Babylone la grande
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Forum de débats dialectiques entre personnes de bonne volonté autour de la religion chrétienne (catholicisme) et des objections formulées à son encontre
NB : L'attention des intervenants est particulièrement attirée sur la courtoisie et le respect ; les blasphèmes et provocations visant à blesser le sentiment religieux des lecteurs seront modérés ; les discussions inutilement polémiques seront verrouillées et leur initiateurs sanctionnés.
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David Vincent
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Babylone la grande
Bonjour,
En réalité l'identification de Babylone peut être discutée. De mon côté je pense plutôt à Jérusalem qu'à Rome.
Je donne quelques éléments d'explication ici :
http://philochristos.wordpress.com/2013 ... on-peuple/
Notons que pour un certain nombre de protestants, Babylone représente l'Eglise catholique.
En réalité l'identification de Babylone peut être discutée. De mon côté je pense plutôt à Jérusalem qu'à Rome.
Je donne quelques éléments d'explication ici :
http://philochristos.wordpress.com/2013 ... on-peuple/
Notons que pour un certain nombre de protestants, Babylone représente l'Eglise catholique.
Chrétien évangélique.
Etudiant en histoire et en Sciences religieuses
Blogueur :
http://didascale.com
Etudiant en histoire et en Sciences religieuses
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Re: quesque babylone la grande?
Bonjour David Vincent,
Votre raisonnement est intéressant et même séduisant. Mais si vous permettez, j'émettrai une réserve : votre lecture oublie la Résurrection et le mystère pascal.
Vous rapprochez Jérusalem de Babylone, parce que Jérusalem tue les prophètes. Oui, mais il y a Jérusalem avant la Résurrection et Jérusalem après. Celle des autorités juives et de la foule qui réclame la mort de Notre Seigneur et celle où l'Eglise se rassemble pour recevoir l'Esprit avant de partir annoncer l'Evangile à toutes les nations. Il y a là un paradoxe comme si Jérusalem était une sorte de Janus !
Mais ce paradoxe n'est résolu que par la Résurrection du Christ qui fait passer de l'une à l'autre.
Dans les Actes des Apôtres, Jérusalem est un point d'ancrage ou un centre de gravité, comme vous voulez : c'est à Jérusalem que les Apôtres attendent et reçoivent l'effusion de l'Esprit, qu'ils annoncent le kérygme pour la première fois à toutes les nations. Dans votre § "une foule de nations", pour accréditer votre hypothèse, vous citez Actes 2, 5-13 mais c'est la Pentecôte, l'annonce de l'Evangile à tous les peuples ! Quel rapport avec la figure de Babylone, lieu de prostitution et de tyrannie ?
Dans votre § "La royauté sur les rois de la Terre"
Vous citez des versets qui attestent de la souveraineté de Dieu, pas celle de Jérusalem. Là aussi, le rapprochement avec Babylone me paraît un peu abusif.
Dans votre § sur les martyrs, vous rappelez que les premiers martyrs chrétiens le sont à Jérusalem. Il en est ainsi dans le Nouveau Testament. Toutefois, à l'époque de la rédaction de l'Apocalypse (fin du 1er siècle, je m'en tiens à l'hypothèse communément admise), il y a eu des martyrs chrétiens... à Rome (j'ajouterais que c'est Rome qui a -officiellement- condamné et exécuté Jésus ce qui aurait tendance également à infirmer votre hypothèse).
Enfin, il me semble que vous oubliez un des critères qui a, de tradition constante, associé Babylone à Rome, ce sont les 7 collines. Là où Jérusalem est la "montagne de Sion". Peut-être faut-il y voir une opposition entre le monothéisme et le polythéisme...
En revanche, Babylone, ville impériale, correspond mieux à Rome. La ville, par excellence, l'Urbs, c'est Rome ! La ville avec qui les rois de la terre se sont corrompus me paraît correspondre à Rome et à sa politique d'expansion : l'amitié de Rome n'était jamais désintéressée et les Juifs en ont fait les frais. L'Ecriture elle-même en témoigne, voyez dans le 1er Livre des Macchabées 8, comment Judas Macchabée recherche l'amitié des Romains : terrible engrenage dans lequel il mit le doigt !
Au demeurant, l'Apocalypse d'achève sur la description de la Jérusalem céleste : elle y est toujours le lieu de la présence de Dieu, du repos, le lieu où il n'y a ni deuil, ni cris, ni douleur (Ap 21, 4).
Je continue sur un autre message parce que du coup, j'ai également lu votre article sur la 1ère épitre de Pierre.
Teano
Votre raisonnement est intéressant et même séduisant. Mais si vous permettez, j'émettrai une réserve : votre lecture oublie la Résurrection et le mystère pascal.
Vous rapprochez Jérusalem de Babylone, parce que Jérusalem tue les prophètes. Oui, mais il y a Jérusalem avant la Résurrection et Jérusalem après. Celle des autorités juives et de la foule qui réclame la mort de Notre Seigneur et celle où l'Eglise se rassemble pour recevoir l'Esprit avant de partir annoncer l'Evangile à toutes les nations. Il y a là un paradoxe comme si Jérusalem était une sorte de Janus !
