Symbolisme et art sacré
Publié : mer. 18 mars 2009, 17:11
Le fil sur la franc-maçonnerie s'étant clos, je n'ai pu répondre à francmac : concernant le prétendu message ésotérique des cathédrales plus ou moins toléré et compris par le clergé médiéval, rappelons que les thèses de Fulcanelli dataient déjà beaucoup dans ma jeunesse (années 60). Pour avoir eu la "pratique quotidienne" de l'image médiévale et de ses sources archivistiques je sais que le grand public, émoustillé par de pseudos émissions historiques se montre toujours friand de ces balivernes ! Emile Mâle et bien d'autres médiévistes iconographes ont su (depuis une centaine d'années déjà !) démontrer que les prétendues scènes alchimiques ou ésotériques relevaient du symbolisme chrétien le plus ancien. Le sens de beaucoup d'images (s'alimentant aux sermonnaires, bestiaires, vies de saints ou à des sources patristiques plus consistantes) est ainsi réapparu en pleine lumière : tel vitrail "symbolique" de Sens ou de Bourges n'est que l'illustration d'une méditation, d'un sermon, d'un passage biblique, d'une vertu...
Rappelons également que les images maçonniques des XVIII-XIXème siècle n'ont aucune filiation prouvée et fiable avec le compagnonnage médiéval qui établissait ses "loges" de chantier au pied des édifices en construction. Tout le folklore qui veut faire entendre qu'un message ésotérique inscrit dans la pierre remonte aux bâtisseurs du Temple de Salomon fait fi de la réalité et du contenu d'images authentiquement chrétiennes.
Pour être passé quotidiennement dans la rue Mahler (3ème arrondissement, près de la rue des Rosiers), j'ai souvent songé aux "têtes-à-vent" du XVIIIème s. et à la belle amie de Marie-Antoinette, la Princesse de Lamballe, Franc-Maçonne dont la tête fut sciée sur une borne voisine de la prison de la Force (il subsiste un piédroit de la porte de la prison jouxtant la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris). Le Maçonnisme des Lumières, répandu dans l'aristocratie et chez tant d'autres philanthropes rêvant au bonheur de l'humanité, je le connais (c'est tout de même à une concubine royale, la Pompadour et à sa mainmise sur l'esprit du Roi qu'on doit l'expulsion des Jésuites et l'autorisation de L'Encyclopédie.)
Lorsque le Maçon Benjamin Francklin vient à Paris en 1777 réclamer des subsides à Louis XVI pour la Guerre d'Indépendance (en propageant au passage l'habituel discours philosophique contre l'obscurantisme) il déclenche (sans le savoir ?) la catastrophe financière qui précipitera la chûte de l'Ancien Régime.
Enfin, concernant le symbolisme de "L'Etoile du Matin" (Lucifer) portant le Flambeau éclairant le Monde Nouveau, il est en parfaite antinomie avec l'humble Lumière christique rayonnant dans la crèche de la Nuit de Noël : lumière intérieure, douce, chaleureuse parce que naissant de la source enflammée du Coeur du Christ. Mais ce message trop clair de l'Incarnation d'un Dieu fragile ne séduira jamais ceux qu'éblouit le clinquant des Lumières de l'esprit d'orgueil...
Rappelons également que les images maçonniques des XVIII-XIXème siècle n'ont aucune filiation prouvée et fiable avec le compagnonnage médiéval qui établissait ses "loges" de chantier au pied des édifices en construction. Tout le folklore qui veut faire entendre qu'un message ésotérique inscrit dans la pierre remonte aux bâtisseurs du Temple de Salomon fait fi de la réalité et du contenu d'images authentiquement chrétiennes.
Pour être passé quotidiennement dans la rue Mahler (3ème arrondissement, près de la rue des Rosiers), j'ai souvent songé aux "têtes-à-vent" du XVIIIème s. et à la belle amie de Marie-Antoinette, la Princesse de Lamballe, Franc-Maçonne dont la tête fut sciée sur une borne voisine de la prison de la Force (il subsiste un piédroit de la porte de la prison jouxtant la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris). Le Maçonnisme des Lumières, répandu dans l'aristocratie et chez tant d'autres philanthropes rêvant au bonheur de l'humanité, je le connais (c'est tout de même à une concubine royale, la Pompadour et à sa mainmise sur l'esprit du Roi qu'on doit l'expulsion des Jésuites et l'autorisation de L'Encyclopédie.)
Lorsque le Maçon Benjamin Francklin vient à Paris en 1777 réclamer des subsides à Louis XVI pour la Guerre d'Indépendance (en propageant au passage l'habituel discours philosophique contre l'obscurantisme) il déclenche (sans le savoir ?) la catastrophe financière qui précipitera la chûte de l'Ancien Régime.
Enfin, concernant le symbolisme de "L'Etoile du Matin" (Lucifer) portant le Flambeau éclairant le Monde Nouveau, il est en parfaite antinomie avec l'humble Lumière christique rayonnant dans la crèche de la Nuit de Noël : lumière intérieure, douce, chaleureuse parce que naissant de la source enflammée du Coeur du Christ. Mais ce message trop clair de l'Incarnation d'un Dieu fragile ne séduira jamais ceux qu'éblouit le clinquant des Lumières de l'esprit d'orgueil...