement. Nous sommes appelés à prier pour nos autorités quelles qu'elles soient, tant pour leurs âmes que pour leurs décisions. bien sur le contenu de nos prières sera différent selon que ces autorités nous sont ou non favorables.
Le chrétien, qui est un citoyen des cieux, n'a pas à se préoccuper de savoir s'il vit sur terre sous une ryauté, une république ou même une dictature.
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Hello vobisangelicum et Harfang,
La Bible est claire. Il convient d'être soumis aux autorités. Il n'y a qu'une seule restriction et elle est de taille : "il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes" (Actes 5). Si ces autorités nous demandent de faire quelque chose contraire à l'évangile, il ne faut pas obéir.
Sinon, c'est Dieu qui établit et permet les pouvoirs, même les plus fâcheux, attendu que sa rétribution viendra tôt ou tard en jugement. Nous sommes appelés à prier pour nos autorités quelles qu'elles soient, tant pour leurs âmes que pour leurs décisions. bien sur le contenu de nos prières sera différent selon que ces autorités nous sont ou non favorables.
Le chrétien, qui est un citoyen des cieux, n'a pas à se préoccuper de savoir s'il vit sur terre sous une ryauté, une république ou même une dictature.
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