Je ne suis pas un affreux jojo qui cherche des poux, mais je suis désolé, vous êtes beaucoup trop conciliants sur des choses qui ne méritent pas qu’on le soit.
Un dominicain de l ’âge de ce père a des années d’études derrière lui, et même s’il fait de la vulgarisation, il doit rester juste avec l’Ecriture, et j’ajouterai : raison de plus pour le rester.
Dire qu’Adam et Eve n’ont pas eu de filles non seulement n’est pas juste littéralement (Xavi a cité la référence) mais même sans référence, si l’on se fie à d’autres passages de la Bible, ce ne serait pas exact. De plus il se sert de cette erreur impardonnable (on n’est pas ici dans un confessionnal, merci de ne pas le prendre « à la lettre » !) pour présenter une opinion théologique comme incontestable et rendre « bêta » ceux qui ne l’adopteront pas et qui « n’y auront pas pensé » : c’est calomnier ceux qui ne pensent pas comme lui et proprement inadmissible.
Et ceci que l’on soit ou non d’accord avec l’opinion théologique qu’il défend ainsi : car short ou pas, ses vidéos sont longuement préparées et leur air d’improvisé lui-même est calculé : il ne publie sans se savoir exercer liberté et responsabilité. Il a beau jouer un personnage d’ado monté en herbe un peu déjanté parfois et copain genre boy scout attardé, il est dominicain et sait en jouer à l’occasion dans d’autres vidéos fort fouillées théologiquement, comme celle sur la Trinité !
Bref, s’il était toujours nul, cela choquerait moins mais l’amalgame entre du haut niveau et de telles « sorties » accentue le préjudice.
Ensuite, non, ce n’est pas la thèse de Xavi, car ce n’est pas d’avoir mangé le fruit qui dans la thèse de Xavi provoque d’acquérir l’humanité, Xavi lui veut que l’homme soit bien déjà homme avant – et c’est nettement moins déjanté et plus « orthodoxe », et ce point qui a choqué Lentille l’a choqué avec raison, d’où son « développement » par l’absurde.
Et donc, non, ce n’est pas « largement suffisant et surtout clair pour comprendre le processus », c’est tout le contraire, et en guise de détail il en glisse un qui est énorme et qui prend valeur de vérité.
Evidemment que « nous ne sommes pas d’accord » , et si je n’ai pas noté d’autres incongruités c’est que je savais que Xavi les noterait, ce n’est pas parce que Xavi et ce prêtre ont en commun un point d’hypothèse que je refuse d’adopter qu’ils sont d’accord, et ce n’est pas parce qu’ils ont ce point d’accord qu’il faut être à cause de lui « conciliant » sur le reste.
On ne peut pas être conciliant sur une erreur manifeste, défendrait-elle une vérité. Je commence à comprendre pourquoi « on ne peut pas s’entendre » (façon rapide de dire les choses).
Ainsi, quand vous reprenez et égrenez le verbe de « créer » quand toute la partie « hominidée » est déjà là, et pour n’évoquer que l’âme humaine : pour moi ce n’est plus « créer », ce n’est pas du chipotage de noter cela, parce que l’homme est « âme et corps » indissociablement, et que le corps même de l’homme, même s’il a aussi des muscles, un foie, etc. , est différent à cause de cette liaison, on en a déjà parlé. Vous allez me dire « justement, c’est pourquoi on peut dire « créer » », eh bien non, car vous supposez en fait clairement le contraire et c’est ce que j’appelais jouer sur des ambiguïtés et des non-dits. Si Dieu « crée » et il est le seul à le pouvoir, c’est sa prérogative, , c’est parce qu’il le fait à partir de rien. Et si sa création se fait à travers une évolution qui permet de dire qu’il y a déjà quelque chose de vivant, ce n’est plus alors créer, c’est transformer.
Il ne crée plus que l’âme ici, ce qu’il fera aussi demain quand Lentille aura une épouse qu’il fécondera, mais ce ne sera pas du tout la même chose que dans le cas ici envisagé et qui n’a rien de certain, faut-il encore le rappeler ! Car vous vous appuyez alors sur une conviction pour l’expliquer, comme si elle était démontrée, quand il faudrait d’abord la démontrer.
Ce n’est pas honnête !
