La doctrine de l'enfer est-elle une invention diabolique ?
Publié : mar. 16 juin 2026, 14:13
Bonjour à tous,
J'écris ce message afin de dénoncer la théologie diabolique de l'église traditionnaliste sur l'enfer. La doctrine des tourments éternels est probablement la pire de toutes les inventions de Satan. Il s'agit d'un mythe païen, sans le moindre support biblique.
Avant toutes choses, permettez-moi de me présenter brièvement. Je m'appelle Colas Demeillers et j'ai 49 ans. J'habite en Irlande du Nord. Je suis chrétien, et je crois en l'inspiration divine de la Sainte Bible. Plus précisément, je suis un chrétien universaliste. Notre communauté est peu représentée en France. Cela dit, nous sommes nombreux aux États-Unis. Quelles sont nos croyances ? En un mot, nous sommes persuadés que tous les hommes seront sauvés ultimement. Non pas tous en même temps, mais chacun suivant son rang. Nous pensons que Jésus est vraiment le Sauveur du monde (Jean 4:42 ; 1 Jean 4:14). Nous ne nions pas l'existence de châtiments après la mort, mais nous soutenons que ceux-ci seront temporaires et correctifs.
Il existe dans la Sainte Bible plus de 800 versets qui enseignent directement ou indirectement le salut universel. Laissez-moi vous donner trois exemples parmi tant d'autres. Paul écrit : « Comme tous [les hommes] meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ » (1 Corinthiens 15:22). En Esaïe 57:16, le Seigneur dit : « Je ne veux pas contester à toujours, ni garder une éternelle colère, quand devant moi tombent en défaillance les esprits, les âmes que j’ai faites ». Et David déclare : « Ô toi, qui écoutes la prière ! Tous les hommes viendront à toi » (Psaumes 65:2). Or que dit Jésus ? « Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi » (Jean 6:37). Je pourrais citer ainsi des centaines de versets similaires.
Chers amis, permettez-moi de préciser la doctrine universaliste. Contrairement aux idées reçues, nous ne croyons pas que quiconque puisse entrer dans la Jérusalem Céleste sans la repentance ou la foi. Nous pensons au contraire que ces vertus sont requises pour le salut. Selon nous, la sainteté est une condition indispensable pour accéder au paradis. En quoi différons-nous des autres chrétiens ? Nous soutenons que dans le futur, Dieu donnera la repentance et la foi à tous les hommes, afin que tous soient saints. Nous sommes ainsi persuadés que le Seigneur sanctifiera tous les hommes, « afin que Dieu soit tout en tous » (1 Corinthiens 15:20-29).
Par ailleurs, contrairement à ce qu'on nous reproche, nous ne pensons pas que toutes les religions soient équivalentes. Nous sommes au contraire persuadés que Jésus est le chemin, la vérité et la vie (Jean 14:6). Nous ne nions pas davantage le jugement à venir ; nous annonçons au contraire l'existence de corrections très sévères après la mort. Cela dit, nous pensons que la miséricorde divine prévaudra en définitive, selon qu'il est écrit: « le Seigneur ne rejette pas à toujours. Mais, lorsqu’il afflige, Il a compassion selon sa grande miséricorde ; car ce n’est pas volontiers qu’il humilie et qu’il afflige les enfants des hommes » (Lamentations 3:31-33).
