Quelle place pour la foi chrétienne dans la vie de la nation ?

« Par moi les rois règnent, et les souverains décrètent la justice ! » (Pr 8.15)
fabrice16
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Quelle place pour la foi chrétienne dans la vie de la nation ?

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La gauche d'aujourd'hui n'est pas l'héritière de celle d'antan, les Sadi Carnot, Jaurès n'étaient pas contre la foi, et n'auraient jamais voté des lois en faveur de la malhonnêteté.
Marie2964
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Re: Comment vivre au milieu de païens ?

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fabrice16 a écrit : dim. 16 août 2026, 15:12 La gauche d'aujourd'hui n'est pas l'héritière de celle d'antan, les Sadi Carnot, Jaurès n'étaient pas contre la foi, et n'auraient jamais voté des lois en faveur de la malhonnêteté.
Bonjour Fabrice16,

Sans vouloir polémiquer, qu'en savez-vous ? La gauche, tout empreinte de probité intellectuelle, a bien voté la loi de la séparation de l'Eglise et de l'Etat... Ce qui a -selon moi- eu pour conséquence néfaste d'accélérer la déchristianisation de la société française. Il n'y a pas de fumée sans feu (hélas !). Et pourtant, certains de ces grands noms de gauche ont été élevés et instruits du catéchisme.

Je ne veux faire aucun procès d'intention mais les résultats sont sous nos yeux. Hélas.

Marie.
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C'est vrai, je me réfère à la gauche depuis Mitterrand qui nous a quand même conduits là où nous sommes aujourd'hui, Jaurès a peut-être voté la loi de séparation mais à ce que je sache il 'a jamais été contre la foi et je n'ai pas vu de positions anti-cléricales fortes comme avec Jules Ferry par exemple. Et sur ce que je sais Sadi Carnot a plutôt cherché à apaiser les liens de la France avec l'Eglise. Je peux d'autant plus le dire que je suis de centre-droit, monarchiste, et hostile à l'idéologie du socialisme. Seules les idées de Dieu représentent la justice et la gauche d'aujourd'hui me répugne au plus haut point.
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fabrice16 a écrit : lun. 17 août 2026, 19:07 C'est vrai, je me réfère à la gauche depuis Mitteand qui nous a quand même conduits là où nous sommes aujourd'hui, Jaurès a peut-être voté la loi de séparation mais à ce que je sache il 'a jamais été contre la foi et je n'ai pas vu de positions anti-cléricales fortes comme avec Jules Ferry par exemple. Et sur ce que je sais Sadi Carnot a plutôt cherché à apaiser les liens de la France avec l'Eglise. Je peux d'autant plus le dire que je suis de centre-droit, monarchiste, et hostile à l'idéologie du socialisme. Seules les idées de Dieu représentent la justice et la gauche d'aujourd'hui me répugne au plus haut point.
Bonjour Fabrice16,

Alors si je peux me permettre et comme vous vous dites monarchiste, j'aurais tendance à croire que vous serez d'accord pour dire que la Révolution française dont la gauche se dit être la fille a été une bascule terrible pour la foi. François Mitterrand n'est qu'un "épisode" récent si l'on considère le temps historique. ;)

Marie.
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Re: Comment vivre au milieu de païens ?

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Bonjour Marie :)

Vous posez une question très intéressante, en effet pour moi la révolution ne fut pas une expression de la volonté du peuple, et l'anti-cléricalisme qui s'y est développé a été catastrophique. Je ne suis pas partisan d'un retour à l'ancien régime mais d'une monarchie constitutionnelle où l'Eglise Catholique Romaine retrouverait sa place historique et spirituelle qu'elle a dans la tradition française. Je ne suis pas partisan de la théocratie, certainement pas, mais pour moi notre pays s'est construit aussi dans la foi et l'amour de Dieu. J'admire la dynamique de la foi dans des régions comme la Bretagne par exemple.

Par exemple en Italie, la chute de la monarchie en juin 1946, n 'a guère eu d'incidence sur la vivacité de la foi dans le pays.
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Re: Comment vivre au milieu de païens ?

