Évangélisation ou Prosélytisme ?
Publié : mar. 22 avr. 2008, 19:09
Un frère de la communauté saint Jean, à l'occasion d'un camp de ski, répond simplement aux question des jeunes
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
C'est drôle que vous n'arriviez pas à comprendre les exemples les plus simples !Arzur a écrit :Il me semble, de mémoire, que Saint François avait prévu d'aller évangéliser le roi du Maroc.
Une maladie sur le chemin du départ l'a contraint d'annuler sa participation a cette mission, mais de nombreux frères Franciscains sont quand même partit à lors de cette mission en 1214.
L'idée était simple : Aller au Maroc, et convertir la Roi du Maroc en annonçant jésus Christ vrai Dieu et vrai Homme. Aujourd'hui, on appelle cela de l'évangélisation, voir même du prosélytisme.
Les missionnaires franciscains sont tous morts en martyr ... Le roi du Maroc n'avait pas envies d'entendre la Vérité...![]()
Donc chère Jo, désolé, mais votre exemple avec Saint François est mauvais et je crains que cela soit de même pour la plus part de vos exemples...
Cette histoire explique toute la différence entre le prosélitsme et l'évangélisation. Dieu voulait faire de François un évangélisateur qui rebâtisse son Eglise en ruine mais ça devait passer par sa sanctification (le baiser au lépreux et le renoncement à sa volonté propre) . Le prosélite qui part en croisade pour convertir ne sert pas Dieu mais lui-même.SAINT FRANCOIS D'ASSISE
.../...
François a deux rêves, il veut devenir soit troubadour ou soit chevalier.
Le rêve de François, devenir chevalier va pouvoir enfin se réaliser. La guerre éclate entre Pérouse et Assise.Tous les jeunes d'Assise vont prendre les armes. François, lui aussi, part pour la bataille.
Tout cela lui plaît bien ;pour lui, la guerre, c'est l'occasion de connaître la gloire !
Et c'est tout heureux que notre guerrier monte sur son cheval pour partir se battre. Mais quand il arrive sur le champ de bataille, en voyant tous ces morts, tous ces blessés, en entendant tous ces cris de souffrance…
François vient de se rendre compte que la guerre, c'est vraiment quelque chose de terrible ! Assise perd la guerre. François est fait prisonnier.
Pour quelqu'un qui voulait la gloire, se retrouver en prison, c'est très dur. Mais François a un caractère joyeux ; et, rapidement, il va égayer le cachot en se mettant à chanter.
Un an de captivité ! François est malade, il rentre chez lui dans un état de faiblesse telle, que les médecins comptent ses jours. C'est Pica, sa mère qui s'occupe de lui, qui le soigne avec tellement d'amour qu'au bout de quelques mois, François retrouve ses forces et sa santé.
Il essaie de redevenir le « roi de la jeunesse », mais son cœur a changé. François ne trouve plus autant de joie à s'amuser comme avant. Au milieu des fêtes joyeuses, il se retire, seul, pensif et même un peu triste.
Une seconde guerre éclate. La croisade. Une guerre pour défendre le Pape.
Pierre Bernardone, le père de François, insiste auprès de son fils, il veut que son garçon fasse partie du départ pour la guerre, François, lui, ne sait plus que faire,
Le rêve de François
François ne sait plus s'il doit partir faire la guerre, une guerre pour défendre le Pape. La croisade ! Une nuit, il fait un rêve étrange : dans ce rêve, il voit une pièce avec des armes superbes et une jeune fille d'une très grande beauté se tourne vers lui, lui dit : « François, tout ce qui est là est pour toi et tes compagnons ».
En se réveillant, François est décidé. Il part pour la croisade. Pierre Bernardone, heureux de la décision de son fils, lui fait faire la plus belle armure, lui achète le plus beau cheval. François est certain qu'à son retour, il sera couvert de gloire et sera même nommé chevalier
Pourtant, arrivé à Spolète, François tombe malade. Ses compagnons continuent leur route. François reste seul ! Ses rêves de gloire, les voilà bien finis!
C'est à Spolète que la voix de Dieu va se faire entendre à ses oreilles pour la première fois.
Une nuit, alors que sa chambre est plongée dans l'obscurité la plus totale, une grande lumière surgit de nulle part pour éclairer son logis. François se redresse malgré la fièvre qui le garde au lit.