Chers amis, en tant que catholiques, vous croyez au libre-arbitre de l'homme. À moins bien sûr que vous ne soyez jansénistes... En ce qui me concerne, je n'y crois pas. Tous mes aïeux, voyez-vous, étaient pasteurs dans l'Église réformée; et je suis moi-même protestant jusqu'au bout des ongles. Mais supposons un instant, à des fins dialectiques, que le libre-arbitre existe comme vous le présumez. Puisque l'Écriture enseigne aussi que toutes choses ont été prédestinées selon le bon plaisir de la volonté divine, il devient nécessaire de combiner la liberté humaine avec la prédestination divine. C'est d'ailleurs ce qu'a vainement tenté de faire le jésuite Luis de Molina. À l’en croire, le libre-arbitre serait ainsi le moyen que le Seigneur a choisi afin d'accomplir ses desseins (Proverbe 19:21 ; Romains 9). Beaucoup de catholiques embrassent cette thèse. D'une certaine façon, ils croient donc eux aussi à la prédestination, même s'ils l'associent à la liberté humaine dans un abracadabrantesque mélange, si vous me passez l’expression. Et c’est ici que le bât blesse. Car comment peut-on croire conjointement à la prédestination et à l’enfer ? Peut-on vraiment penser que Dieu ait prédestiné certaines personnes à la damnation éternelle ? Ça n'est certainement pas ce que nous dit la Bible. Dieu a au contraire prédestiné toutes ses créatures au salut, sans la moindre exception (Colossiens 1:16). Par conséquent, toutes seront sauvées ultimement. Si l'Éternel avait su à l'avance qu'une seule âme ne viendrait pas à lui au bout du chemin, il ne l'eût jamais créée. C'est en tout cas précisément ce que Salomon affirme dans le Livre de la sagesse, un texte que nous autres protestants jugeons apocryphe mais dont vous reconnaissez l'inspiration divine. Lisez plutôt: « Parce que vous pouvez tout, vous avez pitié de tous, et vous fermez les yeux sur les péchés des hommes pour qu'ils se repentent. Car vous aimez toutes les créatures, et vous ne haïssez rien de ce que vous avez fait ; si vous aviez haï une chose, vous ne l'auriez pas faite [...] Vous pardonnez à tous, parce que tout est à vous, Seigneur, qui aimez les âmes » (Sagesse, 11:23-26).
J'entends déjà d'ici certains d'entre vous me répliquer : « mais le Seigneur a bien trop d'égard pour la liberté humaine pour ne pas la respecter en laissant la majorité de ses créatures se damner ». Supposez un instant que je sache que mon fils s'apprête à se faire écraser en me désobéissant (en traversant un passage piéton en dehors des clous, par exemple). Vais-je le laisser faire par égard pour sa liberté ? Ne vais-je pas plutôt le contraindre à m'obéir ? Quel père aimant laisserait son fils brûler éternellement dans le feu de l'enfer par égard pour la liberté humaine ?
Les choses sont en fait très simples : d'une part, l’Éternel veut que tous les hommes soient sauvés (1 Timothée 2:4) ; d'autre part, « tout ce que l’Éternel veut, il le fait » (Psaumes 135:6). Dieu veut le salut de tous les hommes, et il accomplira toute sa volonté. Par conséquent, Jéhovah sauvera tous les hommes en définitive, sans la moindre exception. Il s'agit d'une logique enfantine. Croyez-vous vraiment que le diable puisse faire définitivement échouer les desseins de Dieu ? Absolument pas! Le Seigneur accomplira toute sa volonté, selon qu'il est écrit : « Mes arrêts subsisteront, et j’exécuterai toute ma volonté » (Esaïe 46:10). Que certains hommes puissent résister pendant un temps à la volonté divine, je le crois tout à fait. Mais que des pécheurs impénitents puissent résister irrémédiablement à la volonté divine, je ne le crois pas. Dieu n'est-il pas absolument souverain en définitive ? (Romains 9:19 ; Daniel 4:35). Croyez-vous que Paul, sur le chemin de Damas, ait eu la liberté de décliner l’appel divin ? Non, bien entendu ! Car le Seigneur lui a dit : « Il te serait dur de regimber contre les aiguillons » (Actes 9:5).