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fabrice16 a écrit : mar. 18 août 2026, 15:08 Bonjour Marie :)

Vous posez une question très intéressante, en effet pour moi la révolution ne fut pas une expression de la volonté du peuple, et l'anti-cléricalisme qui s'y est développé a été catastrophique. Je ne suis pas partisan d'un retour à l'ancien régime mais d'une monarchie constitutionnelle où l'Eglise Catholique Romaine retrouverait sa place historique et spirituelle qu'elle a dans la tradition française. Je ne suis pas partisan de la théocratie, certainement pas, mais pour moi notre pays s'est construit aussi dans la foi et l'amour de Dieu. J'admire la dynamique de la foi dans des régions comme la Bretagne par exemple.

Par exemple en Italie, la chute de la monarchie en juin 1946, n 'a guère eu d'incidence sur la vivacité de la foi dans le pays.
Bonjour Fabrice16,

Qui parle d'un retour à l'Ancien Régime ? Je ne suis pas spécialement convaincue par le modèle d'une monarchie constitutionnelle si vous prenez comme exemple l'Angleterre (Royaume-Uni), l'Espagne ou les autres monarchies d'Europe qui n'ont aucun pouvoir sinon de représentation (et encore, représentation de qui ? ).

C'est amusant de parler de "théocratie" pour la France ? A-t'elle jamais été une théocratie ? Peut-être avez-vous dans votre imaginaire le modèle théocratique iranien ?

Effectivement la France s'est construite à partir d'un socle chrétien mêlé à un cadre politique qui le lui permettait (la monarchie). Je ne suis pas absolument certaine qu'une monarchie constitutionnelle de type espagnol ou anglais soit propice (si l'on regarde l'actualité) à l'évangélisation de ces pays. Malheureusement.

Quant à l'Italie, je ne suis pas du tout d'accord avec vous. Il me semble qu'au contraire, la foi et la pratique de la foi recule. En revanche les Italiens revendiquent/acceptent l'idée que la foi catholique fasse partie intégrante de leur culture et "gros mot" ! ;) de leur identité. Ce qui ne paraît plus être le cas en France...

Vous faites un petit clin d'oeil à la région Bretagne, on pourrait y ajouter la Corse mais dois-je attirer votre attention sur le fait que ces régions revendiquent une identité propre où la religion catholique est encore respectée, pratiquée et assumée ?

Marie, qui s'interroge.
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Bonjour Marie :)

Dans une monarchie constitutionnelle, le souverain donc chef d'état, serait baptisé et marié à l'Eglise, nous aurions donc une inspiration chrétienne catholique. Après il y a des pays qui sont des républiques, comme en Pologne ou Amérique du Nord ou du Sud où la foi et la tradition sont toujours vivaces et ancrées dans la réalité des états.

Il est vrai que l'Italie voit le foi comme partie de son identité, en France on peut avoir le sentiment qu'être anti-catholique soit moderne ou branché, mais nous avons perdu notre essence, cette spiritualité qui faisait l'âme Française, ce qui avec la monarchie avait su nous unifier tout en respectant la diversité de nos provinces, comme vous le soulignez en parlant de la Corse (je pense aussi au Pays Basque) .

La France 'a jamais été une théocratie mais il est vrai que le modèle iranien 'est pas un exemple de réussite.

Retrouver de la foi dans la vie de notre nation ferait du bien à mon sens, même si je reconnais être pêcheur, la foi est un pilier essentiel.
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Re: Quelle place pour la foi chrétienne dans la vie de la nation ?

Message non lu par Marie2964 »

Bonjour Fabrice,

Le chef de l'état (donc ce n'est pas un roi et encore moins régnant ?) serait baptisé et marié mais pour autant cela ne veut pas dire que le gouvernement et les lois seront elles aussi inspirées de la foi catholique. Ce que je veux dire par là, c'est qu'une simple inspiration n'est pas suffisante - selon moi - pour affirmer la nature et l'identité catholique de la France. Les gouvernements passent... La monarchie anglaise n'a rien eu à dire contre l'avortement, l'euthanasie. Le roi d'Espagne non plus d'ailleurs... La monarchie danoise, la monarchie belge non plus. Nulle part dans ces monarchies et en dépit éventuellement de quelques timides protestations de certains monarques les lois sur l'avortement ou l'euthanasie n'ont été remises en cause faute (peut-être encore) de réel pouvoir de ces monarques.

Je crains que votre remède de monarchie constitutionnelle ne soit qu'illusion.

Je remarque également que la foi ne s'impose pas, en revanche les principes catholiques le peuvent dans un cadre législatif mais pour cela il faudrait un changement de régime je pense.

