Pardon divin, mortel.
Publié : mer. 06 mai 2009, 13:11
Bonjour à tout le monde,
J'ai l'impression que quelque chose de très étrange et de très nécessaire (déterminé) arrive à l'insu des catholiques dans le jour et sur la place publique occidentale, depuis disons au moins la fin de la seconde guerre mondiale, et qui tourne autour du concept chrétien de pardon.
J'aimerais dire ce que j'en pense disons déja dans l'expérience. Si la confession sera toujours milles fois plus efficace et efficiente qu'une psychothérapie c'est que le pardon y est pur n'est ce pas ? En ayant déja demandé pardon à Dieu avant la confession ou son opération, grace à son fils je me suis déja transformé, j'ai déja assumé ma chair mortelle et je veux répondre devant celui qui aiment et embrassent l'humanité, j'assume son infinie bonté et mon infinie "vocation" au péché, mes fautes m'apparaissent clairement sans pouvoir distinguer qui était le lésé de l'histoire si ce n'est Dieu. Si je suis prêt à être pardonner selon ces conditions, Dieu PEUT m'accorder le pardon, à travers l'institution et des articles de foi. Il n'y a qu'en lui que l'humanité peut pardonner, puisque Dieu a une raison de pardonner comme valeur absolue.
Je veux dire que la pure croyance (celle qui s'interdit ou se libère de tout savoir) est requise pour que ce pardon ne soit pas une sorte d'auto-pardon.
Or, vous savez que notre droit est imprégné avant tout de droit romain, qu'une conception de l'Etat souverain comme du prochain détermine nos relations internationales. Depuis 60 ans donc, on ne compte plus les demandes en pardon/organisation du pardon faite par des personnes ultra publiques a des communautés entières massacrés, ou autre violences. Et toujours, en direction d'une normalisation, d'une réconciliation mais interessé, commerciale, politique, etc... L'exemple récent de Ségo est exemplaire. On sait que ce mouvement s'accompagne d'un besoin et d'une capacité de mémoire, mais forcément aussi de la ré-immanentisation de la vie humaine par la DDHC, foncièrement non chrétienne. La société s'étant laïcisé, on retrouve cette scène chrétienne d'une demande en pardon à une personne déja transformé et dont l'acte du pardon peut sembler automatique (en Dieu à cette condition), avec un rejet total de la croyance en christ qui permet la transformation. Il n'y a que Dieu qui peut légitimement organiser l'oubli de la violence, Abraham n'est pas un criminel.
Il faut désormais dire que ce problème vient de nous et est très puissant, en ce que par exemple l'idiome latin de cette scène est devenu l'idiome du droit international. Les asiatiques ou les africains ne connnaissent originairement ou religieusement rien de la sorte. Sans christ et Dieu unique d'amour, pour avoir une raison de pardonner, il faut soit etre la victime vivante, soit le pouvoir divinement légitime, la transformation intérieure de la croyance n'était pas requise. Le pardon était plus pragmatique si on veut, au fond pardon ne se traduisait pas pareil, il apparaissait moins automatique (aucune critique biensur, cette automaticité est la conséquence d'une personne bien transformé). Un pardon chrétien ne se demande, publiquement surtout, que si l'accusé à entamer une vrai transformation en Dieu, si celle ci est impossible car le pardon est intéressé, que "l'échange" (anéconomique, inconditionnel, non narcissique quoi si on veut) ne se passe pas véritablement entre soi et Dieu, et puisqu'il est possible pour Dieu que le péché soit impardonnable, personne ne peut affimer le pardon, pas meme l'église. D'ou le besoin d'une certaine formalisation très très signifiante pour le chrétien, catholique surtout.
En réalité et en dehors de l'église on confond bien souvent le pardon et des termes du droit proche comme amnistie, prescription, peine exécutée, comme quand on dit "il a payé sa dette à la société". Car cette société doit assumer d'être humaine pour laique et religieux, s'il a payé c'est qu'on ne l'embêtera plus, mais rien ne doit dire que le jugement était la vérité, il doit toujours se dire simplement "le plus véritable possible", et on peut toujours réviser un procès, comme il existe des présomptions, des imprescriptibilité... La société doit rester une valeur pour etre vertueuse, elle doit etre responsable, cela met tout le monde d'accord. Un vrai laïque devrait assumer son interet et dire qu'en rien il aurait des raisons pré éxistantes à demander pardon, ce qui vient après le se donner les moyens de l'etre. Le cas de Ségo est intéressant et actuel, quelque part j'aime qu'elle sente le besoin en elle de demander pardon, en plus évidemment qu'un président engage toujours plus qu'une personne privée, mais en organisant son pardon à des fins politiques, on a le droit de lui rappeler que quelque part la France est responsable d'une non rentré de l'afrique dans l'histoire... Et cela ne m'etonnerait pas que les africains et pris cela pour de la condescendance, alors que quelque part je partage une figure du pardon avec Ségo, en dehors de mes choix politiques.
