Sans la concupiscence...
Publié : ven. 29 mai 2009, 12:51
A la sortie de la messe ce matin, je voyais le ciel redevenu clair et je songeais: sans la concupiscence, que de péchés en moins, que de beauté en plus !
Sans la concupiscence, l'amour humain retrouverait ses belles lettres et il ne resterait que des couples vivant moins la recherche du bonheur personnel que l'accomplissement de l'amour: les enfants, non seulement en bas âge, mais aussi les adolescents, ressentiraient la force de cet exemple et seraient rassurés.
Sans la concupiscence, les âmes ne chercheraient pas tant de substituts malsains au vrai bonheur qui est de chercher Dieu chaque jour. Hélas, tant d'hommes et de femmes n'atteignent pas la quarantaine sans avoir cédé à des appétits de fêtes continuelles - qui en ont conduit combien à l'esclavage de l'alcool (pour ne citer que l'alcool).
Sans la concupiscence, l'avarice ne saurait pas creuser des racines. Tout comme le mot "concupiscence", l'attitude de l'avare n'est plus guère dénoncée alors que la simple "crainte de venir à manquer" est déjà un désordre à l'égard de l'amour de Dieu aussi bien que de l'amour du prochain.
Sans la concupiscence, les sociétés n'inventeraient pas des mots nouveaux pour traduire de manière "neutre" des situations intolérables et des manipulations dangereuses. Quand la misère n'est plus que l'état où se trouvent les "moins favorisés", il n'y a plus, du point de vue des politiques, ni pauvreté, ni misère, mais un simple problème de gestion.
Sans la concupiscence, en définitive, l'homme n'aurait jamais déclaré la "mort de Dieu". C'était déjà assez avec cette "carence" fondamentale, qui poursuit l'homme depuis Adam et Eve, sans instaurer la tyrannie de la "réussite par soi-même", car vivre hors de Dieu, c'est se condamner à tout réussir sans lui, ce qui veut dire: tomber tôt ou tard dans le malheur.
Je me suis demandé comment le mot de concupiscence m'était venu à l'esprit. Je pense que c'est parce que le mot est long et plus pesant que le mot "envie". Une envie peut apparaître et être chassée, mais la concupiscence parle d'un état malheureux de l'être, d'un marais dans lequel on met un jour les pieds sans vouloir sentir qu'on s'y enfonce...
Wikipedia donne cette définition: la concupiscence est un terme qui désigne, dans la théologie chrétienne, le penchant à jouir des biens terrestres soit, de manière plus générale, le désir des plaisirs sensuels.
Seigneur, je voudrais te dire encore toute la joie de ma conversion, état de céleste gloire de pauvreté, joie qui vient de toi, relève, soulève, et puis emporte dans e grand vent de la Pentecôte ! ....
Sans la concupiscence, l'amour humain retrouverait ses belles lettres et il ne resterait que des couples vivant moins la recherche du bonheur personnel que l'accomplissement de l'amour: les enfants, non seulement en bas âge, mais aussi les adolescents, ressentiraient la force de cet exemple et seraient rassurés.
Sans la concupiscence, les âmes ne chercheraient pas tant de substituts malsains au vrai bonheur qui est de chercher Dieu chaque jour. Hélas, tant d'hommes et de femmes n'atteignent pas la quarantaine sans avoir cédé à des appétits de fêtes continuelles - qui en ont conduit combien à l'esclavage de l'alcool (pour ne citer que l'alcool).
Sans la concupiscence, l'avarice ne saurait pas creuser des racines. Tout comme le mot "concupiscence", l'attitude de l'avare n'est plus guère dénoncée alors que la simple "crainte de venir à manquer" est déjà un désordre à l'égard de l'amour de Dieu aussi bien que de l'amour du prochain.
Sans la concupiscence, les sociétés n'inventeraient pas des mots nouveaux pour traduire de manière "neutre" des situations intolérables et des manipulations dangereuses. Quand la misère n'est plus que l'état où se trouvent les "moins favorisés", il n'y a plus, du point de vue des politiques, ni pauvreté, ni misère, mais un simple problème de gestion.
Sans la concupiscence, en définitive, l'homme n'aurait jamais déclaré la "mort de Dieu". C'était déjà assez avec cette "carence" fondamentale, qui poursuit l'homme depuis Adam et Eve, sans instaurer la tyrannie de la "réussite par soi-même", car vivre hors de Dieu, c'est se condamner à tout réussir sans lui, ce qui veut dire: tomber tôt ou tard dans le malheur.
Je me suis demandé comment le mot de concupiscence m'était venu à l'esprit. Je pense que c'est parce que le mot est long et plus pesant que le mot "envie". Une envie peut apparaître et être chassée, mais la concupiscence parle d'un état malheureux de l'être, d'un marais dans lequel on met un jour les pieds sans vouloir sentir qu'on s'y enfonce...
Wikipedia donne cette définition: la concupiscence est un terme qui désigne, dans la théologie chrétienne, le penchant à jouir des biens terrestres soit, de manière plus générale, le désir des plaisirs sensuels.
Seigneur, je voudrais te dire encore toute la joie de ma conversion, état de céleste gloire de pauvreté, joie qui vient de toi, relève, soulève, et puis emporte dans e grand vent de la Pentecôte ! ....