En revanche, un changement de régime avec un roi régnant permettrait de "remettre les compteurs à zéro" , de retrouver ses racines chrétiennes et de réitérer légalement les principes de la foi catholique notamment en ce qui concerne le respect de la vie humaine (avortement, euthanasie, soins aux plus faibles).

Malheureusement je ne pense pas que les Français soient prêts, tout imprégnés qu'ils sont de la propagande révolutionnaire. :mal: :(

Marie.
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Re: Quelle place pour la foi chrétienne dans la vie de la nation ?

Message non lu par fabrice16 »

Il est vrai que la révolution et mai 68 sont encore dans les esprits.

Je ne pourrai jamais être pour une monarchie absolue, car il faut des contre-pouvoirs, mais un roi ou un empereur, garant du caractère chrétien catholique de la nation, chef des armées et des cultes. me semble une bonne solution. Garantir l'identité catholique, tout en restant ouvert pour les autres confessions et religions redonnerait de l'essence à la nation.

Prions que la volonté de Dieu s'accomplisse.
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Re: Quelle place pour la foi chrétienne dans la vie de la nation ?

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Bonjour à tous,
fabrice16 a écrit : jeu. 20 août 2026, 19:41 Garantir l'identité catholique, tout en restant ouvert pour les autres confessions et religions redonnerait de l'essence à la nation.
Merci pour cette réflexion.

Au nom de la neutralité de l’État avancée comme un principe fondamental, les développements de la laïcité amènent à supprimer progressivement toute référence à Dieu et à la foi catholique dans la vie publique (contestations des crèches, des jours fériés religieux, etc), pour y imposer une vision de l’humain sans transcendance, voué à vivre sa vie publique exclusivement dans ses limites terrestres. Dieu devrait-il être renvoyé à la sphère privée pour assurer le respect neutre de toutes les convictions ?

La théorie de la neutralité de l’espace public est à cet égard relative. L’état national n’est pas une réalité publique abstraite neutre, mais un rassemblement de citoyens sur un territoire qui développe légitimement une identité collective propre qui, pour la religion, peut avoir un caractère singulier par rapport aux citoyens des autres pays, mais même par rapport à des minorités en son sein. Dans cette structure particulière qu’est la nation, Dieu a et doit avoir toute sa place qui est prépondérante pour les croyants.

Dans la vie publique de la nation, une majorité démocratique ne pourrait-elle choisir d’exprimer librement sa foi religieuse dans une forme qui est toujours nécessairement celle d’une religion particulière ?

Le fait que, si un État proclame une religion officielle, il favorise cette religion particulière, est certes exact, mais n’est-ce pas aussi normal et juste que les citoyens puissent choisir une présence religieuse de référence ?

Aujourd'hui, quelques pays associent encore constitutionnellement le catholicisme comme religion officielle (ex : Monaco, Malte, le Liechtenstein, le Costa Rica, le Pérou et l’Argentine). Dans chacun de ces cas, ces pays garantissent parallèlement une totale liberté de culte aux autres confessions et convictions.

Nul ne peut être contraint à adhérer, en aucune manière, à une conviction religieuse qui n’est pas la sienne. Mais, le respect des autres convictions, avec toutes les garanties légales que cela implique, est-il réellement un obstacle à une religion de référence dans les structures de l’état lui-même ?

La République de Malte inscrit constitutionnellement le catholicisme comme religion d'État. Ce statut juridique particulier, loin de faire de l'île une théocratie rétrograde, coexiste avec une législation civile qui s'est considérablement libéralisée. Ce modèle hybride est d’ailleurs globalement accepté par ses partenaires européens, bien que certaines spécificités législatives locales fassent l'objet de discussions au sein des instances de l'Union européenne.

Le cadre juridique maltais est défini par l'Article 2 de la Constitution de 1964, qui octroie à l'Église catholique une place prépondérante déclinée en trois piliers :

L'article 2 (1) dispose explicitement que « la religion de Malte est la religion catholique romaine apostolique ».

L'article 2(2) accorde aux autorités de l'Église « le devoir et le droit d'enseigner quels principes sont justes et quels principes sont mauvais ».

L’article 2 (3) indique que « L’enseignement religieux de la foi catholique apostolique romaine doit être dispensé dans toutes les écoles publiques dans le cadre de l’enseignement obligatoire », mais la loi autorise les élèves à s'en dispenser.