Dans les Actes des Apôtres, Jérusalem est un point d'ancrage ou un centre de gravité, comme vous voulez : c'est à Jérusalem que les Apôtres attendent et reçoivent l'effusion de l'Esprit, qu'ils annoncent le kérygme pour la première fois à toutes les nations. Dans votre § "une foule de nations", pour accréditer votre hypothèse, vous citez Actes 2, 5-13 mais c'est la Pentecôte, l'annonce de l'Evangile à tous les peuples ! Quel rapport avec la figure de Babylone, lieu de prostitution et de tyrannie ?
Dans votre § "La royauté sur les rois de la Terre"
Vous citez des versets qui attestent de la souveraineté de Dieu, pas celle de Jérusalem. Là aussi, le rapprochement avec Babylone me paraît un peu abusif.
Dans votre § sur les martyrs, vous rappelez que les premiers martyrs chrétiens le sont à Jérusalem. Il en est ainsi dans le Nouveau Testament. Toutefois, à l'époque de la rédaction de l'Apocalypse (fin du 1er siècle, je m'en tiens à l'hypothèse communément admise), il y a eu des martyrs chrétiens... à Rome (j'ajouterais que c'est Rome qui a -officiellement- condamné et exécuté Jésus ce qui aurait tendance également à infirmer votre hypothèse).
Enfin, il me semble que vous oubliez un des critères qui a, de tradition constante, associé Babylone à Rome, ce sont les 7 collines. Là où Jérusalem est la "montagne de Sion". Peut-être faut-il y voir une opposition entre le monothéisme et le polythéisme...
En revanche, Babylone, ville impériale, correspond mieux à Rome. La ville, par excellence, l'Urbs, c'est Rome ! La ville avec qui les rois de la terre se sont corrompus me paraît correspondre à Rome et à sa politique d'expansion : l'amitié de Rome n'était jamais désintéressée et les Juifs en ont fait les frais. L'Ecriture elle-même en témoigne, voyez dans le 1er Livre des Macchabées 8, comment Judas Macchabée recherche l'amitié des Romains : terrible engrenage dans lequel il mit le doigt !
Au demeurant, l'Apocalypse d'achève sur la description de la Jérusalem céleste : elle y est toujours le lieu de la présence de Dieu, du repos, le lieu où il n'y a ni deuil, ni cris, ni douleur (Ap 21, 4).
Je continue sur un autre message parce que du coup, j'ai également lu votre article sur la 1ère épitre de Pierre.
Teano
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
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gerardh
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Re: quesque babylone la grande?
_________
Bonjour,
Le plan du livre est résumé au verset 19 du chapitre 1 : "Ecris les choses que tu as vues, et les choses qui sont, et les choses qui doivent arriver après celles-ci". Il y a donc des choses passées, des choses présentes et des choses futures. Les choses présentes sont les chapitres 2 et 3. Les choses futures sont quasiment tous les chapitres qui suivent, sauf le chapitre 22 à partir du verset 7.
______________
Bonjour,
Le plan du livre est résumé au verset 19 du chapitre 1 : "Ecris les choses que tu as vues, et les choses qui sont, et les choses qui doivent arriver après celles-ci". Il y a donc des choses passées, des choses présentes et des choses futures. Les choses présentes sont les chapitres 2 et 3. Les choses futures sont quasiment tous les chapitres qui suivent, sauf le chapitre 22 à partir du verset 7.
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Babylone : Rome ou Jérusalem ?
Je continue... avec l'article lié au premier "La signification de Babylone".
Vous vous appuyez sur la salutation finale de Pierre "l'Eglise qui est dans Babylone".
Unanimement, la tradition catholique y voit Rome d'où Pierre écrit aux chrétiens.
D'abord, vous faites l'impasse sur 2 questions qui me paraissent un préalable : authenticité et datation des écrits que vous utilisez (1ére de Pierre, Jacques et Apocalypse). Dans une démarche historique comme la vôtre, c'était un minimum.
Je suis très paresseuse, je ne me lancerai pas dans ces problématiques.
Plusieurs choses me chiffonnent dans votre raisonnement :
1/ vous faites raisonner et écrire Pierre en juif et pas en chrétien, alors que lui-même se réclame explicitement chrétien (4, 16). Là encore, votre lecture ignore la Résurrection.
2/ Vous vous appuyez sur Jacques qui emploie le mot "dispersion" pour coller votre interprétation judéo-juive du mot mais il adresse sa lettre au 12 tribus ... expression que vous n'expliquez pas. Le mot "dispersion" semble bien être employé dans un sens un peu différent, tant sous la plume de l'un que de l'autre, ils ont dépassé le cadre du judaïsme.
3/ Vous écrivez "Un deuxième argument qui appuie l’identification de « Babylone » à Jérusalem est l’Apocalypse. Ceux qui identifient Babylone à Rome, se servent souvent de l’Apocalypse pour appuyer leurs propos, en disant que puisque Rome est appelée Babylone dans l’Apocalypse, Pierre doit faire de même". Le problème est que l'Apocalypse est postérieur à 1 Pierre... Toutefois, la question serait d'attester dans l'Eglise de l'utilisation de "Babylone" pour désigner Rome.
