Les mères porteuses
Publié : ven. 27 juin 2008, 23:34
Bonsoir,
Cela se passe de tout commentaire:
Franck
Cela se passe de tout commentaire:
Ces propos font suite à la proposition d'un certain nombre de sénateurs de définir un cadre légal pour les mères porteuses. Je ne peux que me rendre sur ce point à l'opinion de Mme Jospin-Agacinski:Nadine Morano, secrétaire d'État à la famille a écrit :Pour autant, si ma fille était atteinte d’une malformation utérine et ne pouvait pas vivre de grossesse, cela ne me choquerait pas de porter son enfant. Cela se fait d’ailleurs parfois en Grande-Bretagne. La gestation pour autrui est un acte d’amour et de générosité. Cela doit rester une pratique rare et limitée au cadre familial ou à l’entourage proche.
En Christ,Sylvianne Agacinski a écrit :On fait passer pour un progrès technique et pour une liberté ce qui représente en réalité une exploitation des femmes pauvres par des femmes riches (et des pays pauvres par les pays riches). La vraie question est de savoir si porter un enfant se rattache à l’existence personnelle d’une femme ou bien si c’est une activité productrice. En fait, c’est une transformation de soi qui ne relève ni du faire ni du produire. C’est tout de même un comble de voir à nouveau considérer l’enfantement comme une fonction (et pourquoi pas un métier, pendant qu’on y est) et le corps féminin comme un outil. Mais aucune femme ne porte un enfant comme on fait cuire un pain dans un four. Philosophiquement, on peut dire que chacun est son corps, et non pas que ce corps est une propriété : c’est en ce sens que vendre du temps de travail, un service ou un produit, ce n’est pas vendre son corps lui-même. Demander à une femme de faire un enfant pour un autre, c’est lui demander de vendre sa personne entière, pendant neuf mois. Cela s’apparente à un esclavage.
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Franck