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Se pardonner

Publié : jeu. 14 mai 2026, 23:58
par florence_yvonne
Marie, mère de toutes les mères, aide moi. Je sais pardonner au autres, mais je ne sais pas me pardonner à moi-même. Je me sens si lourde de toutes mes fautes, j'essaye de me repentir, je regrette, mais me pardonner, je ne peux pas.

J'ai éprouvé de la colère, j'ai douté de mes proches, de quel droit je me suis permise de douter de leur bonne foi, de juger ? J'ai vu le mal, là où il n'était peut-être pas. J'ai tellement honte

Re: Se pardonner

Publié : ven. 15 mai 2026, 12:42
par Foxy
C'est beau ce que vous dites, Florence-Yvonne :) mais c'est vrai que c'est souvent difficile de se pardonner à soi-même :coeur:
Dieu seul peut nous y aider, par la confession à un prêtre.

Re: Se pardonner

Publié : ven. 15 mai 2026, 14:16
par ThéophileduSegala
florence_yvonne a écrit : jeu. 14 mai 2026, 23:58 Marie, mère de toutes les mères, aide-moi. Je sais pardonner aux autres, mais je ne sais pas me pardonner à moi-même. Je me sens si lourde de toutes mes fautes. J’essaie de me repentir, je regrette, mais me pardonner, je ne peux pas.

J’ai éprouvé de la colère, j’ai douté de mes proches. De quel droit me suis-je permise de douter de leur bonne foi, de juger ? J’ai vu le mal là où il n’était peut-être pas. J’ai tellement honte.
C’est une réaction humaine ne vous inquiétez pas outre mesure.
Le danger serait de croire que cet état est définitif.

Il ne l’est pas !

Le fait même d’éprouver de la honte montre un désir de conversion et une conscience du bien. Mais seule, vous ne pourrez probablement pas porter cela indéfiniment.

Il va vous falloir avancer peu à peu dans un véritable examen de conscience, avec confiance dans le Christ, afin de discerner la racine profonde de cette souffrance.

Cela demande du temps. Soyez patiente et gardez aussi une certaine douceur envers vous-même.

Le Christ n’est pas venu pour juger, mais pour guérir.

Une première question pourrait être : pourquoi tenez-vous autant à ne pas vous pardonner ?

Il existe une logique intérieure derrière cela : peur, exigence excessive envers soi-même, besoin de maîtrise, sentiment de dette, ou difficulté à accepter d’être aimée malgré ses fautes.

C’est cette racine qu’il faut peu à peu mettre en lumière grâce à l’amour de notre Seigneur.

Avec Lui, rien n’est figé. Vous êtes entre de bonnes mains. 👍

Re: Se pardonner

Publié : ven. 15 mai 2026, 14:41
par florence_yvonne
Quand j'ai appris la mort de ma sœur et que mon frère m'a appris qu'elle avait usé de l'euthanasie, j'ai été envahie par une immense colère provoquée par égoïsme, comment avait-elle pu m'abandonner ? elle était mon pilier et partir sans me prévenir, sans me laisser la possibilité de lui faire mes adieux, lui dire une dernière fois que je l'aimais, c'était trop pour moi.

A- t-elle eu peur que j'essaye de la dissuader de commettre ce geste ? avait elle si peut confiance en moi ? avec le temps, j'ai compris que c'était son choix et que je devais le respecter, mais je n'ai pas compris pourquoi, moi, j'avais réagi comme cela.

J'ai été profondément égoïste, je n'ai pensé qu'a moi

J'ai pensé à ce verset
Matthieu 5
22 Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d'être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca! mérite d'être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d'être puni par le feu de la géhenne

Est-ce que cela ne s'applique pas à ma situation ?

Je sais que tant que je n'arriverai pas à me pardonner, je ne pourrai pas faire mon deuil.

Re: Se pardonner

Publié : ven. 15 mai 2026, 15:42
par fabrice16
A mon avis, se pardonner à soi-même est plus difficile. Cependant, la grâce de Dieu peut nous aider.

Re: Se pardonner

Publié : ven. 15 mai 2026, 16:16
par ThéophileduSegala
florence_yvonne a écrit : Hier, 14:41 Est-ce que cela ne s'applique pas à ma situation ?