4/ Vous acceptez un certain nombre de faits concernant Jacques, mais doutez des sources concernant Pierre. Serait-ce un peu partial de votre part ?
Dans la joie de Marie,
Teano
Vous vous appuyez sur la salutation finale de Pierre "l'Eglise qui est dans Babylone".
Unanimement, la tradition catholique y voit Rome d'où Pierre écrit aux chrétiens.
D'abord, vous faites l'impasse sur 2 questions qui me paraissent un préalable : authenticité et datation des écrits que vous utilisez (1ére de Pierre, Jacques et Apocalypse). Dans une démarche historique comme la vôtre, c'était un minimum.
Je suis très paresseuse, je ne me lancerai pas dans ces problématiques.
Plusieurs choses me chiffonnent dans votre raisonnement :
1/ vous faites raisonner et écrire Pierre en juif et pas en chrétien, alors que lui-même se réclame explicitement chrétien (4, 16). Là encore, votre lecture ignore la Résurrection.
2/ Vous vous appuyez sur Jacques qui emploie le mot "dispersion" pour coller votre interprétation judéo-juive du mot mais il adresse sa lettre au 12 tribus ... expression que vous n'expliquez pas. Le mot "dispersion" semble bien être employé dans un sens un peu différent, tant sous la plume de l'un que de l'autre, ils ont dépassé le cadre du judaïsme.
3/ Vous écrivez "Un deuxième argument qui appuie l’identification de « Babylone » à Jérusalem est l’Apocalypse. Ceux qui identifient Babylone à Rome, se servent souvent de l’Apocalypse pour appuyer leurs propos, en disant que puisque Rome est appelée Babylone dans l’Apocalypse, Pierre doit faire de même". Le problème est que l'Apocalypse est postérieur à 1 Pierre... Toutefois, la question serait d'attester dans l'Eglise de l'utilisation de "Babylone" pour désigner Rome.
4/ Vous acceptez un certain nombre de faits concernant Jacques, mais doutez des sources concernant Pierre. Serait-ce un peu partial de votre part ?
Dans la joie de Marie,
Teano
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
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David Vincent
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Re: Qu'est-ce que Babylone la grande?
Bonjour Teano,
Merci pour vos réponses. Les articles avaient déjà été écrits il y a un certain temps. Actuellement je prépare une nouvelle version que je vais intégrer à une série sur la fin des temps où j'exposerai ma vision des choses ("postmillénarisme prétériste"), très minoritaire je le reconnais.
Je vais donc tenir compte de vos différentes remarques et je tâcherais d'y répondre, par contre pourriez-vous développer le point suivant :
Merci pour vos réponses. Les articles avaient déjà été écrits il y a un certain temps. Actuellement je prépare une nouvelle version que je vais intégrer à une série sur la fin des temps où j'exposerai ma vision des choses ("postmillénarisme prétériste"), très minoritaire je le reconnais.
Je vais donc tenir compte de vos différentes remarques et je tâcherais d'y répondre, par contre pourriez-vous développer le point suivant :
Vous acceptez un certain nombre de faits concernant Jacques, mais doutez des sources concernant Pierre. Serait-ce un peu partial de votre part ?
Re: Qu'est-ce que Babylone la grande?
Bonjour David,
[*]"Rome
Ne le cachons pas, c’est l’hypothèse majoritairement admise par les commentateurs. Certains (Mac Arthur par exemple) l’affirment même comme un fait. Par ailleurs les théologiens catholiques y voient une preuve biblique que Pierre a bel et bien été à Rome. Sans nier la venue historique de Pierre à Rome, il semble pourtant que cette hypothèse soit peu solide. En effet l’argument biblique principal vient de la comparaison avec l’Apocalypse. Babylone, dans l’Apocalypse, serait la Rome païenne qui va être jugée.
(...)
Or pour l’épitre de Jacques, il n’y a aucun doute sur son lieu d’origine : Jacques était le responsable de l’Eglise de Jérusalem (Actes 15 / Actes 21) et on n’a aucun témoignage historique du fait qu’il aurait quitté la ville, bien au contraire, Flavius Josèphe rapporte qu’il est mort à Jérusalem."
Voici un extrait de votre article.
En effet, Jacques était le responsable de l'Eglise de Jérusalem et les sources semblent en faire plutôt un "sédentaire" si vous me permettez cette façon de voir.
En revanche, Pierre quitte Jérusalem en 43 (Actes 12) et sa 1ère lettre est habituellement daté de la fin des années 50 ou du début des années 60 (j'ai trouvé 2 dates : 58 et 63). En Actes 9.32, on voit Pierre visiter les Eglises, jusqu'à Césarée. Peu de chances donc que sa lettre ait été rédigée à Jérusalem : les dates et les lieux ne correspondent pas.
Ce n'est pas un reproche que je vous faisais, ou alors pour vous asticoter un peu (je suis taquine). Mais si votre article prend la peine de relever où et quand Jacques a exercé son activité, il fallait faire de même, dans un souci méthodologique, avec Pierre : les Actes donnent de précieuses indications ainsi que les Pères de l'Eglise et l'archéologie.