Et qu’une telle transformation aboutisse à un changement aussi radical que de faire d’un animal un homme, cela pose une question grave et ontologique dont vous boycottez toutes les conséquences et la réflexion en employant sans état d’âme le verbe « créer ».
Ce n’est donc pas que l’acte de bestialité (zoophilie mise en acte) qui me chagrine, il ne suffit pas de construire un scénario qui tienne la route, il faut en analyser le sens. Et comme il s’agit ici de la création, et de choses que la science n’a pas encore démontrée « à ce point », cela relève encore de la théologie
Vous ne réfléchissez pas à ce qui est essentiel en théologie or là on est en plein dedans !
Prenez l’exemple, dans les évangiles, où des pharisiens reprochaient à Jésus que ses disciples aient glané des blés dans un champ un jour de Sabbat. Jésus ne leur a pas répondu en premier « je suis Dieu et je peux changer la loi comme il me plaît » (car du point de vue de la loi ils avaient raison, même s’ils chipotaient en associant leur geste à un « travail » de récolte ), il a commencé par leur citer en exemple un passage de l’Ecriture pour les inviter à réfléchir au motif pour lequel il y avait cette loi qui dénonçait un mal.
Eh bien ici pour la bestialité et pas seulement, il ne s’agit pas pour moi de dire ‘c’est mal » et basta, mais pour vous de me démontrer qu’en remontant au motif dans ce cas précis ce peut être une exception au mal.
Or vous ne le faites pas et ne l’avez pas fait, par conséquent cela reste un mal et vous êtes en tort de ne pas le prendre en compte.
Vous m’obligez à adopter une posture qui ne m’est pas habituelle, car je préfère jouer votre rôle, mais comme vous ne comprenez pas la gravité de l’enjeu, j’y suis obligé.
Qu’une créature sans âme couche avec une créature qui n’en a pas, est une monstruosité. Et si vous ne voyez pas « en quoi », c’est grave, vu tout ce qui a été écrit depuis l’origine sur la grandeur et la beauté de l’union conjugale dans la Tradition de l’Eglise.
Et qu’un tel sujet soit abordé comme le fait ce père, sans en donner une justification, a de quoi, surtout dans le cadre d’une vulgarisation, provoquer bien des âmes pures et innocentes et pervertir leur sens moral.
Par ailleurs, être de l’avis d’un autre qui sait (c’est à voir !) pourquoi une chose est bonne ou mal, et son avis serait-il « bon », ne nous garantit pas que pour nous cela le soit si nous n’avons pas compris en quoi cela l’était quand par ailleurs l‘Ecriture dit clairement le contraire comme règle générale !
Chacun a sa part de responsabilité et se doit de l’assumer et il en rendra compte !
Soit vous traitez le sujet, soit vous ne le traitez pas, mais si vous le traitez sans traiter ce point vous êtes dans l’ignorance, l’illusion et le mensonge, la désobéissance, le « quant à soi », l’a priori, etc.
Et si vous ne savez pas le traiter, alors reconnaissez-le en vous taisant.
Je suis désolé que vous m’obligiez à préciser ces choses. Ce n’est pas pour le plaisir et encore moins par penchant personnel que je m’exprime sur ce sujet, ni pour « ‘avoir une opinion » ou parce que je trouve celle-ci plus belle ou plausible que celle-là. Il y quelque chose qui ne va pas dans votre démarche et qui dépasse le cadre même du sujet.
Moi aussi j’aime être conciliant, mais non on ne peut pas justifier son propos par le fait que
Pour les besoins de son mode de communication, le père Paul-Adrien essaie de se limiter à un regard que ses interlocuteurs peuvent tous comprendre. Il ne serait évidemment pas justifié d'en déduire un quelconque éloignement de l'enseignement de l'Église ou des contradictions par rapport à ce qui n'est pas dit.
C’est tout le contraire.
Pourquoi remettre de cette façon sur le tapis l’inceste, après tout ce que j’en ai écrit, pour précisément faire pour lui ce qui vous reste à faire pour la bestialité, cela ne me donne vraiment pas envie de continuer à discuter car soit vous ne mesurez pas réellement l’enjeu, soit vous me prenez pour un Charlot qui dit des choses sans importance ni conséquences, mais charrie des idées à tire larigot dans lesquelles il y a à boire et à manger, sans même que vous me le disiez ni m’en donniez votre avis. Du moins j'aurais permis que soit développé ce sujet.