Vers Jérusalem
Publié : mar. 30 sept. 2008, 15:00
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,51-56.
Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem.
Il envoya des messagers devant lui ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem. Devant ce refus, les disciples Jacques et Jean intervinrent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire ? » Mais Jésus se retourna et les interpella vivement. Et ils partirent pour un autre village.
Jésus les interpella vivement... De la même façon qu'Il a interpellé vivement le démon qui infestait un membre de la synagogue de Capharnaüm, de même qu'Il a interpellé la fièvre qui empêchait la belle-mère de Pierre, Jésus interpelle les flots et le vent qui menacent la barque des apôtres sur le lac... et Il interpelle ici Jacques et Jean parce que leur zèle vengeur est tout à fait hors de propos.
Etre repris ainsi par Jésus, par Jésus tout-Amour, je me dis que ce doit être quelque chose de terriblement confondant et de pénible. Pierre, lorsqu'il tente d'empêcher Jésus de poursuivre jusqu'à Jérusalem, est appelé "Satan", pas moins que cela ! Qu'a-t-il pu éprouver à cet instant, si ce n'est le sentiment d'être retombé dans sa nature pécheresse, et surtout, d'avoir causé une lourde peine à son Maître ?
Jésus se met donc en route pour Jérusalem que saint Augustin distingue de Babylone: "Il y a quelque chose qui distingue, les citoyens de Jérusalem des citoyens de Babylone : ce sont deux amours. L'amour de Dieu fait Jérusalem ; l'amour du monde fait Babylone. Demandez-vous qui vous aimez et vous saurez d'où vous êtes."
C'est un courage tout humain qu'il faut à Jésus pour prendre la direction du lieu où Il sait qu'il sera trahi, livré et crucifié, mais Il s'y engage sans hésitation car c'est l'amour de Dieu qui le motive. Le prêtre nous a très justement pointé du doigt ce qui pousse Jésus en avant: c'est sa confiance absolue dans le Père. Les Samaritains qui ont refusé de recevoir Jésus dans leur village ne connaissent pas ce Dieu qui est à Jérusalem - et ce n'est certes pas un feu tombé du ciel qui les aidera; mais comme tous les autres, ils seront évangélisés.
La place de Jésus est donc bien à Jérusalem. Je me souviens de cette remarque de Jésus, qui répond aimablement à des pharisiens qui le mettront en garde contre Hérode:
31 A ce moment-là, quelques pharisiens s'approchèrent de Jésus pour lui dire : « Va-t'en, pars d'ici : Hérode veut te faire mourir. »
32 Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : Aujourd'hui et demain, je chasse les démons et je fais des guérisons ; le troisième jour, je suis au but.
33 Mais il faut que je continue ma route aujourd'hui, demain et le jour suivant, car il n'est pas possible qu'un prophète meure en dehors de Jérusalem.
34 Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu !
Et lorsque Jésus pleure sur Jérusalem, c'est encore Dieu qui s'adresse à Jérusalem et qui lui dit: "Reviens !" Ainsi que disait le prophète Malachie (3,7): "“Depuis le temps de vos pères, vous vous êtes écartés de mes ordonnances, Vous ne les avez point observées . Revenez à moi, Et je reviendrai à vous, dit l'Eternel".
Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem.
Il envoya des messagers devant lui ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem. Devant ce refus, les disciples Jacques et Jean intervinrent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire ? » Mais Jésus se retourna et les interpella vivement. Et ils partirent pour un autre village.
Jésus les interpella vivement... De la même façon qu'Il a interpellé vivement le démon qui infestait un membre de la synagogue de Capharnaüm, de même qu'Il a interpellé la fièvre qui empêchait la belle-mère de Pierre, Jésus interpelle les flots et le vent qui menacent la barque des apôtres sur le lac... et Il interpelle ici Jacques et Jean parce que leur zèle vengeur est tout à fait hors de propos.
Etre repris ainsi par Jésus, par Jésus tout-Amour, je me dis que ce doit être quelque chose de terriblement confondant et de pénible. Pierre, lorsqu'il tente d'empêcher Jésus de poursuivre jusqu'à Jérusalem, est appelé "Satan", pas moins que cela ! Qu'a-t-il pu éprouver à cet instant, si ce n'est le sentiment d'être retombé dans sa nature pécheresse, et surtout, d'avoir causé une lourde peine à son Maître ?
Jésus se met donc en route pour Jérusalem que saint Augustin distingue de Babylone: "Il y a quelque chose qui distingue, les citoyens de Jérusalem des citoyens de Babylone : ce sont deux amours. L'amour de Dieu fait Jérusalem ; l'amour du monde fait Babylone. Demandez-vous qui vous aimez et vous saurez d'où vous êtes."
C'est un courage tout humain qu'il faut à Jésus pour prendre la direction du lieu où Il sait qu'il sera trahi, livré et crucifié, mais Il s'y engage sans hésitation car c'est l'amour de Dieu qui le motive. Le prêtre nous a très justement pointé du doigt ce qui pousse Jésus en avant: c'est sa confiance absolue dans le Père. Les Samaritains qui ont refusé de recevoir Jésus dans leur village ne connaissent pas ce Dieu qui est à Jérusalem - et ce n'est certes pas un feu tombé du ciel qui les aidera; mais comme tous les autres, ils seront évangélisés.
La place de Jésus est donc bien à Jérusalem. Je me souviens de cette remarque de Jésus, qui répond aimablement à des pharisiens qui le mettront en garde contre Hérode:
31 A ce moment-là, quelques pharisiens s'approchèrent de Jésus pour lui dire : « Va-t'en, pars d'ici : Hérode veut te faire mourir. »
32 Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : Aujourd'hui et demain, je chasse les démons et je fais des guérisons ; le troisième jour, je suis au but.
33 Mais il faut que je continue ma route aujourd'hui, demain et le jour suivant, car il n'est pas possible qu'un prophète meure en dehors de Jérusalem.
34 Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu !
Et lorsque Jésus pleure sur Jérusalem, c'est encore Dieu qui s'adresse à Jérusalem et qui lui dit: "Reviens !" Ainsi que disait le prophète Malachie (3,7): "“Depuis le temps de vos pères, vous vous êtes écartés de mes ordonnances, Vous ne les avez point observées . Revenez à moi, Et je reviendrai à vous, dit l'Eternel".