Bonjour,
Lors de messes de familles ou récemment pendant la messe de Profession de Foi, notre prêtre a supprimé la 2è lecture et remplacé le psaume par un autre plus chantant.
Je lui ai demandé pourquoi avoir fait cela, il m'a dit vouloir éviter une trop longue célébration, que les personnes non habituées à la messe ne perdent de leur concentration à l'écoute des lectures et commencent à s'agiter donc de faire du bruit...
Je lui ait dit qu'il était préférable de supprimer quelques chants (pas très catholiques) mais qu'en référence au texte ci-dessous que je lui ai indiqué qu'il n'avait pas l'autorité pour le faire, or il m'a répondu que dans le missel romain l'on pouvait supprimer des lectures dans certaines circonstances :
CONSTITUTION SUR LA SAINTE LITURGIE "SACROSANCTUM CONCILIUM"
a) Normes générales
22. Modifier la liturgie relève de la hiérarchie
§ 1. Le gouvernement de la liturgie dépend uniquement de l'autorité de l'Église: il appartient au Siège apostolique et, dans les règles du droit, à l'évêque.
§ 2. En vertu du pouvoir donné par le droit, le gouvernement, en matière liturgique, appartient aussi, dans des limites fixées, aux diverses assemblées d'évêques légitimement constituées, compétentes sur un territoire donné.
§ 3. C'est pourquoi absolument personne d'autre, même prêtre, ne peut de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie.
Est-ce qu'il se trouve dans le missel romain une telle clause pour autoriser la suppression de lectures ?
Merci de vos réponses.
Suppressions des Lectures
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Jean Dendor
- Ædilis

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Re: Suppressions des Lectures
Certes, mais il y a encore pire : une amie m'a récemment rapportée le cas d'une messe de Professions de Foi dont on avait supprimé...les professions de foi. si si.
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]
“Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.”
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression
[Konrad Lorenz]
“Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.”
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression
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Sursum Corda
- Seminarius

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Re: Suppressions des Lectures
Il existe effectivement des choix pour les lectures, mais ce choix est mal compris : on peut par exemple choisir de prendre une messe pour une intention particulière, au Saint-Esprit, à la Vierge Marie, ... et dans ce cas choisir les lectures propres ou les lectures de la férie. Mais on ne peut pas choisir n'importe quel texte biblique, encore moins un texte profane.
La nouvelle PGMR explique très bien tout cela :
La nouvelle PGMR explique très bien tout cela :
PGMR a écrit :II –CHOIX DES PARTIES DE LA MESSE
356. Pour choisir les textes des différentes parties de la messe, aussi bien du temps que des saints, on observera les normes suivantes.
Les lectures
357. Trois lectures sont assignées aux dimanches et solennités: le Prophète, l´Apôtre et l´Évangile, qui font comprendre au peuple chrétien la continuité de l'œuvre du salut, selon l´admirable plan de Dieu. Ces lectures doivent être strictement utilisées. Au Temps pascal, selon la tradition de l’Eglise, la première lecture est tirée des Actes des Apôtres et non de l’Ancien Testament.
Deux lectures sont assignées aux fêtes. Mais si la fête est élevée, selon les normes, au degré de solennité, on en ajoute une troisième prise au commun.
Aux mémoires des saints, à moins qu’ils aient des lectures propres, on lit habituellement les lectures assignées à la férie. Dans certains cas, on propose des lectures appropriées, c’est-à-dire qui mettent en lumière un aspect particulier de la vie spirituelle ou de l’activité du saint. On n’imposera pas l’usage de ces lectures, sauf si une raison pastorale y invitait vraiment.
358. Le lectionnaire férial propose des lectures pour chaque jour de la semaine pendant toute l´année : ce sont donc ces lectures qu´on prendra le plus souvent, les jours auxquels elles sont assignées, à moins qu´il n´y ait ce jour-là une solennité ou une fête, ou une mémoire avec des lectures propres du Nouveau Testament, c’est-à-dire où l’on trouve mention du saint célébré.
Mais si la lecture continue de la semaine est interrompue à cause d´une solennité, d’une fête ou de quelque célébration particulière, il sera permis au prêtre, en considérant l´organisation des lectures de toute la semaine, ou bien de réunir aux autres les passages qu´il devra omettre, ou bien de décider quels textes doivent l´emporter sur d´autres.
Dans les messes pour des groupes particuliers, il est permis au prêtre de lire des textes mieux adaptés à la célébration particulière, pourvu qu´on les choisisse dans un Lectionnaire approuvé.
359. On trouve en outre un choix particulier de textes de la Sainte Écriture dans le lectionnaire pour les messes rituelles au cours desquelles on célèbre des sacrements ou des sacramentaux, ou bien qui sont célébrées pour certains besoins.
Ces lectionnaires ont été composés afin d´amener les fidèles, par une écoute plus adaptée de la parole de Dieu, à comprendre plus profondément le mystère auquel ils participent, et de les former à un amour plus vif de la parole de Dieu.
On doit par conséquent choisir les textes qui sont proclamés dans l´assemblée liturgique en tenant compte d´une pastorale adaptée aussi bien que des possibilités de choix laissées en ce domaine.
360. Le même texte est parfois proposé dans une forme longue et une forme brève. Pour choisir entre les deux, on aura en vue le critère pastoral. Il faudra donc être attentif à la capacité des fidèles d’écouter avec fruit la lecture plus ou moins longue, à leur capacité d’écouter avec fruit le texte le plus complet, que l’homélie devra expliquer[142].
361. Quand la faculté est donnée de choisir entre un texte et un autre déjà déterminé, ou proposé au choix, on sera attentif au bien des participants, qu’il s’agisse de prendre un texte plus facile ou mieux adapté à l’assemblée, ou bien de répéter ou de laisser un texte qui est assigné comme propre à une célébration et proposé à une autre facultative, chaque fois que l’utilité pastorale y invite[143].
Cela peut arriver soit quand le même texte doit être lu de nouveau à des jours proches, par exemple un dimanche et le jour suivant, ou bien quand on craint qu’un texte ne cause quelques difficultés dans un groupe donné de fidèles. On veillera cependant, dans le choix des textes de la Sainte Ecriture, à ne pas en exclure continuellement certains passages.
362. Outre les facultés signalées ci-dessus de choisir des textes plus adaptés, les Conférences des évêques peuvent, dans des circonstances particulières, indiquer certaines adaptations en ce qui concerne les lectures, sous réserve pourtant que les textes en soient choisis dans un lectionnaire dûment approuvé.
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Jean Dendor
- Ædilis

