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Synode sur la synodalité : rapport du groupe 9

Publié : lun. 11 mai 2026, 22:56
par patatedouce
Le rapport du Groupe 9 du Synode sur la synodalité a été publié.

Voici le lien vers le rapport en anglais ou italien : https://www.synod.va/en/the-synodal-pro ... oup-9.html

On peut déjà noter que le groupe de travail reconnait une limite :
These Introductory Notes highlight the heuristic nature of the document we are presenting as a
simple, provisional, and forward-looking summary of the work carried out so far, to be explored
further through dialogue and tested in practice. It was not our task to address individual issues in a
definitive manner. This Study Group does not have the expertise or, above all, the necessary
ecclesiastical authorisation to do so. Moreover, such an approach would not be consistent with the
proposal we are putting forward. Rather, the contribution we present is structured in three parts.
---

Ces notes introductives soulignent le caractère heuristique du document présenté ici : un résumé
simple, provisoire et prospectif des travaux menés jusqu’à présent, destiné à être approfondi par le
dialogue et mis à l’épreuve dans la pratique. Notre rôle n’était pas de traiter chaque question de
manière définitive. Ce groupe d’étude ne possède ni l’expertise ni, surtout, l’autorisation ecclésiastique
nécessaire pour ce faire. De plus, une telle approche serait incompatible avec la proposition que nous
formulons. Notre contribution est structurée en trois parties.

Source : 0.5
Le groupe fait une proposition choc : celle de redéfinir le péché. En effet, le groupe ne conçoit plus le péché comme un acte objectif, mais comme un problème relationnel et un manque de foi (c'est ma lecture). Ainsi, l'homosexualité ne serait plus un péché...
The Church’s mission is not a matter of abstractly proclaiming and deductively applying
principles that are set out in an immutable and rigid manner, but of fostering a living encounter with
the person of the risen Lord Jesus, by engaging with the lived experience of faith of the People of
God in its personal and social relevance, in relation to the diverse situations of life and the many
cultural contexts

---

La mission de l’Église ne consiste pas à proclamer abstraitement et à appliquer déductivement des
principes énoncés de manière immuable et rigide, mais à favoriser une rencontre vivante avec la personne
du Seigneur Jésus ressuscité, en s’engageant dans l’expérience vécue de la foi du Peuple de Dieu, dans sa
pertinence personnelle et sociale, en relation avec les diverses situations de vie et les multiples contextes
culturels.

Source : 1.1
Selon le groupe de travail, l'Eglise n'a pas de vocation en matière morale...
When we speak today of a paradigm shift, we are rediscovering the biblical conception of the
truth of God who reveals himself in history and who, through a story of divine love, leads us to live
this story ever more fully, fostering an ongoing process of shared learning within the Christian
community.

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Lorsque nous parlons aujourd'hui d'un changement de paradigme, nous redécouvrons la conception biblique de la vérité de Dieu qui se révèle dans l'histoire et qui, à travers un récit d'amour divin, nous conduit à vivre toujours plus pleinement ce récit, favorisant un processus continu d'apprentissage partagé au sein de la communauté chrétienne.

Source : toujours 1.1
Désolé, ce passage n'a vraiment aucun sens... Ils font un concours avec la FSSPX à qui sortira les plus grosses c**** ?

Enfin, la révélation c'est Jésus, ce n'est pas la société du XXème siècle ? En écrivant ce passage, ils mettent la société au même niveau que Jésus. Ce n'est pas possible. Ils sortent ce concept "nous redécouvrons la conception biblique de la vérité de Dieu qui se révèle dans l'histoire" de leur chapeau ?

Peut-être que je me trompe, mais j'ai le sentiment que le groupe de travail a fait beaucoup de contresens sur certains points et certaines paroles... Est-ce que les personnes qui ont composé ce groupe de travail avaient vraiment les compétences pour produire un tel rapport ? on en revient au point 0.5. Le groupe cite Léon XIII pour invoquer la liberté de conscience... C'est un problème d'avoir un si faible niveau dans ce rapport quand même... C'est un problème déontologique : si on n'a pas les compétences pour faire un travail on ne le fait tout simplement pas. Mais, on ne fait pas dire à léon XIII des choses qu'il n'a pas dites (ou pas dans le sens qu'ils laissent entendre).