Le statut constitutionnel de Malte est parfaitement accepté sur le plan formel par les autres États européens, à la condition expresse qu'il ne viole pas les droits fondamentaux des traités européens.

L'Union européenne n'intervient pas dans les choix confessionnels de ses membres. Le droit européen est régi par le principe de subsidiarité : la définition des relations entre les Églises et l'État relève strictement de la compétence souveraine de chaque nation. L'UE compte d'autres pays dotés d'une église officielle (la Constitution grecque consacre l'orthodoxie, le Danemark possède une Église d'État luthérienne).

La tolérance des autres États européens repose sur le fait que Malte garantit la liberté de conscience et de culte à l'ensemble de ses citoyens (Article 32 de sa Constitution). Les minorités (protestants, musulmans, témoins de Jéhovah) peuvent pratiquer librement.

À Monaco, l'Article 9 de la Constitution de 1962 dispose explicitement que « la religion catholique, apostolique et romaine est religion d'État ». Le catholicisme est ainsi profondément ancré dans l'identité nationale et la souveraineté, ce que rappelle la devise même de la maison des Grimaldi : Deo Juvante (« Avec l’aide de Dieu »).

Les grandes fêtes catholiques y rythment la vie publique et politique du pays. La fête nationale (le 19 novembre) ou la célébration de la Sainte-Dévote (patronne de la Principauté, le 27 janvier) mêlent systématiquement le protocole d'État et la liturgie sacrée en présence de la famille princière.

L'instruction religieuse catholique fait partie des programmes scolaires dans les établissements publics, bien que des dispenses soient possibles pour les enfants d'autres confessions.

L'article 23 de ladite Constitution garantit explicitement « la liberté des cultes, celle de leur exercice public, ainsi que la liberté de manifester ses opinions en toutes matières ».

Au Liechtenstein, l'article 37 de la Constitution indique que « l'Église catholique romaine est l'Église nationale ».

Au Costa Rica, l’article 75 de la Constitution y dispose que « la religion catholique, apostolique et romaine est celle de l'État, qui contribue à son maintien ». Cet article scelle le devoir de l'État de financer en partie l'Église catholique, notamment pour l'entretien des temples historiques et le salaire de certains personnels ecclésiastiques. Ce même article 75 précise immédiatement après que l'État « n'empêche pas le libre exercice dans la République d'autres cultes qui ne s'opposent pas à la morale universelle ni aux bonnes mœurs ».

Les cérémonies officielles de l'État (comme l'investiture présidentielle) intègrent souvent des rituels ou des symboles catholiques. De plus, l'éducation religieuse catholique est dispensée dans les écoles publiques, bien que les parents d'élèves non catholiques puissent demander une exemption pour leurs enfants.

Au Pérou, l’article 50 de la Constitution stipule que « Dans un régime d'indépendance et d'autonomie, l'État reconnaît l'Église catholique comme un élément important de la formation historique, culturelle et morale du Pérou et lui prête sa collaboration. L'État respecte les autres confessions et peut établir avec elles des formes de collaboration. ».

En Argentine, l’article 2 de la Constitution indique que L'État fédéral « soutient le culte catholique apostolique romain ».

L’absence de référence officielle à Dieu dans une nation est une question majeure qu’il faut reposer après des décennies de développements successifs de la laïcité de l’État. L’affirmation juste du respect et de la liberté dues à toutes les religions dans le cadre légal s’appliquant à tous n’implique pas nécessairement l’exclusion de Dieu des structures de l’État, ni le droit démocratique qu’une majorité puisse, le cas échéant, faire prévaloir une religion de l’État, même si cela implique de favoriser une religion parmi d’autres.

Intégrer Dieu dans les structures d’un état national implique nécessairement un langage religieux particulier et donc un choix parmi les religions existantes, ce qui ne réduit en rien le respect et la liberté dus aux autres langages religieux.

Certes, l'idéal chrétien réside dans la liberté absolue de l'acte de foi, qui ne doit souffrir d'aucune pression étatique, mais Dieu doit pouvoir être nommé et considéré à sa place fondamentale dans toute structure humaine, dans la famille d’abord, mais aussi dans l’état national.

L’état comme la famille doivent pouvoir présenter une référence normale dans un pays tel qu’elle existe majoritairement et démocratiquement. Tant pour la religion que pour les mœurs.