[*] Avez-vous cherché dans la littérature juive antérieure ou contemporaine ("écrits intertestamentaires" et des différents courants du judaïsme ancien) si et comment Jérusalem, Rome et Babylone pouvaient être désignées ? Cela confirmerait ou infirmerait certainement votre hypothèse.
[*] Je trouve intéressant qu'on trouve Babylone sous la plume de Pierre, dans son épître et celle de Jean, dans l'Apocalypse. Pierre et Jean font la paire dans l'évangile de ce dernier : voyez Jean aux chapitre 13, 20 et 21. Il y a un truc à creuser de ce côté, même si j'ignore quoi.
[*]"Postmillénarisme prétériste" ????? Pouvez-vous m'éclairer ???
Dans la joie de Marie,
Teano
[*]"Rome
Ne le cachons pas, c’est l’hypothèse majoritairement admise par les commentateurs. Certains (Mac Arthur par exemple) l’affirment même comme un fait. Par ailleurs les théologiens catholiques y voient une preuve biblique que Pierre a bel et bien été à Rome. Sans nier la venue historique de Pierre à Rome, il semble pourtant que cette hypothèse soit peu solide. En effet l’argument biblique principal vient de la comparaison avec l’Apocalypse. Babylone, dans l’Apocalypse, serait la Rome païenne qui va être jugée.
(...)
Or pour l’épitre de Jacques, il n’y a aucun doute sur son lieu d’origine : Jacques était le responsable de l’Eglise de Jérusalem (Actes 15 / Actes 21) et on n’a aucun témoignage historique du fait qu’il aurait quitté la ville, bien au contraire, Flavius Josèphe rapporte qu’il est mort à Jérusalem."
Voici un extrait de votre article.
En effet, Jacques était le responsable de l'Eglise de Jérusalem et les sources semblent en faire plutôt un "sédentaire" si vous me permettez cette façon de voir.
En revanche, Pierre quitte Jérusalem en 43 (Actes 12) et sa 1ère lettre est habituellement daté de la fin des années 50 ou du début des années 60 (j'ai trouvé 2 dates : 58 et 63). En Actes 9.32, on voit Pierre visiter les Eglises, jusqu'à Césarée. Peu de chances donc que sa lettre ait été rédigée à Jérusalem : les dates et les lieux ne correspondent pas.
Ce n'est pas un reproche que je vous faisais, ou alors pour vous asticoter un peu (je suis taquine). Mais si votre article prend la peine de relever où et quand Jacques a exercé son activité, il fallait faire de même, dans un souci méthodologique, avec Pierre : les Actes donnent de précieuses indications ainsi que les Pères de l'Eglise et l'archéologie.
[*] Avez-vous cherché dans la littérature juive antérieure ou contemporaine ("écrits intertestamentaires" et des différents courants du judaïsme ancien) si et comment Jérusalem, Rome et Babylone pouvaient être désignées ? Cela confirmerait ou infirmerait certainement votre hypothèse.
[*] Je trouve intéressant qu'on trouve Babylone sous la plume de Pierre, dans son épître et celle de Jean, dans l'Apocalypse. Pierre et Jean font la paire dans l'évangile de ce dernier : voyez Jean aux chapitre 13, 20 et 21. Il y a un truc à creuser de ce côté, même si j'ignore quoi.
[*]"Postmillénarisme prétériste" ????? Pouvez-vous m'éclairer ???
Dans la joie de Marie,
Teano
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
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Mariel
- Barbarus

Re: Qu'est-ce que Babylone la grande?
Bonjour,
Il me semble complètement abusif de désigner Jérusalem comme étant Babylone : toute la Bible celle des prophètes et le Nouveau Testament démontre leur antagonisme. Jérusalem n'est jamais nommé Babylonne dans l'Apocalypse, mais, nuance, "Sodome et Egypte". Cette discussion est totalement inutile.
Il me semble complètement abusif de désigner Jérusalem comme étant Babylone : toute la Bible celle des prophètes et le Nouveau Testament démontre leur antagonisme. Jérusalem n'est jamais nommé Babylonne dans l'Apocalypse, mais, nuance, "Sodome et Egypte". Cette discussion est totalement inutile.
Re: Qu'est-ce que Babylone la grande?
De toutes façons Babylone n'a rien à voir avec Jérusalem où Rome.
Babylone désigne le système commercial et économique mondial, système qui c'est bâtit avec la guerre et le sang des innocents.
Babylone désigne le système commercial et économique mondial, système qui c'est bâtit avec la guerre et le sang des innocents.
«La vérité vous rendra libre».
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Cinci
- Tribunus plebis

- Messages : 11757
- Inscription : lun. 06 juil. 2009, 21:35
- Conviction : catholique perplexe
Re: Qu'est-ce que Babylone la grande?
Mariel,
Il suffit de lire l'Exode et le reste; passant par Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, Osée, Amos, etc. Jésus pourra dire :«Jérusalem, Jérusalem, toi qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui te sont envoyés ... combien de fois ai-je essayé de rassembler tes enfants comme une poule qui tente ...» cf Matthieu 23, 37 Il y a Jérusalem et Jérusalem. Paul fait bien la distinction entre les deux dans sa lettre aux Galates cf chapitre 4.