Une voix résonne, une voix qu'il n'a jamais entendue auparavant :
«François, qu'est – ce qu'il vaut mieux :
Servir le maître ou le serviteur ? »
Bouleversé, François répond :
- Le maître bien sûr !
- Alors pourquoi sers – tu le serviteur ?
François, tout fiévreux, tombe à genoux au bas de son lit et dit :
- Seigneur que faut – t- il que je fasse ?
- Retourne à Assise, je te dirai ce que tu dois faire.
François se lève, il est guéri. Maintenant il sait sur quel chemin
il doit avancer. Il vend son armure et rentre chez lui. Il a peur de la colère de son père, mais François sait qu'il doit servir Dieu avant tout.
Pour savoir ce que Dieu veut de lui, François décide de faire un pèlerinage à Rome ; il veut prier sur le tombeau de Saint Pierre. La route est longue, et en arrivant, François se mêle aux mendiants. Il échange ses beaux vêtements contre ceux d'un pauvre, il donne tout son argent et va mendier son pain. Lui le riche drapier d'Assise est devenu un mendiant !
Puis il revient chez lui, à Assise. Vêtu comme le plus pauvre des pauvres, personne dans la ville ne le reconnaît, et revenus de leur surprise, c'est à savoir qui se moquera le plus de François.
On le traite de paresseux, de lâche…
Un soir, en se promenant à cheval, François rencontre un lépreux. D'habitude, François, comme tout le monde d'ailleurs, s'enfuit dès qu'un lépreux s'approche d'un peu trop près.
La lèpre est une maladie très contagieuse, et la peur de l'attraper, met le malade en dehors de toute vie avec les gens de la ville.
Tout le monde fuit dès que la clochette du lépreux retentit !
Pourtant, cette fois – là, François s'arrête, prend le lépreux dans ses bras et l'embrasse ; il remonte à cheval, et quand il se retourne pour saluer une dernière fois le lépreux, celui – ci a disparu. François comprend alors que c'est Jésus lui même qui se présentait à lui sous les traits du lépreux.
Après sa rencontre avec le lépreux, François va de plus en plus souvent prier à la petite église de Saint Damien. Un jour qu'il priait, il voit la statue de Jésus sur la croix qui s'anime et il entend :
« François, rebâtis mon Eglise qui tombe en ruine »
Pour François, c'est clair. Il faut restaurer la petite église de Saint Damien qui tombe en ruine !
Mais ce n'est pas de l'église de Saint Damien dont voulait parler Jésus, Jésus demande à François de rassembler tous les hommes, tous les Chrétiens. Tous les hommes qui veulent aimer Jésus :
voilà l'Eglise que Jésus demande à François de relever.
Après 742 de vos messages, je n'ai toujours pas compris ce que vous appelez prosélytisme... Il serait bon que vous en donniez une définition, que vous le caractérisiez précisément.laiglejo a écrit :Cette histoire explique toute la différence entre le prosélytisme et l'évangélisation.
Catéchisme de l'Église a écrit :39 En défendant la capacité de la raison humaine de connaitre Dieu, l’Église exprime sa confiance en la possibilité de parler de Dieu à tous les hommes et avec tous les hommes. Cette conviction est le point de départ de son dialogue avec les autres religions, avec la philosophie et les sciences, et aussi avec les incroyants et les athées.
In ChristoCatéchisme de l'Église a écrit :172 Depuis des siècles, à travers tant de langues, cultures, peuples et nations, l’Église ne cesse de confesser sa foi unique, reçue d’un seul Seigneur, transmise par un seul baptême, enracinée dans la conviction que tous les hommes n’ont qu’un seul Dieu et Père (cf. Ep 4, 4-6). S. Irénée de Lyon, témoin de cette foi, déclare :
Je le sais bien.......Malheureusement ! Si au moins vous écoutiez les deux vidéos ci-dessus.....Christophe a écrit :Après 742 de vos messages, je n'ai toujours pas compris ce que vous appelez prosélytisme... Il serait bon que vous en donniez une définition, que vous le caractérisiez précisément.laiglejo a écrit :Cette histoire explique toute la différence entre le prosélytisme et l'évangélisation.
j'ai au fond, la même attitude que ceux comme la déclaration ci-dessous, qui y voient non pas une religion mais une idéologie dont la récupération politique pourrait ravager non seulement le monde mais les catholiques dont je me soucie avant tout.3) Enfin - et surtout ! -, votre haine du protestantisme évangélique ("sionistes chrétiens", "fanatiques", "ignares", "fondamentalistes", "pharisiens") entrave gravement votre discernement. Vous fautez par "idéologisme". Vous amalgamez tout : politique étrangère américaine, théologie protestante, sionisme chrétien, méthodes d'embrigadement sectaires, etc.
