Stérilité accidentelle, veuvage, et remariage

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antoine93
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Stérilité accidentelle, veuvage, et remariage

Message non lu par antoine93 »

Si on en croit cette règle : "une femme stérile ne peut se marier car elle ne peut faire d'enfants"

Cela suppose qu'une femme ménopausée, ou ayant subi une hystérectomie, ne peut se marier non plus.

Supposons que par exemple, une femme de 25 ans subit une hystérectomie, et perd son mari quelques mois plus tard. Peut-elle alors se remarier ?

(et d'ailleurs, que diriez-vous à telle femme ?)
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Raistlin
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Re: Stérilité accidentelle, veuvage, et remariage

Message non lu par Raistlin »

antoine93 a écrit :Si on en croit cette règle : "une femme stérile ne peut se marier car elle ne peut faire d'enfants"
Elle sort d'où cette règle ? :sonne:

Pourriez-vous nous citer le ou les textes du Magistère concernés ?

Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
antoine93
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Re: Stérilité accidentelle, veuvage, et remariage

Message non lu par antoine93 »

Raistlin a écrit :
antoine93 a écrit :Si on en croit cette règle : "une femme stérile ne peut se marier car elle ne peut faire d'enfants"
Elle sort d'où cette règle ? :sonne:

Pourriez-vous nous citer le ou les textes du Magistère concernés ?

Cordialement,
Je n'ai aucune référence précise (désolé), mais je sais qu'on se marie "dans le but d'avoir des enfants", et que si l'on ne peut en avoir, il est interdit de se marier (sauf erreur).
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Raistlin
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Re: Stérilité accidentelle, veuvage, et remariage

Message non lu par Raistlin »

Alors, ce que dit le code de droit canonique :
Code de droit canonique a écrit :Can. 1084 §3 La stérilité n'empêche ni ne dirime le mariage, restant sauves les dispositions du can. 1098
L'Église catholique n'interdit donc pas le mariage aux personnes stériles.

Cordialement,
Dernière modification par Christophe le ven. 19 déc. 2008, 14:14, modifié 1 fois.
Raison : Référence du CIC corrigée
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zélie
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Re: Stérilité accidentelle, veuvage, et remariage

Message non lu par zélie »

antoine93 a écrit :Supposons que par exemple, une femme de 25 ans subit une hystérectomie, et perd son mari quelques mois plus tard.
Ah, le bonheur que vous supposez aux femmes, c'est touchant de simplicité! :-D

antoine93 a écrit :(et d'ailleurs, que diriez-vous à telle femme ?)
Sans rire, vous lui diriez quoi, à une telle femme?

:)
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Christophe
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Re: Stérilité accidentelle, veuvage, et remariage

Message non lu par Christophe »

antoine93 a écrit :Supposons que par exemple, une femme de 25 ans subit une hystérectomie, et perd son mari quelques mois plus tard. Peut-elle alors se remarier ?
Raistlin a cité le droit canonique : oui, cette femme peut parfaitement se remarier, sous réserve qu'elle ne cache pas sa situation à son deuxième époux.

PaX :)
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Re: Stérilité accidentelle, veuvage, et remariage

Message non lu par zélie »

Christophe a écrit :oui, cette femme peut parfaitement se remarier, sous réserve qu'elle ne cache pas sa situation à son deuxième époux.
Voilà, c'est l'aspect terriblement réducteur de la réponse qui me gêne, face à une personne en souffrance.
Mais c'est hors-sujet, alors je m'arrête là. Je voulais juste attirer l'attention sur le fait que la compassion nous appelle à faire attention à cela.
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Re: Stérilité accidentelle, veuvage, et remariage

Message non lu par antoine93 »

zélie a écrit : Voilà, c'est l'aspect terriblement réducteur de la réponse qui me gêne, face à une personne en souffrance.
Mais c'est hors-sujet, alors je m'arrête là. Je voulais juste attirer l'attention sur le fait que la compassion nous appelle à faire attention à cela.
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Christophe
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Re: Stérilité accidentelle, veuvage, et remariage

Message non lu par Christophe »

zélie a écrit :Voilà, c'est l'aspect terriblement réducteur de la réponse qui me gêne, face à une personne en souffrance.
Quelle personne ?

Il me semble qu'Antoine n'a fait qu'imaginer un cas d'école pour illustrer sa question :
antoine93 a écrit :Supposons que par exemple, une femme de 25 ans subit une hystérectomie, et perd son mari quelques mois plus tard. Peut-elle alors se remarier ?
Antoine pose une question précise, il est en droit d'attendre une réponse précise. Il ne s'agit pas ici de pastorale...

Bien à vous
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Re: Stérilité accidentelle, veuvage, et remariage

Message non lu par zélie »

Christophe a écrit :
zélie a écrit :Voilà, c'est l'aspect terriblement réducteur de la réponse qui me gêne, face à une personne en souffrance.
Quelle personne ?
J'ai du mal à imaginer un veuf/veuve stérile sauter de joie... Je vois là une chose (intégrée à mon sens dans le cas d'école, qui aurait pu mériter une remarque, au vu de la question ouverte d'Anthony, "que diriez-vous à une telle personne?"), vous en avez vu une autre. On peut en rester là, comme je l'ai dit plus haut.


Christophe a écrit : Il me semble qu'Antoine n'a fait qu'imaginer un cas d'école pour illustrer sa question :
antoine93 a écrit :Supposons que par exemple, une femme de 25 ans subit une hystérectomie, et perd son mari quelques mois plus tard. Peut-elle alors se remarier ?
Antoine pose une question précise, il est en droit d'attendre une réponse précise. Il ne s'agit pas ici de pastorale...

Bien à vous
Christophe
Ok, pas de souci.

Et pas heurtée, Anthony, juste curieuse.