Bref le pardon devrait rester exceptionnel, comme quelque chose qui interrompt le temps, à l'epreuve de l'impossible. Seul celui qui a les moyens absolu de pardonner peut pardonner, c'est à dire que c'est en le lèsant qu'on commet un impardonnable, et que si on le prend en soi comme tel, peut etre serons nous pardonner.
Cette critique est à mon avis très salutaire et responsable pour un chrétien, et en général je vois beaucoup d'anticléricalisme qui refoule la religion, et je vois aussi des religieux se fermant à toute laïcisation. Ca reste la marche de l'histoire, lente, progressive, responsable, pour l'église, qui a donc besoin de tradition, mais qui doit faire quand meme attention a ne pas faire dire à la tradition que la tradition ne serait etre interprété, ce qui est un non sens. Car c'est sur ses ressources que l'on se pardonne convulsivement et sans etat d'ame en dehors de la religion croit on, dans la politique etc.. : sacralité de la vie humaine sans croyance en la vie humaine, et donc des discours qui petit à petit blesse celui qui ne pardonne pas, Dieu donc le mort et ceux qu'il laisse comme victime. Et puis discours qui autorisent un pouvoir divin qui ne doit pas etre celui du droit ou de la psychologie ou de la politique, un pouvoir exorbitant qui permet quand les choses tourne mal de continuer à faire le mal. Qu'ils comprennent que nous avons les meme buts, mais que faire sien le pardon chrétien dans le droit ou les relations internationales est une énorme charge de responsabilité, que s'il n'est pas assumé alors le pardon perd tout son sens moral et beau. Qui plus est comme à l'origine de tout, le péché mortel existera toujours pour Dieu.
J'ai l'impression que quelque chose de très étrange et de très nécessaire (déterminé) arrive à l'insu des catholiques dans le jour et sur la place publique occidentale, depuis disons au moins la fin de la seconde guerre mondiale, et qui tourne autour du concept chrétien de pardon.
J'aimerais dire ce que j'en pense disons déja dans l'expérience. Si la confession sera toujours milles fois plus efficace et efficiente qu'une psychothérapie c'est que le pardon y est pur n'est ce pas ? En ayant déja demandé pardon à Dieu avant la confession ou son opération, grace à son fils je me suis déja transformé, j'ai déja assumé ma chair mortelle et je veux répondre devant celui qui aiment et embrassent l'humanité, j'assume son infinie bonté et mon infinie "vocation" au péché, mes fautes m'apparaissent clairement sans pouvoir distinguer qui était le lésé de l'histoire si ce n'est Dieu. Si je suis prêt à être pardonner selon ces conditions, Dieu PEUT m'accorder le pardon, à travers l'institution et des articles de foi. Il n'y a qu'en lui que l'humanité peut pardonner, puisque Dieu a une raison de pardonner comme valeur absolue.
Je veux dire que la pure croyance (celle qui s'interdit ou se libère de tout savoir) est requise pour que ce pardon ne soit pas une sorte d'auto-pardon.
Or, vous savez que notre droit est imprégné avant tout de droit romain, qu'une conception de l'Etat souverain comme du prochain détermine nos relations internationales. Depuis 60 ans donc, on ne compte plus les demandes en pardon/organisation du pardon faite par des personnes ultra publiques a des communautés entières massacrés, ou autre violences. Et toujours, en direction d'une normalisation, d'une réconciliation mais interessé, commerciale, politique, etc... L'exemple récent de Ségo est exemplaire. On sait que ce mouvement s'accompagne d'un besoin et d'une capacité de mémoire, mais forcément aussi de la ré-immanentisation de la vie humaine par la DDHC, foncièrement non chrétienne. La société s'étant laïcisé, on retrouve cette scène chrétienne d'une demande en pardon à une personne déja transformé et dont l'acte du pardon peut sembler automatique (en Dieu à cette condition), avec un rejet total de la croyance en christ qui permet la transformation. Il n'y a que Dieu qui peut légitimement organiser l'oubli de la violence, Abraham n'est pas un criminel.
