Le père Marie-Alain Couturier
Publié : lun. 15 déc. 2008, 16:58
Souvent cité par Julien Green, le père Couturier est un dominicain dont j'ai trouvé la biographie que voici:
Le père dominicain Marie-Alain Couturier (1897 - 1954), artiste, mais surtout théoricien de l'art, fut l'un des principaux acteurs du renouveau de l'art sacré en France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Ancien élève de Maurice Denis, dont il avait intégré les ateliers d'art sacré, il opposera au vieux maître une nouvelle vision de l'art d'église. Chargé en 1937, avec le père Regamey, de la direction de la revue L'Art sacré, il développe la nécessité de rompre avec l'académisme pour faire appel aux plus célèbres et talentueux des artistes quelles que soient leurs pratiques religieuses : « La décadence des arts sacrés a aussi des causes spirituelles et sociales. Mais ses causes artistiques se ramènent toutes à l'académisme, directement ou par contre-coup. » En 1950, dans un article intitulé « Aux grands hommes les grandes choses », il s'indigne que : « Cent vingt églises ont pu être bâties autour de Paris sans qu'un seul des grands architectes français, respectés du monde entier, ait été seulement consulté. » « Il vaut mieux, estime-t-il, s'adresser à des hommes de génie sans la foi qu'à des croyants sans talent. » En effet, pour lui « tout art véritable est sacré ».
C'est donc aux plus grands artistes de son temps que le père Couturier fera appel pour décorer l'église Notre-Dame de Toute Grâce du Plateau d'Assy : Pierre Bonnard, Fernand Léger, Jean Lurçat, Germaine Richier, Georges Rouault, Jean Bazaine, Henri Matisse, Georges Braque, Jacques Lipchitz et Marc Chagall entre autres. L'audace de certaines œuvres et l'indépendance des artistes déclencheront la querelle de l'art sacré.
J'ai visité "virtuellement" cette église et je n'ai pu que constater combien les artistes qui ont travaillé là, quelles que soient leurs différences et leurs croyances, portent en eux le sens du sacré.
Le père dominicain Marie-Alain Couturier (1897 - 1954), artiste, mais surtout théoricien de l'art, fut l'un des principaux acteurs du renouveau de l'art sacré en France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Ancien élève de Maurice Denis, dont il avait intégré les ateliers d'art sacré, il opposera au vieux maître une nouvelle vision de l'art d'église. Chargé en 1937, avec le père Regamey, de la direction de la revue L'Art sacré, il développe la nécessité de rompre avec l'académisme pour faire appel aux plus célèbres et talentueux des artistes quelles que soient leurs pratiques religieuses : « La décadence des arts sacrés a aussi des causes spirituelles et sociales. Mais ses causes artistiques se ramènent toutes à l'académisme, directement ou par contre-coup. » En 1950, dans un article intitulé « Aux grands hommes les grandes choses », il s'indigne que : « Cent vingt églises ont pu être bâties autour de Paris sans qu'un seul des grands architectes français, respectés du monde entier, ait été seulement consulté. » « Il vaut mieux, estime-t-il, s'adresser à des hommes de génie sans la foi qu'à des croyants sans talent. » En effet, pour lui « tout art véritable est sacré ».
C'est donc aux plus grands artistes de son temps que le père Couturier fera appel pour décorer l'église Notre-Dame de Toute Grâce du Plateau d'Assy : Pierre Bonnard, Fernand Léger, Jean Lurçat, Germaine Richier, Georges Rouault, Jean Bazaine, Henri Matisse, Georges Braque, Jacques Lipchitz et Marc Chagall entre autres. L'audace de certaines œuvres et l'indépendance des artistes déclencheront la querelle de l'art sacré.
J'ai visité "virtuellement" cette église et je n'ai pu que constater combien les artistes qui ont travaillé là, quelles que soient leurs différences et leurs croyances, portent en eux le sens du sacré.