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On a un autre sujet d'invention :
every person is a singularity, whose wholeness and uniqueness is constituted in relation to the other, to society and to culture, according to a profile that is both temporal and narrative.7 It is within all these relationships that each person decides for themselves in their original and foundational relationship with God, whether they are aware of it or not.

--

Chaque personne est une singularité, dont la plénitude et l'unicité se constituent en relation à l'autre, à la société et à la culture, selon un profil à la fois temporel et narratif.7C’est au sein de toutes ces relations que chaque personne décide pour elle-même de sa relation originelle et fondamentale avec Dieu, qu’elle en soit consciente ou non.

Source : 1.2
Ca ca doit être la théologie de Saint Sartre (grand docteur et saint de l'église catholique :roule: :roule: :roule: ).

Every person, first and foremost, is singular, irreducible, irreplaceable, and original. This is the
meaning of the biblical-theological theme of the human being, male and female, created in the image
and likeness of God (cf. Gen. 1:26).

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Chaque personne, avant tout, est unique, irréductible, irremplaçable et originale. Tel est le sens du
thème biblique et théologique de l'être humain, homme et femme, créé à l'image et à la ressemblance
de Dieu (cf.Général. 1:26).
Oulalalalalalal ouch. Ils ne veulent pas réécrire la somme théologique pendant qu'ils y sont. Je pense qu'ils sont bien partis... aie aie aie aie aie parce que bien entendu, il n'y a plus de pêché originel... Oulalalala, c'est vraiment une bêtise de niveau 10 qu'ils ont écrit. On n'est pas le 1er avril pourtant.

En fait, ça n'a pas de sens qu'un tel document soit édité sur les plateformes officielles de l'Eglise. Je suis désolé mais c'est une faute. Et que penser des personnes qui ont écrit ce rapport.

Qu'en pensez-vous ?


Ils font des propositions ok, mais il faut aussi une certaine tenue intellectuelle à mon sens et pas écrire n'importe quoi. Moi j'aurais honte à leur place... Je le trouve abject dans son raisonnement. Là, il faut que les personnes aillent faire des cours de catéchisme plutôt que d'écrire des rapports. Revenir aux fondamentaux c'est bien surtout quand ils sont aussi faibles.

PS : j'ai arrêté la lecture a image de Dieu (je pense que ce n'est vraiment pas la peine de continuer). Ce document ne tient aucun examen critique sérieux. Si les autres rapports des autres groupes sont d'un niveau aussi faible, je comprends pourquoi leurs publications sont retardées...

Re: Synode sur la synodalité : rapport du groupe 9

Publié : mar. 12 mai 2026, 7:45
par Cgs
Bonjour,

Je vous rejoins sur votre constat.

C'est d'autant plus dommageable que chaque thématique commence toujours par quelque chose de vrai. Si je reprends l'un de vos exemples, il est vrai de dire que "chaque personne est une singularité", mais il aurait fallu poursuivre en disant que c'est parce que chacun est unique aux yeux de Dieu et est un projet unique depuis l'origine dans le Coeur de Notre Créateur. Au lieu de cela, il est affirmé, avec un relativisme absurde, la primauté de la relation au monde (plutôt que la relation à Dieu).

Autre exemple frappant : l'opposition entre la capacité de l'Eglise à affirmer des principes immuables, qui est décrite comme mauvaise ; et la nécessité de changer, de cultiver la relation avec le monde, là encore dans un relativisme considéré comme bon.

Bref, c'est un document qui non seulement n'apporte rien, n'édifie pas la foi, mais qui en plus introduit de l'ambiguité et des thèses protestantes sournoises, contre l'Eglise. A dénoncer.

En Christ,

Re: Synode sur la synodalité : rapport du groupe 9

Publié : mar. 12 mai 2026, 9:21
par patatedouce
Derrière ce rapport, il y a soeur Nathalie Becquart.

https://www.rcf.fr/articles/actualite/s ... s-du-monde

Une personne qui pourrait avoir son portrait dans le journal LES ECHOS (cad une personne carriériste et mégalo). Il me semble que le classement Forbes est fait vis-à-vis de connaissance et on arrive pas par hasard...
Nathalie Becquart naît en 1969 à Fontainebleau[1]

Source : Wikipédia
C'est un peu le profils de Anne SOUPA, fille de (à mon avis haut fonctionnaire ?)...