Nous autres chrétiens universalistes, nous pensons que la terre et les cieux ont été créés il y a 6000 ans environ. Dans le jardin d’Éden, même les dinosaures mangeaient des plantes (Genèse 1:30). Or toutes choses ont été créées très bonnes au commencement. Et nous savons que Dieu va recréer toutes choses très bonnes dans la Jérusalem céleste. Dans le millénium de paix qui précédera l'avènement de la sainte cité, le lion et le loup seront ainsi recréés végétariens (Esaïe 11:7 ; 65:25). Et oui, Dieu est même le Sauveur des animaux ! (Psaumes 36:6 ; 145:9-10). Quant aux hommes, ils seront tous sauvés, même les pires : « les rebelles habiteront aussi près de l’Éternel Dieu » (Psaumes 68:18). Les universalistes mettent ainsi leur espérance « dans le Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, principalement des croyants » (1 Timothée 4:10). Notez bien que l'Écriture dit principalement, pas exclusivement!
La doctrine des tourments éternels est une fable issue du paganisme. Cette croyance ne possède pas le moindre support biblique. Je sais bien que beaucoup de Bibles, mal traduites, mentionnent l'existence de l'enfer. Mais il existe aussi des dizaines de Bibles correctement traduites dans lesquelles le mot "enfer" n'apparaît pas de la Genèse à l'Apocalypse. C'est notamment le cas de la fameuse Young's literal translation. De plus, l'adjectif grec aionios ne signifie pas éternel. D'excellents érudits chrétiens, spécialistes du grec, l'ont affirmé : William Barclay, J.W. Hanson, Weymouth, Louis Abbot, Andrew Jukes, Marvin Vincent, etc... Il existe ainsi des dizaines de Bibles en anglais dans lesquelles l'adjectif aionios est traduit par « age-during » ou par quelque chose de similaire.
Voyez par exemple Sodome et Gomorrhe. Selon Jude, ces villes ont subi « la peine d’un feu éternel (aionios) » (Jude 1:7). Que l'adjectif grec aionios ne signifie pas éternel est ici absolument évident, car Sodome et Gomorrhe ont obtenu une promesse de restauration. En Ézéchiel 16:55, le Seigneur déclare en effet à Juda : « tes sœurs, Sodome et ses filles, reviendront à leur premier état, Samarie et ses filles reviendront à leur premier état ; et toi et tes filles, vous reviendrez à votre premier état ». Qui allons-nous croire, la Bible ou les traditions d'homme ?
Dans le Livre de Jérémie, on lit : « ainsi parle l’Éternel : placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes ! » (Jérémie 6:16). Les anciens sentiers mènent vers l'universalisme. Les premiers chrétiens y croyaient fermement : Clément d'Alexandrie, Origène, Gregoire de Nysse, Grégoire de Naziance, Marcel d'Ancyre, Théodore de Mopsueste, Fabius Victorinus, Evagrius, Didyme l'aveugle, Titus de Bostra, Diodore de Tarse, etc... En fait, l'universalisme a prévalu dans l'église pendant les 500 premières années du christianisme.
Jusqu'au cinquième siècle, il existait ainsi six écoles de théologie dans la chrétienté :
- L'école d'Antioche ;
- L'école d'Alexandrie ;
- L'école d’Édesse/Nisibis ;
- L'école de Césarée ;
- L'école d’Éphèse ;
- L' école de Rome/Carthage.
Voici quelles étaient les positions théologiques de ces différentes écoles :
- Les 4 premières écoles enseignaient la doctrine universaliste.
- L'école d’Éphèse enseignait la doctrine de la mortalité conditionnelle, selon laquelle les méchants seront anéantis au jour du jugement ;
- L'école de Rome enseignait la doctrine des peines éternelles et conscientes.
Ainsi, seule l'école de Rome enseignait la doctrine des tourments éternels. Mais même au sein de cette école, il semble que beaucoup de docteurs aient officieusement enseigné la doctrine universaliste.
Si vous souhaitez approfondir vos connaissances au sujet du salut universel, de l'apocatastase et du fruitalisme biblique, j'ai écrit plusieurs romans historiques sur le sujet. Vous pouvez les télécharger gratuitement sur mon site personnel:
https://www.fruitalismebiblique.org
Bien amicalement,
Colas Demeillers.