Je vous rappelle la déclaration conjointe ci-dessous, de Jérusalem sur le sionisme chrétien, de :Christophe a écrit : Ne me donnez pas de mauvaises intentions et ne m'accusez pas de ce que je n'ai pas dit, J'essaie de vous expliquer la différence entre évangélisation et prosélitisme.
Je vous rappelle le premier message de Jean Droit (don l'épouse st évangéliste) , appuyé par benbornagain (dont la famille est évangéliste) ainsi qu'un anonyme de toute évidence évangélique chretien sioniste/juif messiannique :
- Sa Béatitude le Patriarche Michel Sabbah, Patriarche latin de Jérusalem.
- Archevêque Swerios Malki Mourad, Patriarche orthodoxe syrien de Jérusalem.
- Monseigneur Riah Abu El-Assal, Eglise épiscopalienne de Jérusalem et du Moyen-Orient.
- Monseigneur Munib Younan, Eglise évangélique luthérienne de Jordanie et de Terre sainte.
22 août 2006
Texte original anglais sur le site du Diocèse épiscopal de Jérusalem
Traduction française : Menahem Macina
"Déclaration de Jérusalem sur le sionisme chrétien"
Communiqué du patriarche
et de dignitaires d’Eglises locales à Jérusalem
"Bénis soient les artisans de paix car ils seront appelés fils de Dieu (Mt 5, 9).
Le Sionisme chrétien est un mouvement théologique et politique qui fait siennes les positions idéologiques les plus extrêmes du sionisme, au point de nuire à une paix juste en Palestine et en Israël. Le programme sioniste chrétien propose une conception du monde dans laquelle l’Evangile s’identifie avec l’idéologie impérialiste, colonialiste et militariste. Dans sa forme la plus extrême, il met l’accent sur des événements eschatologiques qui mènent à la fin de l’histoire plutôt qu’à l’amour et à la justice vivants du Christ.
Nous rejetons catégoriquement les doctrines du sionisme chrétien comme constituant un enseignement erroné qui pervertit le message biblique d’amour, de justice et de réconciliation.
LIRE LA SUITE EN CLIQUANT SUR SPOILER J'insiste sur les phrases de cette déclaration :
Nous appelons tous les gens à rejeter le point de vue étroit du sionisme chrétien et d’autres idéologies qui privilégient un peuple aux dépens des autres.
Nous avertissons, de toute urgence, que le sionisme chrétien et ses alliances justifient la colonisation, l’apartheid et l’édification d’un empire.
Quand Jean Droit encourage les catholiques à imiter ceux que cette déclaration condamne.....Qu'en pensez-vous ? Qui dans cette histoire est ecclesial ?
Ces évangélique chretiens sionistes/juifs messianniques sont également appelés "fondamentalistes chrétiens". Un glissement d'intérêt peut conduire une frange catholique vers ce fondamentalisme
laiglejo a écrit : Je vous assure que la conversion des juifs ou des musulmans est le cadet de leur soucis, mais autour d'eux, j'ai vu les grâces se répandre......
laiglejo a écrit :Comme leur soucis premier est d'être au service du Christ et non d'eux-mêmes, ils évangélisent en devenant témoins......Je renonce
Source : http://www.homelies.frJn 21, 20-25
Jésus ressuscité venait d'annoncer à Pierre par quel genre de mort il rendrait gloire à Dieu. En se retournant, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. (C'est lui qui, pendant le repas, s'était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »)
Pierre, voyant ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »
Jésus lui répond : « Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? Mais toi, suis-moi. »
Ainsi se répandit parmi les frères l'idée que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n'avait pas dit à Pierre : « Il ne mourra pas », mais : « Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? »
C'est lui, le disciple qui rend témoignage de tout cela, et qui l'a rapporté par écrit, et nous savons que son témoignage est vrai. Il y a encore beaucoup d'autres choses que Jésus a faites ; et s'il fallait rapporter chacune d'elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l'on écrirait ainsi.