C'est tout à fait le genre de profils toxique (moi je...), qui à mon avis manque de recul pour être dans l'Eglise. L'Eglise ne devrait pas s'appuyer sur ce genre de personne pour se construire mais les éloigner.
Décoration et reconnaissance
Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur (décret du 31 décembre 2021)[11].
100 femmes de l'année de la BBC, en 2022[12

Source : Wikipédia
Ca aussi, ce sont des reconnaissance que l'on obtient après demande...

Elle se dit soeur ? mais l'est-elle vraiment ? (je ne crois pas, dans le sens où elle semble avoir quittée les habits). Après recherche, elle semble l'être encore (mais je ne comprends pas dans quelle dimension).

Re: Synode sur la synodalité : rapport du groupe 9

Publié : mar. 12 mai 2026, 10:04
par Kerniou
Il est vraisemblable que quelqu'un en ait fait la demande pour elle ...

Re: Synode sur la synodalité : rapport du groupe 9

Publié : mar. 12 mai 2026, 10:12
par patatedouce
Kerniou a écrit : Aujourd’hui, 10:04 Il est vraisemblable que quelqu'un en ait fait la demande pour elle ...
Vous êtes bien naïve. Je vous mets 24 H au contact des personnes comme elle et vous comprendrez que le problème il est dans leur ego...

Attention, homme ou femme c'est idem.

Re: Synode sur la synodalité : rapport du groupe 9

Publié : mar. 12 mai 2026, 10:34
par Foxy
Soeur Nathalie Becquart est une religieuse xavière, qui a été nommée sous-secrétaire du Synode des évêques en 2021.
- Licence en droit (Université de Lille)
- Diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en management à HEC Paris
- Doctorat en théologie (Université de Paris‑X Nanterre)

Elle a eu la médaille d’honneur de la CEF en 2020, pour son engagement en faveur de la jeunesse et de la famille.
(Je ne savais pas qu'elle avait reçu la Légion d'Honneur ??)

J'ai connu la demoiselle Becquart et ai travaillé avec sa mère. Je ne peux pas dire que je les porte, l'une comme l'autre, dans mon coeur...
Ce sont des "parvenues".
La Sr Becquart est toujours bonne soeur :saint:

Re: Synode sur la synodalité : rapport du groupe 9

Publié : mar. 12 mai 2026, 11:07
par prodigal
patatedouce a écrit : Hier, 22:56 Le rapport du Groupe 9 du Synode sur la synodalité a été publié.[...]
Le groupe fait une proposition choc : celle de redéfinir le péché. En effet, le groupe ne conçoit plus le péché comme un acte objectif, mais comme un problème relationnel et un manque de foi (c'est ma lecture). Ainsi, l'homosexualité ne serait plus un péché...
A priori, je me sens très favorable à l'esprit d'une démarche dite synodale. Ne pas se contenter de l'autorité, mais s'efforcer de réfléchir avec ouverture et bienveillance, quoi de mieux?
Mais quelque chose me déplaît du point de vue de la forme. On a l'impression qu'il s'agit de faire triompher une idéologie plutôt que de chercher la vérité.
Je reprends cet exemple. Pourquoi opposer les deux dimensions du péché, à savoir l'élément subjectif, qu'on peut définir ainsi : le péché c'est ce qui blesse la relation à Dieu, et l'élément objectif, à savoir essentiellement les actes ( mais on peut aussi y ajouter les paroles et les pensées volontaires, qui sont aussi des actes, d'une certaine façon)? Le "problème relationnel" que vous évoquez est à la fois cause et conséquence d'un acte. C'est parce que l'âme s'est laissée corrompre que l'acte peccamineux est accompli, c'est parce que des actes peccamineux (des péchés, tout simplement) ont été commis que la relation à Dieu s'est ternie.
Pourquoi donc opposer ce qui va ensemble? Je pense que c'est parce que le vrai sujet est l'homosexualité. Certains peuvent penser, et souhaiter, qu'aucune culpabilité ne soit associée à l'homosexualité. Cela mérite discussion. Mais ce n'est pas une question de choix entre l'objectif et le subjectif.
Par ailleurs, l'homosexualité n'est pas un péché, c'est une tendance. Le péché, selon la doctrine traditionnelle de l'Eglise, c'est de céder à cette tendance. Mais cela vaut aussi pour les actes hétérosexuels. La doctrine morale de l'Eglise en matière sexuelle est, chacun le sait, radicale et exigeante, mais pas seulement en ce qui concerne le cas particulier de l'homosexualité.
Et donc, il faut tenir les deux bouts de la chaîne : d'une part les actes homosexuels sont peccamineux, c'est du moins la position de l'Eglise, et c'est ce qui doit être approfondi par la réflexion et la discussion ; d'autre part, nul n'est en droit de juger autrui, son œil étant obscurci par la poutre qui s'y trouve.