Bien à vous deux.
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Re: Stérilité accidentelle, veuvage, et remariage

Message non lu par fil bleu »

Il faut se souvenir de ce que faisait Elqana le mari d'Anne 1 Sm 1,4
"Vint le jour où Elqana offrait le sacrifice. Il avait coutume d'en donner des parts à Peninna sa deuxième femme et à tous ces fils et filles. Mais à Anne il en donnait une part d'honneur car c'est Anne qu'il aimait, bien que le Seigneur l'eût rendu stérile. Ainsi agissait Elqana tous les ans, chaque fois qu'elle montait à la maison du Seigneur.
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Re: Stérilité accidentelle, veuvage, et remariage

Message non lu par Sokrates »

Bonsoir,

Selon l'optique catholique, ce qui dirime le mariage (par sa nature même), c'est l'impuissance (c'est-à-dire l'incapacité à réaliser l'acte sexuel), non la stérilité.

Pour ce que j'en ai compris, la morale catholique est avant tout déontologique (elle porte sur les actes) et seulement secondairement téléologique (elle ne s'intéresse que secondairement aux conséquences, motifs, dispositions et habitudes).

Ainsi, la forme naturelle de l'acte est respectée dans l'union d'une femme stérile avec un homme consistant en un coït vaginal => même si l'union est stérile, elle est légitime d'un point de vue moral.

En revanche, à supposer que les progrès de la biotechnologie puissent permettre aux hommes d'avoir des ovules et de porter des foetus dans leur corps, et qu'un homme puisse ainsi féconder un autre homme : l'union serait fertile, mais puisque la forme naturelle ne serait pas respectée, elle serait peccamineuse.

Que l'on me corrige (éventuellement à coup de fouet ;)) si mes propos sont hérétiques. Merci.

Cordialement (et bonne année ! :))

Sokrates
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Re: Stérilité accidentelle, veuvage, et remariage

Message non lu par zélie »

Sokrates a écrit :Pour ce que j'en ai compris, la morale catholique est avant tout déontologique (elle porte sur les actes) et seulement secondairement téléologique (elle ne s'intéresse que secondairement aux conséquences, motifs, dispositions et habitudes).
Bonsoir,
tout d'abord bonne et heureuse année à vous aussi Sokrates, et merci de votre éclairage.
On va encore dire que je fais du hors-sujet, mais ce que j'ai mis en citation m'a surpris, parce que je n'arrive pas à généraliser cette position ; il me semble que dans beaucoup de cas, on ne peut pas regarder le motif et la conséquence de l'acte comme secondaires.
Or justement, il me semble que l'Église prend des positions qui tendent à la généralisation pour éviter de tomber dans une multitude de cas à part, comme une "sorte de relativisme".
(Je m'exprime peut-être mal). Donc ça colle pas tout à fait à première vue.
En connaitriez-vous un peu plus sur ce point ?
Sokrates
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Re: Stérilité accidentelle, veuvage, et remariage

Message non lu par Sokrates »

Bonjour,
zélie a écrit :tout d'abord bonne et heureuse année à vous aussi Sokrates, et merci de votre éclairage.
A condition qu'il s'agisse bien d'un éclairage et non d'un embrouillage ;)
zélie a écrit :On va encore dire que je fais du hors-sujet, mais ce que j'ai mis en citation m'a surpris, parce que je n'arrive pas à généraliser cette position ; il me semble que dans beaucoup de cas, on ne peut pas regarder le motif et la conséquence de l'acte comme secondaires.
Je me contente d'essayer d'exposer au mieux ce qui me semble être la position catholique. Je n'ai pas dit que j'étais forcément d'accord (ni que j'étais en désaccord d'ailleurs :)).
zélie a écrit :Or justement, il me semble que l'Église prend des positions qui tendent à la généralisation pour éviter de tomber dans une multitude de cas à part, comme une "sorte de relativisme".
(Je m'exprime peut-être mal). Donc ça colle pas tout à fait à première vue.
Ben justement, a priori, la prise en considération des conséquences implique une étude du contexte, car un même acte n'a pas forcément les mêmes conséquences suivant le contexte, donc ça implique de tomber dans une multitude de cas à part... donc ça implique un certain relativisme, contextuel disons.
zélie a écrit :En connaitriez-vous un peu plus sur ce point ?
Il me semble (qu'on me corrige au besoin) que les conséquences et surtout les motifs entrent en ligne de compte au premier chef pour déterminer la faute subjective (la personne est-elle ou non personnellement blâmable ?) tandis que les actes eux-mêmes regardent surtout la détermination de la faute objective (ce qu'a fait cette personne est-il grave ou non ?).

Exemple :
- si la conscience morale de quelqu'un lui dit qu'il est mal de forniquer et qu'il fornique délibérément : la faute est objective (la fornication est mal en soi) et subjective (cette personne a choisie en conscience et librement de commettre un acte qu'elle sait mal)
- si la conscience morale de quelqu'un lui dit qu'il est bon de forniquer et qu'il fornique délibérément : la faute est objective (la fornication est mal en soi) mais elle n'est pas subjective (cette personne a choisie en conscience et librement de commettre un acte qu'elle croyait bon)
- si la conscience morale de quelqu'un lui dit qu'il est bon de forniquer et qu'il se refuse de forniquer : il n'y a pas de faute objective mais il y a une faute subjective (cette personne a choisie en conscience et librement de s'abstenir de commettre un acte qu'elle croyait bon)
- si la conscience morale de quelqu'un lui dit qu'il est mal de forniquer et qu'il se refuse de forniquer : il n'y a pas de faute du tout.

Voilà ce que je crois avoir compris, mais ne le prenez pas pour paroles d'Evangiles...

Cordialement,

Sokrates
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