Il faut désormais dire que ce problème vient de nous et est très puissant, en ce que par exemple l'idiome latin de cette scène est devenu l'idiome du droit international. Les asiatiques ou les africains ne connnaissent originairement ou religieusement rien de la sorte. Sans christ et Dieu unique d'amour, pour avoir une raison de pardonner, il faut soit etre la victime vivante, soit le pouvoir divinement légitime, la transformation intérieure de la croyance n'était pas requise. Le pardon était plus pragmatique si on veut, au fond pardon ne se traduisait pas pareil, il apparaissait moins automatique (aucune critique biensur, cette automaticité est la conséquence d'une personne bien transformé). Un pardon chrétien ne se demande, publiquement surtout, que si l'accusé à entamer une vrai transformation en Dieu, si celle ci est impossible car le pardon est intéressé, que "l'échange" (anéconomique, inconditionnel, non narcissique quoi si on veut) ne se passe pas véritablement entre soi et Dieu, et puisqu'il est possible pour Dieu que le péché soit impardonnable, personne ne peut affimer le pardon, pas meme l'église. D'ou le besoin d'une certaine formalisation très très signifiante pour le chrétien, catholique surtout.
En réalité et en dehors de l'église on confond bien souvent le pardon et des termes du droit proche comme amnistie, prescription, peine exécutée, comme quand on dit "il a payé sa dette à la société". Car cette société doit assumer d'être humaine pour laique et religieux, s'il a payé c'est qu'on ne l'embêtera plus, mais rien ne doit dire que le jugement était la vérité, il doit toujours se dire simplement "le plus véritable possible", et on peut toujours réviser un procès, comme il existe des présomptions, des imprescriptibilité... La société doit rester une valeur pour etre vertueuse, elle doit etre responsable, cela met tout le monde d'accord. Un vrai laïque devrait assumer son interet et dire qu'en rien il aurait des raisons pré éxistantes à demander pardon, ce qui vient après le se donner les moyens de l'etre. Le cas de Ségo est intéressant et actuel, quelque part j'aime qu'elle sente le besoin en elle de demander pardon, en plus évidemment qu'un président engage toujours plus qu'une personne privée, mais en organisant son pardon à des fins politiques, on a le droit de lui rappeler que quelque part la France est responsable d'une non rentré de l'afrique dans l'histoire... Et cela ne m'etonnerait pas que les africains et pris cela pour de la condescendance, alors que quelque part je partage une figure du pardon avec Ségo, en dehors de mes choix politiques.
Bref le pardon devrait rester exceptionnel, comme quelque chose qui interrompt le temps, à l'epreuve de l'impossible. Seul celui qui a les moyens absolu de pardonner peut pardonner, c'est à dire que c'est en le lèsant qu'on commet un impardonnable, et que si on le prend en soi comme tel, peut etre serons nous pardonner.
Cette critique est à mon avis très salutaire et responsable pour un chrétien, et en général je vois beaucoup d'anticléricalisme qui refoule la religion, et je vois aussi des religieux se fermant à toute laïcisation. Ca reste la marche de l'histoire, lente, progressive, responsable, pour l'église, qui a donc besoin de tradition, mais qui doit faire quand meme attention a ne pas faire dire à la tradition que la tradition ne serait etre interprété, ce qui est un non sens. Car c'est sur ses ressources que l'on se pardonne convulsivement et sans etat d'ame en dehors de la religion croit on, dans la politique etc.. : sacralité de la vie humaine sans croyance en la vie humaine, et donc des discours qui petit à petit blesse celui qui ne pardonne pas, Dieu donc le mort et ceux qu'il laisse comme victime. Et puis discours qui autorisent un pouvoir divin qui ne doit pas etre celui du droit ou de la psychologie ou de la politique, un pouvoir exorbitant qui permet quand les choses tourne mal de continuer à faire le mal. Qu'ils comprennent que nous avons les meme buts, mais que faire sien le pardon chrétien dans le droit ou les relations internationales est une énorme charge de responsabilité, que s'il n'est pas assumé alors le pardon perd tout son sens moral et beau. Qui plus est comme à l'origine de tout, le péché mortel existera toujours pour Dieu.