Voilà donc ce que sera la programmation du Collège des Bernardins :
"L'art révèle à l'homme ce que les mots ne peuvent dire et qui jaillit de la sensibilité créatrice des artistes. Il explore les profondeurs de l'âme humaine. Il exprime la condition de l'homme et les interrogations et les attentes de son époque.
Ainsi, au Collège des Bernardins :
I Une place importante est donnée à l'expression artistique (arts plastiques, musique, cinéma) avec des expositions, des concerts et des projections sur place. I L'art contemporain est privilégié au regard du patrimoine artistique.
Il s'agit de donner à voir et à entendre l'art tel qu'il est sans a priori thématique ou religieux... en permettant chaque fois que c'est possible une rencontre du public avec les créateurs ou les interprètes.
Aider les gens à prendre le temps d'être interpellés par l'œuvre, à se poser des questions... Pourquoi cela ? Pourquoi ici ? Et ensuite, ensuite seulement, entrer dans un regard, une compréhension, proposer un éclairage, des perspectives..
Expositions : place aux artistes contemporains
Chaque année, deux ou trois artistes de stature internationale choisis par un comité d’experts du monde de l’art sont invités à exposer leurs œuvres dans la grande nef du Collège des Bernardins ou dans l’ancienne sacristie.
Plusieurs expositions font l’objet de l’édition d’un catalogue qui prolonge le séjour de l’artiste et de son œuvre au Collège des Bernardins et fait écho des réflexions que cette intervention aura suscitées."
"Du 01/10/08 au 31/01/09
Une création pour le Collège des Bernardins
A l’invitation du Collège des Bernardins, Claudio Parmiggiani a conçu une installation puissante et spectaculaire qui entre en résonnance avec l’histoire comme avec l’architecture du lieu. L’œuvre, qui fait revivre la mémoire de l’enseignement et du savoir dispensés dans ce lieu, se constitue en chambre de résonnance et en révélateur. Le visiteur est incité à entrer en empathie avec l’énergie du lieu comme avec l’émotion que celui-ci a fait naître chez l’artiste. « Certains lieux ont une énergie, ils palpitent, d'autres pas. Si l'on fait un trou dans le mur de n'importe quelle cathédrale du Moyen Âge, il en sort du sang ; si l'on fait un trou dans le mur d'un musée, il n'en sort rien. J'ai le désir toujours plus fort non pas de produire des objets, aussi raffinés soient-ils, non pas de mettre en place de quelconque façon des objets dans l'espace, mais de créer des lieux psychologiques, des lieux évocateurs qui transmettent une secousse aux sens. Des lieux qui aient une voix, un coeur qui bat dans l'épaisseur des murs. »
À ce titre, aucun cadre ne pouvait mieux convenir à l’artiste que le Collège des Bernardins, qui allie à la fois la beauté de l’architecture, le caractère mystique d’un bâtiment religieux, la densité intellectuelle d’une ancienne université qui renoue aujourd’hui avec sa fonction pédagogique, et la force d’un passé qui a épousé les grands moments de l’histoire religieuse et civile. « Ma première sensation, dit-il, a été celle d’un lieu d’une grande spiritualité, d’une grande pureté, avec une très belle lumière qui ajoutait beaucoup à cette spiritualité. C’était un lieu exceptionnel. » À la force du lieu, va répondre la force de l’œuvre : par la remémoration de la mémoire intellectuelle et spirituelle du Collège, mais aussi par la mise en scène de la destruction et de l’oubli, Claudio Parmiggiani nous propose, plus qu’une œuvre, l’expérience d’une révélation."

"Du 18/03/09 au 07/06/09
Gérard Titus-Carmel présente dans la nef une série homogène inspirée de la Crucifixion du retable d’Issenheim, peinte par Mathias Grünewald, en 1512-1515 et conservé au musée d’Unterlinden à Colmar. Cette série est composée de 159 dessins, réalisés entre 1994 et 1997, et d’une peinture (400 x 300 cm), reprenant la composition de l’œuvre de Grünewald. Cette peinture est l’aboutissement de la série des dessins : on y retrouve, dans un même cadre, les différents détails qui ont été au centre de la recherche de l’artiste.
En s’attardant dans ses dessins sur les détails de la peinture de Grünewald, l’artiste fragmente le tableau initial, et pénètre ainsi dans la composition elle-même. Chacun de ses dessins est un arrêt sur image, l’analyse d’une forme, une réflexion."

Je n'ai pas le temps de commenter tout de suite, mais on retrouve dès les première ligne toute la médiocrité, le mensonge, le cynisme de l'art contemporain... C'est une vraie catastrophe. On avait des curés athées, on a maintenant un centre catholique d'art contemporain...




