J'écris ce message afin de dénoncer la théologie diabolique de l'église traditionnaliste sur l'enfer. La doctrine des tourments éternels est probablement la pire de toutes les inventions de Satan. Il s'agit d'un mythe païen, sans le moindre support biblique.
Avant toutes choses, permettez-moi de me présenter brièvement. Je m'appelle Colas Demeillers et j'ai 49 ans. J'habite en Irlande du Nord. Je suis chrétien, et je crois en l'inspiration divine de la Sainte Bible. Plus précisément, je suis un chrétien universaliste. Notre communauté est peu représentée en France. Cela dit, nous sommes nombreux aux États-Unis. Quelles sont nos croyances ? En un mot, nous sommes persuadés que tous les hommes seront sauvés ultimement. Non pas tous en même temps, mais chacun suivant son rang. Nous pensons que Jésus est vraiment le Sauveur du monde (Jean 4:42 ; 1 Jean 4:14). Nous ne nions pas l'existence de châtiments après la mort, mais nous soutenons que ceux-ci seront temporaires et correctifs.
Il existe dans la Sainte Bible plus de 800 versets qui enseignent directement ou indirectement le salut universel. Laissez-moi vous donner trois exemples parmi tant d'autres. Paul écrit : « Comme tous [les hommes] meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ » (1 Corinthiens 15:22). En Esaïe 57:16, le Seigneur dit : « Je ne veux pas contester à toujours, ni garder une éternelle colère, quand devant moi tombent en défaillance les esprits, les âmes que j’ai faites ». Et David déclare : « Ô toi, qui écoutes la prière ! Tous les hommes viendront à toi » (Psaumes 65:2). Or que dit Jésus ? « Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi » (Jean 6:37). Je pourrais citer ainsi des centaines de versets similaires.
Chers amis, permettez-moi de préciser la doctrine universaliste. Contrairement aux idées reçues, nous ne croyons pas que quiconque puisse entrer dans la Jérusalem Céleste sans la repentance ou la foi. Nous pensons au contraire que ces vertus sont requises pour le salut. Selon nous, la sainteté est une condition indispensable pour accéder au paradis. En quoi différons-nous des autres chrétiens ? Nous soutenons que dans le futur, Dieu donnera la repentance et la foi à tous les hommes, afin que tous soient saints. Nous sommes ainsi persuadés que le Seigneur sanctifiera tous les hommes, « afin que Dieu soit tout en tous » (1 Corinthiens 15:20-29).
Par ailleurs, contrairement à ce qu'on nous reproche, nous ne pensons pas que toutes les religions soient équivalentes. Nous sommes au contraire persuadés que Jésus est le chemin, la vérité et la vie (Jean 14:6). Nous ne nions pas davantage le jugement à venir ; nous annonçons au contraire l'existence de corrections très sévères après la mort. Cela dit, nous pensons que la miséricorde divine prévaudra en définitive, selon qu'il est écrit: « le Seigneur ne rejette pas à toujours. Mais, lorsqu’il afflige, Il a compassion selon sa grande miséricorde ; car ce n’est pas volontiers qu’il humilie et qu’il afflige les enfants des hommes » (Lamentations 3:31-33).