Re: Synode sur la synodalité : rapport du groupe 9

Publié : mar. 12 mai 2026, 11:19
par patatedouce
prodigal a écrit : Aujourd’hui, 11:07
patatedouce a écrit : Hier, 22:56 Le rapport du Groupe 9 du Synode sur la synodalité a été publié.[...]
Le groupe fait une proposition choc : celle de redéfinir le péché. En effet, le groupe ne conçoit plus le péché comme un acte objectif, mais comme un problème relationnel et un manque de foi (c'est ma lecture). Ainsi, l'homosexualité ne serait plus un péché...
A priori, je me sens très favorable à l'esprit d'une démarche dite synodale. Ne pas se contenter de l'autorité, mais s'efforcer de réfléchir avec ouverture et bienveillance, quoi de mieux?
Mais quelque chose me déplaît du point de vue de la forme. On a l'impression qu'il s'agit de faire triompher une idéologie plutôt que de chercher la vérité.
Je reprends cet exemple. Pourquoi opposer les deux dimensions du péché, à savoir l'élément subjectif, qu'on peut définir ainsi : le péché c'est ce qui blesse la relation à Dieu, et l'élément objectif, à savoir essentiellement les actes ( mais on peut aussi y ajouter les paroles et les pensées volontaires, qui sont aussi des actes, d'une certaine façon)? Le "problème relationnel" que vous évoquez est à la fois cause et conséquence d'un acte. C'est parce que l'âme s'est laissée corrompre que l'acte peccamineux est accompli, c'est parce que des actes peccamineux (des péchés, tout simplement) ont été commis que la relation à Dieu s'est ternie.
Pourquoi donc opposer ce qui va ensemble? Je pense que c'est parce que le vrai sujet est l'homosexualité. Certains peuvent penser, et souhaiter, qu'aucune culpabilité ne soit associée à l'homosexualité. Cela mérite discussion. Mais ce n'est pas une question de choix entre l'objectif et le subjectif.
Par ailleurs, l'homosexualité n'est pas un péché, c'est une tendance. Le péché, selon la doctrine traditionnelle de l'Eglise, c'est de céder à cette tendance. Mais cela vaut aussi pour les actes hétérosexuels. La doctrine morale de l'Eglise en matière sexuelle est, chacun le sait, radicale et exigeante, mais pas seulement en ce qui concerne le cas particulier de l'homosexualité.
Et donc, il faut tenir les deux bouts de la chaîne : d'une part les actes homosexuels sont peccamineux, c'est du moins la position de l'Eglise, et c'est ce qui doit être approfondi par la réflexion et la discussion ; d'autre part, nul n'est en droit de juger autrui, son œil étant obscurci par la poutre qui s'y trouve.
Je suis d'accord avec vous sur tous les points. Etre homosexuel n'est pas pas un péché, c'est être pratiquant qui l'est.

L'objectif du rapport est de dire que l'homosexualité est la vérité. Donc, le raisonnement proposé est :
1) la société comporte la vérité (ceci est dit sans condition et sans limite) ;
2) Existence précède l'essence ;
3) Tous le monde est à l'image de Dieu (RIP le péché originel).

Une fois qu'on a dit ca, on enrobe le tout de deux beaux témoignages de personne homosexuel pratiquante (dans l'homosexualité je parle). Et, on dit ceci est la vérité.

Mais, c'est un rapport athéiste dans le sens où le parti pris n'est pas celui de l'existence d'une révélation divine : la vérité est dans l'homme (et on prend des bouts de la bible pour justifier cela (mais c'est une bible qui doit comporter que 2 chapitres de l'ancien testament et deux trois versets de saint paul ("grand théologien" - dans le sens où pour eux il n'a pas reçu la révélation mais c'est simplement un penseur))).