Le pouvoir de la Parole
Publié : mer. 03 sept. 2008, 15:58
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,38-44.
En quittant la synagogue, Jésus entra chez Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on implora Jésus en sa faveur.
Il se pencha sur elle, interpella vivement la fièvre, et celle-ci quitta la malade. A l'instant même, elle se leva, et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait.
Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant : « Tu es le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les interpellait vivement et leur interdisait de parler parce qu'ils savaient, eux, qu'il était le Messie.
Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu'à lui, et elles le retenaient pour l'empêcher de les quitter.
Mais il leur dit : « Il faut que j'aille aussi dans les autres villes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. » Et il se rendait dans les synagogues de Judée pour y proclamer la Bonne Nouvelle.
A à la suite de celui d'hier, ce passage de l'Evangile montre bien qu'à cette époque, une maladie était elle aussi considérée comme un "esprit mauvais". Jésus interpelle donc "vivement" la fièvre qui oppresse la belle-mère de Pierre et la chasse aussitôt de la malade. N'est-il pas frappant de constater que c'est exactement le même procédé qu'Il a utilisé pour chasser un démon (dans le passage lu hier) ? Et plus tard, lorsque la barque dans laquelle Il se trouve avec les disciples est en danger de somber, c'est encore par sa seule voix qu'Il écartera la menace : "Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant : « Maître, maître ! Nous sommes perdus ! » Et lui, réveillé, interpella avec vivacité le vent et le déferlement des flots. Ils s'apaisèrent et le calme se fit." (Luc 8, 24).
Outre le pouvoir immense attaché à cette seule voix, à sa Parole, je retiens que toute âme qui s'est attachée au Christ avec sincérité, peut très bien imiter le Maître et "exercer sa foi par sa voix". (Pourquoi pas ! Dans tout l'Evangile, Jésus ne cesse pas de reprocher aux disciples leur manque de foi ! Ne sommes-nous pas comme eux ?) Je l'avoue, j'utilise cette formulation expressément parce qu'il m'arrive souvent de douter de l'efficacité de ma propre prière - et je constate que j'éprouve moins de "lourdeur" à prier pour moi-même quand je suis anxieux, que lorsque je prie en faveur de quelqu'un qui me l'a demandé (preuve évidente que mon ego manifeste toujours une sorte de "répugnance immédiate" à la charité - triste constatation qui me navre mais m'oblige à demeurer dans l'humilité.)
Il n'empêche que cette Voix qui a un jour interpelé vivement en moi toutes sortes de démons (car qu'est-ce qui ressemble plus à un esprit mauvais qu'un mauvais esprit ?), ne m'a pas abattu mais m'a relevé ! Et c'est alors que j'ai reçu cette faculté spirituelle de proclamer "Jésus est le Fils de Dieu !" Comme c'est étonnant, n'est-ce pas ? Mais le plus important, c'est qu'aussitôt guérie, débarrassée de sa fièvre, la belle-mère de Pierre : "se leva et elle les servait". Jésus est venu pour cela : par pure grâce Il nous a sauvés, et par pure grâce Il nous donne encore de Le servir.
En quittant la synagogue, Jésus entra chez Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on implora Jésus en sa faveur.
Il se pencha sur elle, interpella vivement la fièvre, et celle-ci quitta la malade. A l'instant même, elle se leva, et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait.
Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant : « Tu es le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les interpellait vivement et leur interdisait de parler parce qu'ils savaient, eux, qu'il était le Messie.
Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu'à lui, et elles le retenaient pour l'empêcher de les quitter.
Mais il leur dit : « Il faut que j'aille aussi dans les autres villes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. » Et il se rendait dans les synagogues de Judée pour y proclamer la Bonne Nouvelle.
A à la suite de celui d'hier, ce passage de l'Evangile montre bien qu'à cette époque, une maladie était elle aussi considérée comme un "esprit mauvais". Jésus interpelle donc "vivement" la fièvre qui oppresse la belle-mère de Pierre et la chasse aussitôt de la malade. N'est-il pas frappant de constater que c'est exactement le même procédé qu'Il a utilisé pour chasser un démon (dans le passage lu hier) ? Et plus tard, lorsque la barque dans laquelle Il se trouve avec les disciples est en danger de somber, c'est encore par sa seule voix qu'Il écartera la menace : "Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant : « Maître, maître ! Nous sommes perdus ! » Et lui, réveillé, interpella avec vivacité le vent et le déferlement des flots. Ils s'apaisèrent et le calme se fit." (Luc 8, 24).
Outre le pouvoir immense attaché à cette seule voix, à sa Parole, je retiens que toute âme qui s'est attachée au Christ avec sincérité, peut très bien imiter le Maître et "exercer sa foi par sa voix". (Pourquoi pas ! Dans tout l'Evangile, Jésus ne cesse pas de reprocher aux disciples leur manque de foi ! Ne sommes-nous pas comme eux ?) Je l'avoue, j'utilise cette formulation expressément parce qu'il m'arrive souvent de douter de l'efficacité de ma propre prière - et je constate que j'éprouve moins de "lourdeur" à prier pour moi-même quand je suis anxieux, que lorsque je prie en faveur de quelqu'un qui me l'a demandé (preuve évidente que mon ego manifeste toujours une sorte de "répugnance immédiate" à la charité - triste constatation qui me navre mais m'oblige à demeurer dans l'humilité.)
Il n'empêche que cette Voix qui a un jour interpelé vivement en moi toutes sortes de démons (car qu'est-ce qui ressemble plus à un esprit mauvais qu'un mauvais esprit ?), ne m'a pas abattu mais m'a relevé ! Et c'est alors que j'ai reçu cette faculté spirituelle de proclamer "Jésus est le Fils de Dieu !" Comme c'est étonnant, n'est-ce pas ? Mais le plus important, c'est qu'aussitôt guérie, débarrassée de sa fièvre, la belle-mère de Pierre : "se leva et elle les servait". Jésus est venu pour cela : par pure grâce Il nous a sauvés, et par pure grâce Il nous donne encore de Le servir.