Chers amis, en tant que catholiques, vous croyez au libre-arbitre de l'homme. À moins bien sûr que vous ne soyez jansénistes... En ce qui me concerne, je n'y crois pas. Tous mes aïeux, voyez-vous, étaient pasteurs dans l'Église réformée; et je suis moi-même protestant jusqu'au bout des ongles. Mais supposons un instant, à des fins dialectiques, que le libre-arbitre existe comme vous le présumez. Puisque l'Écriture enseigne aussi que toutes choses ont été prédestinées selon le bon plaisir de la volonté divine, il devient nécessaire de combiner la liberté humaine avec la prédestination divine. C'est d'ailleurs ce qu'a vainement tenté de faire le jésuite Luis de Molina. À l’en croire, le libre-arbitre serait ainsi le moyen que le Seigneur a choisi afin d'accomplir ses desseins (Proverbe 19:21 ; Romains 9). Beaucoup de catholiques embrassent cette thèse. D'une certaine façon, ils croient donc eux aussi à la prédestination, même s'ils l'associent à la liberté humaine dans un abracadabrantesque mélange, si vous me passez l’expression. Et c’est ici que le bât blesse. Car comment peut-on croire conjointement à la prédestination et à l’enfer ? Peut-on vraiment penser que Dieu ait prédestiné certaines personnes à la damnation éternelle ? Ça n'est certainement pas ce que nous dit la Bible. Dieu a au contraire prédestiné toutes ses créatures au salut, sans la moindre exception (Colossiens 1:16). Par conséquent, toutes seront sauvées ultimement. Si l'Éternel avait su à l'avance qu'une seule âme ne viendrait pas à lui au bout du chemin, il ne l'eût jamais créée. C'est en tout cas précisément ce que Salomon affirme dans le Livre de la sagesse, un texte que nous autres protestants jugeons apocryphe mais dont vous reconnaissez l'inspiration divine. Lisez plutôt: « Parce que vous pouvez tout, vous avez pitié de tous, et vous fermez les yeux sur les péchés des hommes pour qu'ils se repentent. Car vous aimez toutes les créatures, et vous ne haïssez rien de ce que vous avez fait ; si vous aviez haï une chose, vous ne l'auriez pas faite [...] Vous pardonnez à tous, parce que tout est à vous, Seigneur, qui aimez les âmes » (Sagesse, 11:23-26).
J'entends déjà d'ici certains d'entre vous me répliquer : « mais le Seigneur a bien trop d'égard pour la liberté humaine pour ne pas la respecter en laissant la majorité de ses créatures se damner ». Supposez un instant que je sache que mon fils s'apprête à se faire écraser en me désobéissant (en traversant un passage piéton en dehors des clous, par exemple). Vais-je le laisser faire par égard pour sa liberté ? Ne vais-je pas plutôt le contraindre à m'obéir ? Quel père aimant laisserait son fils brûler éternellement dans le feu de l'enfer par égard pour la liberté humaine ?
Les choses sont en fait très simples : d'une part, l’Éternel veut que tous les hommes soient sauvés (1 Timothée 2:4) ; d'autre part, « tout ce que l’Éternel veut, il le fait » (Psaumes 135:6). Dieu veut le salut de tous les hommes, et il accomplira toute sa volonté. Par conséquent, Jéhovah sauvera tous les hommes en définitive, sans la moindre exception. Il s'agit d'une logique enfantine. Croyez-vous vraiment que le diable puisse faire définitivement échouer les desseins de Dieu ? Absolument pas! Le Seigneur accomplira toute sa volonté, selon qu'il est écrit : « Mes arrêts subsisteront, et j’exécuterai toute ma volonté » (Esaïe 46:10). Que certains hommes puissent résister pendant un temps à la volonté divine, je le crois tout à fait. Mais que des pécheurs impénitents puissent résister irrémédiablement à la volonté divine, je ne le crois pas. Dieu n'est-il pas absolument souverain en définitive ? (Romains 9:19 ; Daniel 4:35). Croyez-vous que Paul, sur le chemin de Damas, ait eu la liberté de décliner l’appel divin ? Non, bien entendu ! Car le Seigneur lui a dit : « Il te serait dur de regimber contre les aiguillons » (Actes 9:5).