Je sais que tant que je n'arriverai pas à me pardonner, je ne pourrai pas faire mon deuil.
Florence, tout d’abord, soyons très clairs : non, ce passage de Matthieu 5:22 ne vous concerne pas !

Ce verset parle de la colère nourrie, méprisante et destructrice que l’on entretient volontairement contre quelqu’un, avec l’intention de lui faire du mal (insultes, haine, rejet). Ce n’est absolument pas votre cas. Vous n’avez pas maudit votre sœur, vous n’avez pas cherché à lui nuire. Vous avez ressenti une immense douleur, un sentiment d’abandon brutal, et une colère née de l’amour et du manque. Ce n’est pas la même chose.

Le démon adore prendre les Écritures et les tordre pour nous accabler de culpabilité. Ne l’écoutez pas.

Ce que vous avez ressenti est totalement légitime et profondément humain. Apprendre la mort de sa sœur, découvrir qu’elle est partie par euthanasie sans vous avoir prévenue, sans adieu, sans un dernier « je t’aime »… c’est un choc terrible. Votre colère n’était pas dirigée contre elle par méchanceté, mais par souffrance : « Comment as-tu pu me laisser seule ? Tu étais mon pilier ! » Cette réaction est classique dans le deuil, surtout quand la perte est soudaine et qu’on se sent privé de toute possibilité d’adieu.

Vous n’avez pas été « profondément égoïste ». Vous avez été brutalement blessée. Il est normal que la première vague soit égocentrée : on pense d’abord à sa propre douleur, à ce qui nous a été enlevé. Cela ne veut pas dire que vous ne l’aimiez pas. Au contraire, cela prouve à quel point vous l’aimiez.

Avec le temps, vous avez compris que c’était son choix et que vous deviez le respecter. C’est déjà une belle maturité spirituelle et affective. Maintenant, il vous reste à faire la paix avec cette première réaction de colère.

Pour avancer dans votre deuil, voici ce qui me semble important :

1 - Acceptez cette colère passée sans la juger. Elle appartenait à la petite fille en vous qui a perdu son pilier. Elle n’était pas mauvaise, elle était terrifiée et blessée.

2 - Parlez à votre sœur.
Même maintenant. Écrivez-lui une lettre (ou plusieurs). Dites-lui votre colère, votre tristesse, votre amour, vos regrets. Dites-lui que vous comprenez aujourd’hui, même si ça reste douloureux. Beaucoup de personnes trouvent une grande paix dans cet exercice.

3. Pardonnez-vous vraiment.
Pas avec des mots vides, mais en vous rappelant régulièrement : « J’ai réagi comme une personne qui aimait profondément et qui souffrait énormément. Je me pardonne. »

4. Replacez la source de votre amour.
Votre sœur était un merveilleux cadeau de Dieu, mais elle n’était pas la source de vos valeurs ni de votre amour. Cette source est en Christ. Quand on met un être humain (même très cher) à cette place, sa perte devient presque insupportable. Reprendre racine en Dieu vous aidera à porter cette absence sans vous effondrer.

5. Donnez-vous le temps.
Le deuil n’est pas linéaire. Des vagues de colère ou de culpabilité peuvent revenir. Ce n’est pas un échec, c’est le processus.

Vous n’êtes pas une mauvaise sœur. Vous êtes une sœur qui a aimé fort et qui souffre encore. Et Dieu voit cela. Il est proche de ceux qui ont le cœur brisé.

Je prierai pour que la paix du Christ inonde votre cœur et que vous puissiez un jour penser à elle avec plus de tendresse que de douleur.

Vous n’êtes pas seule.

Re: Se pardonner

Publié : ven. 15 mai 2026, 16:38
par Fée Violine
Quand j'ai entendu dire que le sentiment de culpabilité venait d'une volonté de contrôle, j'ai d'abord été étonnée, mais ça se comprend : c'est se considérer comme la source (du bien ou du mal). La solution est de lâcher prise, en douceur bien sûr, en se décentrant de soi-même, ce qui est le but de la vie spirituelle, car pour que Dieu devienne le centre, il faut que ce ne soit plus moi le centre.

Re: Se pardonner

Publié : ven. 15 mai 2026, 17:06
par florence_yvonne
Je vous remercie, vos précieux conseils vont m'aider à avancer :coeur: