jeanbaptiste a écrit :Réponse de Saint Augustin :
Saint Augustin dans le livre XV, chapitre XXIII de la "Cité de Dieu" affirme également:
"Il y a plus: comme
c’est un fait public et que
plusieurs ont expérimenté ou appris de témoins non suspects que les Sylvains et les Faunes,
appelés ordinairement incubes, ont souvent tourmenté les femmes et contenté leur passion avec elles, et comme
beaucoup de gens d’honneur assurent que certains démons, à qui les Gaulois donnent le nom de Dusiens 4, tentent et exécutent journellement toutes ces impuretés 5, en sorte qu’il y aurait une sorte d’impudence à les nier,
je n’oserais me déterminer là-dessus, ni dire s’il y a quelques esprits revêtus d’un corps aérien qui soient capables ou non (car l’air, simplement agité par un éventail, excite la sensibilité des organes) d’avoir eu un commerce sensible avec les femmes."
Saint Augustin admet donc l'existence de rapports charnels inter-espèces, il est un témoin de son temps. Avouant son ignorance sur les possibilités physico-psychiques de ces êtres, il ne se détermine pas.
jeanbaptiste a écrit :
Réponse de Saint Augustin :
"Il est donc plus rationnel de croire que les hommes justes, désignés sous le nom d'Anges ou de fils de Dieu, ont cédé à l'attrait de la concupiscence, et péché avec des femmes, que de croire les anges, spirituels par nature, capables de descendre jusqu'à cette ignominie:"
La corporéité active de ces êtres exclut qu'ils soient les anges de la tradition catholique, mais l'ange désigne aussi la fonction de messager. L'explication augustine se heurte cependant à la suite du récit:
"4 Les géants étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu’elles leur eurent donné des enfants :
ce sont ces héros qui furent fameux dans l’antiquité.
5 L’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal.
6 L’Éternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il fut affligé en son cœur.
7 Et l’Éternel dit :
J’exterminerai de la face de la terre l’homme que j’ai créé, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles, et aux oiseaux du ciel; car
je me repens de les avoir faits."
(Genèse)
Cela recoupe le livre d'Enoch:
"Le Seigneur dit ensuite a Gabriel : Va vers les méchants, vers les réprouvés, vers les enfants de fornication ;
extermine ces enfants de fornication, ces rejetons des vigilants, du milieu des hommes ; pousse-les, excite-les les uns contre les autres. Qu'ils périssent de leurs propres mains ; car leurs jours ne seront pas complets.
Extermine en meme temps toutes les âmes adonnées a de coupables jeux ;
extermine les rejetons des vigilants ; assez et trop longtemps ils ont tyrannise le genre humain."
L'allégorie augustinienne de la concupiscence ne peut rendre compte de l'extermination de cette espèce hybride, seul le danger objectif qu'elle représentait pour l'humanité le peut.
jeanbaptiste a écrit :
1) explication "pratique" : parce que nous sommes dans une ville, qu'il s'agit d'aller dans une maison qui n'est pas la seule, et qu'il est donc bien plus facile de passer par un guide que de décrire l'emplacement et l'allure de la maison ?
La cruche d'eau comme signe de reconnaissance du guide n'est pas des plus discret, surtout si il s'agit d'un accessoire féminin, la reconnaissance par un signe de la main, un habit, une trace sur le sol, un mot de passe sont plus appropriés en la circonstance.
jeanbaptiste a écrit :
Rien nous dit que le porteur d'eau et le maître ne sont pas des disciples... Beaucoup de personnes suivaient Jésus. Pierre et Jean ne pouvaient tous les mémoriser. Je ne vois d'ailleur pas pourquoi ils l'auraient fait.
Pierre et Jean, en tant qu'apôtre faisaient partie de l'état-major ou du premier cercle, il est peu probable qu'ils aient méconnu le disciple chez lequel allait se dérouler la Cène, si il s'agissait bien d'un disciple.
jeanbaptiste a écrit :
De toute manière Jésus est Dieu, et il sait des choses que nous ne savons pas, dès lors le problème que vous soulevez n'en est pas un.
Mais il ne contraint pas la liberté des hommes, pour que le maître de maison accepte de le recevoir chez lui avec ses apôtres il fallait qu'il le connaisse au préalable.