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Re: Suppressions des Lectures
Si j'ai bien compris dans le passage du nouveau PGMR, il s'agit de remplacer certaines lectures par d'autres en fonction des fêtes de saints par exemple.
Or dans l'exemple que je donne il s'agit de suppression des lectures : on passe de l'AT au psaume et directement à la lecture de l'Evangile, exit la 2è lecture.
Or dans l'exemple que je donne il s'agit de suppression des lectures : on passe de l'AT au psaume et directement à la lecture de l'Evangile, exit la 2è lecture.
- Boris
- Tribunus plebis

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Re: Suppressions des Lectures
Ces quelques mots servent à justifier n'importe quoi !Jean Dendor a écrit :Lors de messes de familles
La congrégation pour le Culte Divin (...) a publié il y a quelques années un "directoire" pour la célébration de messes avec des enfants.
Ce directoire fut très vite (trop ?) traduit en français, pays qui portaient principalement la demande.
Et là, j'ai eu une discussion avec une dame de la CEF à Paris, c'est tout et n'importe quoi, seul l'Evangile ne doit pas être supprimé mais toutes les autres lectures et psaumes passent à la trappe si le curé le juge nécessaire !
Il faut donc comprendre qu'un enfant est :
- imbécile incapable de comprendre les symboles (liturgiques)
- un sous-homme auquel on retire le droit d'avoir une Liturgie belle et digne et surtout complète (pensez à tous ces groupes de partages pendant la messe qui enlèvent les enfants parfois dès le kyrie)
-un débile profond incapable de comprendre la Liturgie si on la lui expliquait, justifiant ainsi qu'on ne la lui explique pas
J'ai 2 enfants, 2.5 ans et 10 mois.
Je prends le temps d'expliquer la Liturgie à l'ainé, notamment pendant l'Offertoire et la Consécration.
Résultat, il ne sait pas parler mais à 2,5 ans il veut communier (mais se contente docilement de croiser les bras pendant la procession de communion).
L'autre jour, un de nos prêtres (en soutane) a voulu lui donner une bénédiction pour voir le coup des mains croisées. Bas de bol, mon fils en a profiter pour lui faire comprendre qu'il préférait communier plutôt que de recevoir une bénédiction.
Les 2 enfants se tiennent sage pendant toute la messe. (enfin dans le mesure de leur age, mais cela reste très supérieur à beaucoup d'autres enfants de la paroisse)
Pourquoi ? parce que l'on prend des livres et des jouets mais aussi parce qu'ils comprennent qu'il se passe quelque chose d'important et de spirituel (merci la prière quotidienne ne famille).
Mais aussi parce qu'on y met les formes : la symbolique parle plus qu'on ne le pense à un enfant.
Les beaux ornements, l'encens, se mettre à genoux, ... autant d'éléments qui font passer le message sans qu'il y ait besoin de dire quoique se soit (sinon une courte explication, à la maison par exemple).
UdP,
Boris
Boris
Re: Jean l'évangéliste: fils de Zébédée ou prêtre de Jérusal
Bonjour,ledisciple a écrit :Tout exorciste commence en effet par lire le Prologue, et nous le disons en messe de toujours en latin en fin de messe.
Pour les modernistes, cela n'existe plus de la même manière dans la nouvelle messe Paul VI. Tradition, du latin traditio, transmettre. La tradition est de ne rien toucher et de transmettre tel quel et donc tel quel depuis le début avec les apôtres.
merci pour votre intéressante intervention.
Au sujet de la lecture du dernier évangile, je vous signale qu'elle a été supprimée en 1965 et non pas en 1969.
D'autre part cette dernière lecture ne fait partie du rite selon la Forme extraordinaire - du moins de façon officielle et universelle - que depuis les réformes liturgiques de saint Pie V, au seixième siècle.
Même si cette dernière lecture est habituellement celle du Prologue de l'Evangile selon saint Jean, d'autres lectures sont prévues pour certaines fêtes liturgiques, comme le Jeudi saint ou le jour de la Nativité.
Même en remontant le plus loin possible, cette pratique liturgique n'est avérée que postérieurement à l'an mille.
Je ne vois pas très bien le rapport entre la messe de Paul VI et le "modernisme". Pas plus que le rapport entre le fait de ne "rien toucher et de transmettre tel quel" et la suppression de la dernière lecture - pas plus que je ne vois le rapport entre "tel quel depuis le début avec les Apôtres" et une pratique liturgique probablement née aux alentours du onzième siècle...
Juste en passant: inutile d'encombrer plus avant ce débat avec ce genre de détail - ou alors sur un autre fil...
Amicalement.
Virgile.
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