En ce qui concerne la famille, la normale, c’est une union stable d’un homme et d’une femme engendrant et élevant des enfants. Cette normalité doit pouvoir être affirmée et enseignée officiellement sans être considérée d’office comme un manquement au respect dû aux LGBTQ+.

De même, un pays doit pouvoir exprimer sa foi religieuse dans une forme qui est nécessairement celle d’une religion particulière.

À cet égard, la majorité démocratique doit pouvoir choisir d’intégrer Dieu dans la vie publique de la nation, tout en permettant à ses citoyens de le nommer autrement (Allah ou un autre nom), de le nier et d’adhérer à toute conviction autre que chacun doit être libre d’exprimer.

Dans sa récente encyclique sur l’intelligence artificielle, le Pape Léon XIV observe et met en lumière deux formes d’action collective : dans le récit biblique de la Tour de Babel, « le projet cache un piège profond : c’est une œuvre conçue sans référence à Dieu soutenue par une uniformité qui élimine la diversité et, au lieu de la communion, choisit l’homogénéisation. Lorsque la cité est construite sur l’orgueil et la prétention à se suffire à elle-même, la communication se dégrade, les langues se confondent et les êtres humains ne se comprennent plus. » (Magnifica humanitas, n° 7).

Dans un autre récit biblique de la reconstruction des murs de Jérusalem par Néhémie, le Pape observe au contraire « un peuple qui, en présence de Dieu, se met à travailler de manière unie » (id., n° 9).

Pourquoi cette présence de Dieu a-t-elle quasi disparu de l’action collective de l’état dans la plupart des pays européens sous prétexte de neutralité ou de laïcité ? Pourquoi la défense d’une identité catholique est-elle devenue une approche négative sous prétexte de respect des convictions individuelles ?

Le citoyen est-il un être sans transcendance ? Pourquoi ne pourrait-il pas faire prévaloir démocratiquement une identité collective catholique dans le respect de toutes les autres convictions ?

Le fait que des citoyens soient athées, agnostiques ou d’une autre confession ferait-il obstacle à une religion officielle ? La citoyenneté doit-elle être neutre ? Ce sont les lois et les obligations qui doivent être neutres, mais jusqu’où faut-il imposer cette neutralité à l’État au nom de la laïcité ?
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Re: Quelle place pour la foi chrétienne dans la vie de la nation ?

Message non lu par fabrice16 »

Oui, puis une chose qui m'étonne en France, c'est la fermeture des églises, ma meilleure amie est Roumaine, donc d'une autre confession chrétienne, et on me disait que là-bas les églises sont ouvertes dans les petits villages, pareil en Grèce, Géorgie... Et pour le Catholicisme, je pense que c'est pareil en Pologne. Cela fait partie de la déchristianisation en France. Pourtant, que la parole de Dieu est belle, pleine de vie et de positif.
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Re: Quelle place pour la foi chrétienne dans la vie de la nation ?

Message non lu par Marie2964 »

Bonjour Fabrice16,

Je me permets de rebondir : je pense surtout que la fermeture des églises est beaucoup liée - hélas, je le regrette - à la recrudescence de l'insécurité, des vols, du vandalisme et autres profanations en tout genre.

Ce qui n'est pas indissociable de la déchristianisation sinon tous les catholiques de France réagiraient, se manifesteraient enfin... je suppose ! :(

Marie.
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Re: Quelle place pour la foi chrétienne dans la vie de la nation ?

Message non lu par fabrice16 »

Oui, ce qui démontre une perte des valeurs et de respect de la foi.
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Re: Quelle place pour la foi chrétienne dans la vie de la nation ?

Message non lu par Foxy »

fabrice16 a écrit : ven. 21 août 2026, 18:58
Oui, ce qui démontre une perte des valeurs et de respect de la foi.
A mon avis, ça n'a rien à voir avec la foi, quand on voit toutes les maisons qui sont "visitées"... en ville comme à la campagne !

Donc, oui, je suis de l'avis de Marie que nous ne pouvons pas laisser les églises ouvertes sans une surveillance. Cela ne peut se faire que pendant la période des vacances, hélas ! ou bien dans les églises visitées régulièrement par les touristes.
La foi que j’aime le mieux,dit Dieu,c’est l’Espérance.
Charles Péguy
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Message non lu par Trinité »

Chez nous , tout est ouvert...espérons qu'il n'y ait pas de problèmes...
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