Il y a la Jérusalem d'en bas qui est charnelle et esclave, il y a la Jérusalem d'en haut. Jésus s'adresse à la Jérusalem d'en bas quand il lui dit qu'elle tue les prophètes. Et les prophètes, justement, n'ont jamais eu cesse de dénoncer sa prostitution, et ceci expliquant bien cela, comme le fait de l'impopularité d'Élie à la cour de Jézabel. Donc, Jean parle de la Jérusalem de son temps (celle des hérodiens, celle des pharisiens ennemis de Jésus «Nous n'avons d'autre roi que César!» comme de la «grande ville» qui est la grande prostituée, qui fait boire de son vin à toutes les nations, qui s'enivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus.
La «Babylone qui est tombée» et qui est devenue une demeure de démons et un repaire pour esprits impurs ... mais n'est rien d'autre que cette Jérusalem avec son Temple restauré par Hérode le Grand ... Temple dont Jésus disait justement qu'il ne resterait pas pierre sur pierre ... cette maison dont Jésus disait aux chefs qu'elle leur serait laissée pour devenir le domaine des serpents et des araignées.
Luc 21,20 signale bien cette dévastation à venir de Jérusalem ... ; oui, de Jérusalem, Jé-ru-sa-lem; d'où Jean peut en parler comme de Babylone ... Sodome, Égypte ... Tyr, Ninive .... C'est toujours la même idée. Le Nouveau Testament annonce la destruction de Jérusalem, de son Temple ... du malheur terrible devant s'abattre sur les gens de la Judée («Ne pleurez pas sur moi, filles de Jérusalem, mais plutôt sur vous-mêmes ... car voici venir des jours ... » - Matt 23,27)
Écriture pour Écriture ...
«... et elle sera consummée par le feu, parce qu'il est puissant, le Seigneur Dieu qui l'a jugée.» (Apocalypse 18, 8)
«... que si la fille d'un prêtre se profane en se prostituant, elle profane son père; elle sera brûlée par le feu» (Lévitique 21,9)
«... et toi profère un chant funèbre sur les princes de la maison d'Israël [...]» (Ez 19,1)
«... la parole de Yavhé m'advint en ces termes : et toi fils d'homme, vas-tu juger, vas-tu juger la ville sanguinaire? tu lui feras connaître toutes ses abominations. Tu diras : Ainsi parle le Seigneur Yavhé : Malheur à la ville qui répand le sang au milieu d'elle pour que vienne son temps [...]» (Ez 22,1)
«... malheur à eux, parce qu'ils se sont enfuis loin de moi! Dévastation sur eux parce qu'ils m'ont été infidèles! et moi je voulais les libérer, mais ils ont dit contre moi des mensonges [...] leurs chefs tomberont par le glaive à cause de la fureur de leur langue; et ce sera leur dérision au pays d'Égypte. Embouchons la trompette! Comme l'aigle, on fond sur la maison de Yavhé, parce qu'ils ont transgressé mon Alliance et à ma loi ont été infidèles.» (Osée 7,13; 8,1)
Il faut voir Jérémie, les chapitres 50 et 51. Dans l'Apocalypse, Jean applique directement à la Jérusalem des ennemis de Jésus le jugement de Babylone. Les hébreux devaient "sortir de Babylone" mais tout comme les chrétiens devaient sortir de la maison d'esclavage cf Jérusalem d'en bas.
Jean met son livre par écrit, connaissant lui-même le sort funeste qui aura été celui de Jérusalem et de son Temple au Ier siècle. Il raconte à partir de cela. La prostituée ne peut être que cette «épouse infidèle à Yavhé», la prostituée du prophète Osée.
Encore :
Dans le contexte d'un univers mental hébraïco-biblique du Ier siècle et qui est encore celui des premiers chrétiens contemporains de la chute du Temple, quand par contraste l'empire romain connaît un âge d'or au même moment : il serait du plus incongru d'aller imaginer un Jean obsédé par la Rome païenne et au point de désirer placer celle-ci au centre de toutes les ruminations qui traversent le livre de bout en bout. Le vrai centre de gravité naturel de tous les amateurs de Bible du monde : c'est Jérusalem. C'est donc la "grande ville" qui est au centre du livre apocalyptique.
Je pense que Jean parle bien de Jérusalem quand il parle de "Babylone" dans son livre. Toute la Bible et les prophètes ne font que vitupérer sans cesse contre la «prostitution spirituelle» de Jérusalem.Il me semble complètement abusif de désigner Jérusalem comme étant Babylone : toute la Bible celle des prophètes et le Nouveau Testament démontre leur antagonisme.
Il suffit de lire l'Exode et le reste; passant par Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, Osée, Amos, etc. Jésus pourra dire :«Jérusalem, Jérusalem, toi qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui te sont envoyés ... combien de fois ai-je essayé de rassembler tes enfants comme une poule qui tente ...» cf Matthieu 23, 37 Il y a Jérusalem et Jérusalem. Paul fait bien la distinction entre les deux dans sa lettre aux Galates cf chapitre 4.