Nous autres chrétiens universalistes, nous pensons que la terre et les cieux ont été créés il y a 6000 ans environ. Dans le jardin d’Éden, même les dinosaures mangeaient des plantes (Genèse 1:30). Or toutes choses ont été créées très bonnes au commencement. Et nous savons que Dieu va recréer toutes choses très bonnes dans la Jérusalem céleste. Dans le millénium de paix qui précédera l'avènement de la sainte cité, le lion et le loup seront ainsi recréés végétariens (Esaïe 11:7 ; 65:25). Et oui, Dieu est même le Sauveur des animaux ! (Psaumes 36:6 ; 145:9-10). Quant aux hommes, ils seront tous sauvés, même les pires : « les rebelles habiteront aussi près de l’Éternel Dieu » (Psaumes 68:18). Les universalistes mettent ainsi leur espérance « dans le Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, principalement des croyants » (1 Timothée 4:10). Notez bien que l'Écriture dit principalement, pas exclusivement!
La doctrine des tourments éternels est une fable issue du paganisme. Cette croyance ne possède pas le moindre support biblique. Je sais bien que beaucoup de Bibles, mal traduites, mentionnent l'existence de l'enfer. Mais il existe aussi des dizaines de Bibles correctement traduites dans lesquelles le mot "enfer" n'apparaît pas de la Genèse à l'Apocalypse. C'est notamment le cas de la fameuse Young's literal translation. De plus, l'adjectif grec aionios ne signifie pas éternel. D'excellents érudits chrétiens, spécialistes du grec, l'ont affirmé : William Barclay, J.W. Hanson, Weymouth, Louis Abbot, Andrew Jukes, Marvin Vincent, etc... Il existe ainsi des dizaines de Bibles en anglais dans lesquelles l'adjectif aionios est traduit par « age-during » ou par quelque chose de similaire.
Voyez par exemple Sodome et Gomorrhe. Selon Jude, ces villes ont subi « la peine d’un feu éternel (aionios) » (Jude 1:7). Que l'adjectif grec aionios ne signifie pas éternel est ici absolument évident, car Sodome et Gomorrhe ont obtenu une promesse de restauration. En Ézéchiel 16:55, le Seigneur déclare en effet à Juda : « tes sœurs, Sodome et ses filles, reviendront à leur premier état, Samarie et ses filles reviendront à leur premier état ; et toi et tes filles, vous reviendrez à votre premier état ». Qui allons-nous croire, la Bible ou les traditions d'homme ?
Dans le Livre de Jérémie, on lit : « ainsi parle l’Éternel : placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes ! » (Jérémie 6:16). Les anciens sentiers mènent vers l'universalisme. Les premiers chrétiens y croyaient fermement : Clément d'Alexandrie, Origène, Gregoire de Nysse, Grégoire de Naziance, Marcel d'Ancyre, Théodore de Mopsueste, Fabius Victorinus, Evagrius, Didyme l'aveugle, Titus de Bostra, Diodore de Tarse, etc... En fait, l'universalisme a prévalu dans l'église pendant les 500 premières années du christianisme.
Jusqu'au cinquième siècle, il existait ainsi six écoles de théologie dans la chrétienté :
- L'école d'Antioche ;
- L'école d'Alexandrie ;
- L'école d’Édesse/Nisibis ;
- L'école de Césarée ;
- L'école d’Éphèse ;
- L' école de Rome/Carthage.
Voici quelles étaient les positions théologiques de ces différentes écoles :
- Les 4 premières écoles enseignaient la doctrine universaliste.
- L'école d’Éphèse enseignait la doctrine de la mortalité conditionnelle, selon laquelle les méchants seront anéantis au jour du jugement ;
- L'école de Rome enseignait la doctrine des peines éternelles et conscientes.
Ainsi, seule l'école de Rome enseignait la doctrine des tourments éternels. Mais même au sein de cette école, il semble que beaucoup de docteurs aient officieusement enseigné la doctrine universaliste.
Si vous souhaitez approfondir vos connaissances au sujet du salut universel, de l'apocatastase et du fruitalisme biblique, j'ai écrit plusieurs romans historiques sur le sujet. Vous pouvez les télécharger gratuitement sur mon site personnel:
https://www.fruitalismebiblique.org
Bien amicalement,
Colas Demeillers.