Ecrire ou ne plus écrire ?
Publié : ven. 17 oct. 2008, 14:47
Après avoir écrit ce matin (dans un message intitulé ce qu'il faut craindre) : "ll faut veiller à être intègre et cohérent. Je crois que même si l'on traverse une période de doute et de peine, il faut dire simplement: "je traverse une période de doute et de peine." Chercher à cacher une défaillance, c'est comme éviter de se regarder dans sa glace - c'est infantile, cela n'avance à rien"...
pour effectivement être logique et cohérent, je vais le dire tout net et simplement: je traverse une période de doute, de peine et de découragement. Il m'a semblé que la fermeture du petit monastère où je pouvais me rendre été comme hiver, dès 6h45, et dans lequel je me sentais si proche du Seigneur... ce fut un "malheur de trop" au cours de cette année 2008.
Le décès de mon père, le départ en maison de repos de ma mère, son opération, l'attitude de mes deux sœurs - parties en Italie tandis que je restais au poste en m'attendant à un second décès, la crise financière survenue, qui se traduit en récession (pour moi: encore plus de travail et plus de solitude...), tout cela, si j'avais pu garder ce lieu de recueillement profond, de "relèvement" quotidien, je l'aurais mieux supporté. Non que ce soit "la" crise de foi profonde, mais c'est une période de grande sécheresse.
Parfois, je me demande comment il est possible d'aimer son prochain... Ne faudrait-il pas, pour y parvenir, arracher d'abord toutes nos racines humaines, les plus profondes, les plus authentiques, et légitimes jusque dans la Bible, et cela au risque d'en mourir ? Et voici qu'en écrivant ceci aujourd'hui, je risque non seulement de pécher contre la charité, mais aussi contre l'espérance, et au total, contre la foi... Le partage que j'ai laissé ce matin, c'est d'abord avec mon expérience de l'écriture que je l'ai laissé, mais le "souffle" manquait. Je voulais vous l'avouer en toute humilité. Merci aussi de prier pour moi. J'ai demandé et obtenu le sacrement de Réconciliation hier, et j'ai communié ce matin... mais, c'est affreux de dire ça, j'ai l'impression d'être sec comme un bois mort, ne ferai-je pas mieux de me taire ?
pour effectivement être logique et cohérent, je vais le dire tout net et simplement: je traverse une période de doute, de peine et de découragement. Il m'a semblé que la fermeture du petit monastère où je pouvais me rendre été comme hiver, dès 6h45, et dans lequel je me sentais si proche du Seigneur... ce fut un "malheur de trop" au cours de cette année 2008.
Le décès de mon père, le départ en maison de repos de ma mère, son opération, l'attitude de mes deux sœurs - parties en Italie tandis que je restais au poste en m'attendant à un second décès, la crise financière survenue, qui se traduit en récession (pour moi: encore plus de travail et plus de solitude...), tout cela, si j'avais pu garder ce lieu de recueillement profond, de "relèvement" quotidien, je l'aurais mieux supporté. Non que ce soit "la" crise de foi profonde, mais c'est une période de grande sécheresse.
Parfois, je me demande comment il est possible d'aimer son prochain... Ne faudrait-il pas, pour y parvenir, arracher d'abord toutes nos racines humaines, les plus profondes, les plus authentiques, et légitimes jusque dans la Bible, et cela au risque d'en mourir ? Et voici qu'en écrivant ceci aujourd'hui, je risque non seulement de pécher contre la charité, mais aussi contre l'espérance, et au total, contre la foi... Le partage que j'ai laissé ce matin, c'est d'abord avec mon expérience de l'écriture que je l'ai laissé, mais le "souffle" manquait. Je voulais vous l'avouer en toute humilité. Merci aussi de prier pour moi. J'ai demandé et obtenu le sacrement de Réconciliation hier, et j'ai communié ce matin... mais, c'est affreux de dire ça, j'ai l'impression d'être sec comme un bois mort, ne ferai-je pas mieux de me taire ?