Il y a la Jérusalem d'en bas qui est charnelle et esclave, il y a la Jérusalem d'en haut. Jésus s'adresse à la Jérusalem d'en bas quand il lui dit qu'elle tue les prophètes. Et les prophètes, justement, n'ont jamais eu cesse de dénoncer sa prostitution, et ceci expliquant bien cela, comme le fait de l'impopularité d'Élie à la cour de Jézabel. Donc, Jean parle de la Jérusalem de son temps (celle des hérodiens, celle des pharisiens ennemis de Jésus «Nous n'avons d'autre roi que César!» comme de la «grande ville» qui est la grande prostituée, qui fait boire de son vin à toutes les nations, qui s'enivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus.
La «Babylone qui est tombée» et qui est devenue une demeure de démons et un repaire pour esprits impurs ... mais n'est rien d'autre que cette Jérusalem avec son Temple restauré par Hérode le Grand ... Temple dont Jésus disait justement qu'il ne resterait pas pierre sur pierre ... cette maison dont Jésus disait aux chefs qu'elle leur serait laissée pour devenir le domaine des serpents et des araignées.
Luc 21,20 signale bien cette dévastation à venir de Jérusalem ... ; oui, de Jérusalem, Jé-ru-sa-lem; d'où Jean peut en parler comme de Babylone ... Sodome, Égypte ... Tyr, Ninive .... C'est toujours la même idée. Le Nouveau Testament annonce la destruction de Jérusalem, de son Temple ... du malheur terrible devant s'abattre sur les gens de la Judée («Ne pleurez pas sur moi, filles de Jérusalem, mais plutôt sur vous-mêmes ... car voici venir des jours ... » - Matt 23,27)
Écriture pour Écriture ...
«... et elle sera consummée par le feu, parce qu'il est puissant, le Seigneur Dieu qui l'a jugée.» (Apocalypse 18, 8)
«... que si la fille d'un prêtre se profane en se prostituant, elle profane son père; elle sera brûlée par le feu» (Lévitique 21,9)
«... et toi profère un chant funèbre sur les princes de la maison d'Israël [...]» (Ez 19,1)
«... la parole de Yavhé m'advint en ces termes : et toi fils d'homme, vas-tu juger, vas-tu juger la ville sanguinaire? tu lui feras connaître toutes ses abominations. Tu diras : Ainsi parle le Seigneur Yavhé : Malheur à la ville qui répand le sang au milieu d'elle pour que vienne son temps [...]» (Ez 22,1)
«... malheur à eux, parce qu'ils se sont enfuis loin de moi! Dévastation sur eux parce qu'ils m'ont été infidèles! et moi je voulais les libérer, mais ils ont dit contre moi des mensonges [...] leurs chefs tomberont par le glaive à cause de la fureur de leur langue; et ce sera leur dérision au pays d'Égypte. Embouchons la trompette! Comme l'aigle, on fond sur la maison de Yavhé, parce qu'ils ont transgressé mon Alliance et à ma loi ont été infidèles.» (Osée 7,13; 8,1)
Il faut voir Jérémie, les chapitres 50 et 51. Dans l'Apocalypse, Jean applique directement à la Jérusalem des ennemis de Jésus le jugement de Babylone. Les hébreux devaient "sortir de Babylone" mais tout comme les chrétiens devaient sortir de la maison d'esclavage cf Jérusalem d'en bas.
Jean met son livre par écrit, connaissant lui-même le sort funeste qui aura été celui de Jérusalem et de son Temple au Ier siècle. Il raconte à partir de cela. La prostituée ne peut être que cette «épouse infidèle à Yavhé», la prostituée du prophète Osée.
Encore :
- «Si Yavhé des armées ne nous eût laissé quelques survivants,
nous serions comme Sodome, nous ressemblerions à
Gomorrhe.
Écoutez la parole de Yavhé,
chefs de Sodome,
prêtez l'oreille à l'enseignement de notre Dieu,
peuple de Gomorrhe!
Que me fait la multitude de vos sacrifices?
dit Yavhé»
- Isaïe 1,9
- «... la grande ville qui est appelée, allégoriquement, Sodome et Égypte, là même où leur Seigneur a été crucifié» (Apocalypse 11,8) = Jérusalem.
Dans le contexte d'un univers mental hébraïco-biblique du Ier siècle et qui est encore celui des premiers chrétiens contemporains de la chute du Temple, quand par contraste l'empire romain connaît un âge d'or au même moment : il serait du plus incongru d'aller imaginer un Jean obsédé par la Rome païenne et au point de désirer placer celle-ci au centre de toutes les ruminations qui traversent le livre de bout en bout. Le vrai centre de gravité naturel de tous les amateurs de Bible du monde : c'est Jérusalem. C'est donc la "grande ville" qui est au centre du livre apocalyptique.
- PaxetBonum
- Tribunus plebis

- Messages : 9857
- Inscription : lun. 21 juin 2010, 19:01
Re: Qu'est-ce que Babylone la grande?
D'autres y voient l'islam à travers la Mecque, ville aux septs montagnes…
"C'est ici l'intelligence qui a de la sagesse. -Les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise."
Liste des montagnes a l'interieur de la ville de la Mecque (exactement 7 !)