Homélie
Pierre vient d’être confirmé dans son ministère de Vicaire de l’unique Berger alors qu’il l’a pourtant trahi par trois fois. Nous découvrons avec le premier parmi les Apôtres, que l’amour de Jésus n’est pas conditionné par notre fidélité, mais que tout au contraire nous ne pourrons être fidèles qu’en nous appuyant sur cet amour miséricordieux.
« En se retournant, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait » : Pierre se retourne, comme pour évaluer sa mission ; mouvement de conversion vers ceux que Jésus vient de lui confier. Or la première brebis qu’il aperçoit, est celle qui, contrairement à lui, a suivi le Maître jusqu’à la croix, dans la fidélité de l’amour.
« Et lui, que lui arrivera-t-il ? » Toute l’attention se déplace de Pierre vers le « Disciple », qui occupe l’avant-scène des derniers versets de l’Evangile.
Qui est-il donc ce « disciple que Jésus aimait » ? Si l’évangéliste le désigne ainsi, c’est qu’il était connu sous ce pseudonyme dans les premières communautés. Il est dès lors peu probable qu’il s’agisse de l’apôtre Jean, frère de Jacques et fils de Zébédée. Les historiens pensent que ce Disciple a fondé l’Eglise d’Ephèse, où il s’est retiré avec Marie après la Pentecôte. L’auteur du 4e évangile pourrait bien être le prêtre Jean, qui lui succéda à la tête de l’Eglise d’Ephèse après sa mort. C’est lui qui aurait rassemblé et diffusé les écrits dans lesquels « le disciple que Jésus aimait » avait consigné son témoignage, dont le dialogue énigmatique entre Jésus et Pierre que nous lisons aujourd’hui fait partie.
Il semblerait que le terme grec traduit par « Si » dans le texte liturgique, exprime une volonté délibérée : « Puisque je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? » Saint Augustin commente : « Lorsque le Seigneur dit : “Je veux qu’il reste jusqu’à ce que je vienne”, il ne faut pas l’entendre comme s’il avait dit “rester” au sens de rester en arrière ou de s’installer, mais au sens d’attendre. Car ce que saint Jean symbolise ne doit pas s’accomplir maintenant, mais quand le Christ viendra ». Pour saint Augustin en effet, le Disciple représente la vie contemplative, qui ne trouvera sa récompense que dans la demeure d’éternité, alors que Pierre symbolise la vie active, qui se terminera avec la fin de ce monde. C’est pourquoi Jésus dit à Pierre « Toi, suis-moi », car c’est maintenant le temps de l’action ; et parlant du Disciple : « qu’il reste jusqu’à ce que je vienne » lui donner les biens éternels. La Parole de Jésus à propos du Disciple, invite dès lors à un autre martyr (= témoignage), à côté de celui de Pierre : le martyr de la vie filiale, c’est-à-dire du don de soi au quotidien, dans la persévérance d’un amour de charité qui ne se reprend pas malgré les épreuves et les contradictions.
Un lien est ainsi établi entre les derniers et les premiers versets de l’Evangile : « Ils virent où il demeurait et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là ». Tout le parcours auquel nous convie saint Jean consiste dans la découverte progressive du mystère du Père. C’est lui la « demeure » du Fils, et c’est en lui, que par la médiation de ce Fils, le disciple est appelé à demeurer lui aussi.
Peut-être pouvons-nous risquer encore une autre interprétation. Saint Pierre pourrait symboliser le « vieil homme » en nous, qui doit accepter de suivre Jésus sur le chemin de la croix ; c'est-à-dire : qui doit renoncer à ses manières trop humaines d’envisager le Royaume et apprendre à « passer derrière son Maître » pour éviter de lui être un obstacle, car « ses pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes » (cf. Mt 16, 23). Le « disciple que Jésus aimait » pourrait symboliser l’homme nouveau, celui qui, au pied de la croix, est « né de l’eau et de l’Esprit » (Jn 3, 5), et qui vit dès à présent de la Vie même de son Seigneur ressuscité. Si l’homme ancien en nous doit encore passer par la croix, l’être spirituel « demeure » dès à présent dans la maison du Père.
« Seigneur, envoie sur nous ton Esprit en surabondance, afin que notre être intérieur puisse reposer dès à présent avec Jésus dans la demeure du Père, tandis que notre être extérieur continue de s’investir généreusement dans l’action sur les traces du Christ. »
Père Joseph-Marie