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Faire la fête pendant que d'autres sont en deuil dans le pays

Publié : mar. 07 juil. 2026, 20:31
par Ombiace
Je n'ai pas, je crois, de talent pour la polémique, mais ça me semble quand même gênant de passer son chemin, comme le prêtre de la parabole.
Je pense à ces jeunes qui se sont livré à de la violence en foyer, aux parents de leurs victimes, qui sont dans un deuil particulièrement effroyable.
ça ne me donne pas envie de faire la fête, mais il se trouve que je suis invité dans la famille.

J'ai parlé de mon projet de décliner l'invitation à un prêtre, mais il m'a dit d'y aller quand même :
la famille est importante pour lui.
Pour moi aussi, bien sûr, elle est importante, mais je me suis fait l'idée d'un front de la violence de ce qu'on a appelé des faits divers : ces jeunes assassinés, ces jeunes assassins dont je ne connais pas les mobiles.. ça m'a fait pensé au front de la 1ère guerre, et à la déception des poilus quand ils allaient en permission et voyaient l' insouciance des parisiens. C'est un sérieux dilemme, mais

Le prêtre était un peu pressé, il y avait du monde après moi.
Je lui obéirai, à contrecœur, même si d'un autre coté ça aurait peut-être déplu (ou pas) à la famille que je boycotte la fête pour un tel motif.

Avez vous des conseils à me donner, svp ?
..un avis sur ce sujet auquel je n'ai cependant pas le sentiment d'accorder une importance démesurée..

Re: Faire la fête pendant que d'autres sont en deuil dans le pays

Publié : sam. 18 juil. 2026, 14:54
par peter
Je comprends votre dilemme, Ombiace.

À mes yeux, il n'y a pas nécessairement opposition entre partager la peine de ceux qui souffrent et répondre à une invitation familiale.

Jésus lui-même a pleuré devant la tombe de Lazare, montrant que la souffrance de l'autre ne doit jamais nous laisser indifférents. Mais il nous a aussi appris à aimer ceux qui nous sont proches et à ne pas négliger nos responsabilités envers eux.

Peut-être que la vraie question n'est pas : « Faut-il faire la fête ou s'en abstenir ? », mais plutôt : « Quel est l'état de mon cœur ? »

On peut être présent à une fête tout en gardant une pensée et une prière pour ceux qui traversent le deuil. L'un n'empêche pas forcément l'autre.

Votre prêtre vous a conseillé d'y aller. Si vous le faites avec un cœur paisible, sans légèreté face au malheur des autres, je ne crois pas que ce soit manquer de compassion.

Je crois que Dieu regarde d'abord le cœur de l'homme. C'est peut-être là que se trouve le véritable discernement.

Re: Faire la fête pendant que d'autres sont en deuil dans le pays

Publié : sam. 18 juil. 2026, 18:25
par Ombiace
peter a écrit : sam. 18 juil. 2026, 14:54 À mes yeux, il n'y a pas nécessairement opposition entre partager la peine de ceux qui souffrent et répondre à une invitation familiale.
Merci de vos paroles de réconfort, cher peter
peter a écrit : sam. 18 juil. 2026, 14:54 On peut être présent à une fête tout en gardant une pensée et une prière pour ceux qui traversent le deuil. L'un n'empêche pas forcément l'autre.
Mon tort est peut-être de me mettre trop à la place de ces parents qui vivent un cauchemar de peut-être chaque nuit. Pourtant, en écrivant "mon tort", je n'éprouve pas de sentiment d'être à coté de la plaque. Un deuil ordinaire, oui, je serais d'accord avec vous. Mais là, je trouve que ce n'est pas le cas. Je ne suis pas certain que de ne pas faire de vague est vraiment moral, dans les atrocités que traversent nos société. Je pense même que fermer les yeux pourrait carrément être immoral
peter a écrit : sam. 18 juil. 2026, 14:54 Votre prêtre vous a conseillé d'y aller. Si vous le faites avec un cœur paisible
paisible, certainement, mais serein, impossible
peter a écrit : sam. 18 juil. 2026, 14:54 Je crois que Dieu regarde d'abord le cœur de l'homme.
Ce n'est pas avec Dieu, le souci ; c'est avec les parents, la famille de ce jeune, et pour les autres "faits divers"