Mont de Lumière: des faits saillants de la Mecque, qui comprend la grotte de Hira [57], une grotte qui a été le culte du prophète Mahomet avant sa mission, et elle se pose aussi la révélation, cette montagne atteint une altitude de 642 mètres [57] et une superficie d'environ 5250 m².
Mont Thor: montagnes de la Mecque est l'un des monuments les plus importants, y compris la grotte de Thor, qui est resté où le prophète Mahomet et son compagnon Abou Bakr pour trois nuits au cours de la migration vers Yathrib, [58] La hauteur du pic de 728 mètres, et s'étend du nord au sud à une distance de 4123 mètres.
Mont Omar: une montagne de La Mecque, est enlevé une grande partie de celui-ci pour un projet avec de nombreux hôtels et les modules sont résidentiel, appelé le projet de développement Jabal Omar.
Mount Khandmh: la Mecque est située dans les montagnes du côté sud-est de la Grande Mosquée, s'étendant longitudinalement dans la direction du nord au sud de la longueur de plus de 3 kilomètres, et la largeur de la partie centrale de la montagne à environ 800 mètres. hauteur environ 525 mètres.
Mont Arafat: une montagne Mecque situé à 20 miles à l'est de la ville, et est l'une des caractéristiques les plus importantes de la Mecque, comme il a joué les rituels les plus importants du Hadj est le jour d'Arafat, qui sont dans le neuvième jour de Dhul-Hijjah ; une hauteur environ 750 mètres.
Mount Abu Qubeis: une montagne de La Mecque, situé sur le côté est de la Grande Mosquée, ainsi appelé parce que un homme appelé "Abou Qubeis" le premier à le construire, et une hauteur d'environ 420 mètres.
Mount Kaiqaan: aussi appelée la "Montagne d'un siècle", est situé sur le côté ouest de la Grande Mosquée, allant de la porte du quartier à puisard, et une hauteur d'environ 430 mètres.
Il y a aussi la bête aux sept têtes et dix cornes avec gueule de lion corps de léopard et pattes d'ours :
Si on recoupe avec Daniel 7
Daniel commença et dit: Je regardais pendant ma vision nocturne, et voici, les quatre vents des cieux firent irruption sur la grande mer. Et quatre grands animaux sortirent de la mer, différents l'un de l'autre. Le premier était semblable à un lion, et avait des ailes d'aigles; je regardai, jusqu'au moment où ses ailes furent arrachées; il fut enlevé de terre et mis debout sur ses pieds comme un homme, et un coeur d'homme lui fut donné. Et voici, un second animal était semblable à un ours, et se tenait sur un côté; il avait trois côtes dans la gueule entre les dents, et on lui disait: Lève-toi, mange beaucoup de chair. Après cela je regardai, et voici, un autre était semblable à un léopard, et avait sur le dos quatre ailes comme un oiseau; cet animal avait quatre têtes, et la domination lui fut donnée. Après cela, je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, il y avait un quatrième animal, terrible, épouvantable et extraordinairement fort; il avait de grandes dents de fer, il mangeait, brisait, et il foulait aux pieds ce qui restait; il était différent de tous les animaux précédents, et il avait dix cornes.
Emblêmes :
- lion : Babylone
- ours : Medo-Perse
- léopard : royaume de Javan
"C'est ici l'intelligence qui a de la sagesse. -Les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise."
Liste des montagnes a l'interieur de la ville de la Mecque (exactement 7 !)
Mont de Lumière: des faits saillants de la Mecque, qui comprend la grotte de Hira [57], une grotte qui a été le culte du prophète Mahomet avant sa mission, et elle se pose aussi la révélation, cette montagne atteint une altitude de 642 mètres [57] et une superficie d'environ 5250 m².
Mont Thor: montagnes de la Mecque est l'un des monuments les plus importants, y compris la grotte de Thor, qui est resté où le prophète Mahomet et son compagnon Abou Bakr pour trois nuits au cours de la migration vers Yathrib, [58] La hauteur du pic de 728 mètres, et s'étend du nord au sud à une distance de 4123 mètres.
Mont Omar: une montagne de La Mecque, est enlevé une grande partie de celui-ci pour un projet avec de nombreux hôtels et les modules sont résidentiel, appelé le projet de développement Jabal Omar.
Mount Khandmh: la Mecque est située dans les montagnes du côté sud-est de la Grande Mosquée, s'étendant longitudinalement dans la direction du nord au sud de la longueur de plus de 3 kilomètres, et la largeur de la partie centrale de la montagne à environ 800 mètres. hauteur environ 525 mètres.
Mont Arafat: une montagne Mecque situé à 20 miles à l'est de la ville, et est l'une des caractéristiques les plus importantes de la Mecque, comme il a joué les rituels les plus importants du Hadj est le jour d'Arafat, qui sont dans le neuvième jour de Dhul-Hijjah ; une hauteur environ 750 mètres.
Mount Abu Qubeis: une montagne de La Mecque, situé sur le côté est de la Grande Mosquée, ainsi appelé parce que un homme appelé "Abou Qubeis" le premier à le construire, et une hauteur d'environ 420 mètres.
Mount Kaiqaan: aussi appelée la "Montagne d'un siècle", est situé sur le côté ouest de la Grande Mosquée, allant de la porte du quartier à puisard, et une hauteur d'environ 430 mètres.
Il y a aussi la bête aux sept têtes et dix cornes avec gueule de lion corps de léopard et pattes d'ours :
Si on recoupe avec Daniel 7
Daniel commença et dit: Je regardais pendant ma vision nocturne, et voici, les quatre vents des cieux firent irruption sur la grande mer. Et quatre grands animaux sortirent de la mer, différents l'un de l'autre. Le premier était semblable à un lion, et avait des ailes d'aigles; je regardai, jusqu'au moment où ses ailes furent arrachées; il fut enlevé de terre et mis debout sur ses pieds comme un homme, et un coeur d'homme lui fut donné. Et voici, un second animal était semblable à un ours, et se tenait sur un côté; il avait trois côtes dans la gueule entre les dents, et on lui disait: Lève-toi, mange beaucoup de chair. Après cela je regardai, et voici, un autre était semblable à un léopard, et avait sur le dos quatre ailes comme un oiseau; cet animal avait quatre têtes, et la domination lui fut donnée. Après cela, je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, il y avait un quatrième animal, terrible, épouvantable et extraordinairement fort; il avait de grandes dents de fer, il mangeait, brisait, et il foulait aux pieds ce qui restait; il était différent de tous les animaux précédents, et il avait dix cornes.
Emblêmes :
- lion : Babylone
- ours : Medo-Perse
- léopard : royaume de Javan
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
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-
Cinci
- Tribunus plebis

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Re: Qu'est-ce que Babylone la grande?
blue eyes,
Mais c'est un symbole qui s'appliquerait fort bien au cas de la Jérusalem du Ier siècle selon moi; et, ici, comme celle qui s'oppose à la diffusion de la Bonne Nouvelle du Christ, se faisant antichrist proprement, pouvant représenter une puissance d'égarement (tentation ou séduction aussi) pour les élus. Des idôles sont adorées (comme en Égypte, comme en Babylonie) au lieu du vrai Dieu. Le mal est spirituel. L'emploi du synonyme par Jean se justifie par l'idée du jugement qui tombe alors sur Jérusalem; sur Jérusalem devenue esclave elle-même de son propre égarement.
Le système commercial et économique mondial de l'époque transitait aussi par le Temple à Jérusalem. Et le Temple d'Hérode était intégré dans le système économique gréco-romain; c'est d'où l'idée d'évoquer une prostitution matérielle par surcroit. Au mal spirituel peut s'adjoindre la corruption matérielle, en sorte que ce serait une bonne idée d'évoquer une prostitution spirituelle. Prostitution de l'esprit, prostitution du corps.
Bref
Ce sont des terme figuratifs interchangeables pour moi : Égypte, Sodome, la grande prostituée, Babylone, Tyr, etc. Des synonymes pour parler d'infidélité, de la corruption des richesses, du trafic injuste, de l'aveuglement par rapport à Dieu, de l'orgueil qui s'enfle, d'une idôlatrie de la toute-puissance, l'oubli de Dieu, etc.
Babylone n'est qu'un symbole dans l'Apocalypse, bien entendu.De toutes façons Babylone n'a rien à voir avec Jérusalem où Rome.
Babylone désigne le système commercial et économique mondial, système qui c'est bâtit avec la guerre et le sang des innocents.
Mais c'est un symbole qui s'appliquerait fort bien au cas de la Jérusalem du Ier siècle selon moi; et, ici, comme celle qui s'oppose à la diffusion de la Bonne Nouvelle du Christ, se faisant antichrist proprement, pouvant représenter une puissance d'égarement (tentation ou séduction aussi) pour les élus. Des idôles sont adorées (comme en Égypte, comme en Babylonie) au lieu du vrai Dieu. Le mal est spirituel. L'emploi du synonyme par Jean se justifie par l'idée du jugement qui tombe alors sur Jérusalem; sur Jérusalem devenue esclave elle-même de son propre égarement.
Le système commercial et économique mondial de l'époque transitait aussi par le Temple à Jérusalem. Et le Temple d'Hérode était intégré dans le système économique gréco-romain; c'est d'où l'idée d'évoquer une prostitution matérielle par surcroit. Au mal spirituel peut s'adjoindre la corruption matérielle, en sorte que ce serait une bonne idée d'évoquer une prostitution spirituelle. Prostitution de l'esprit, prostitution du corps.
Bref
Ce sont des terme figuratifs interchangeables pour moi : Égypte, Sodome, la grande prostituée, Babylone, Tyr, etc. Des synonymes pour parler d'infidélité, de la corruption des richesses, du trafic injuste, de l'aveuglement par rapport à Dieu, de l'orgueil qui s'enfle, d'une idôlatrie de la toute-puissance, l'oubli de Dieu, etc.
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Re: Qu'est-ce que Babylone la grande?
Ce ne serait pas moins chercher midi à quatorze heures que de se souvenir qu'il y a 7 collines à Rome... ?PaxetBonum a écrit :D'autres y voient l'islam à travers la Mecque, ville aux septs montagnes…
Parce que si Jean avait une mâchoire contre Jérusalem, je pense qu'on pourrait dire que l'autre était contre la Rome impériale, dont les empereurs s'arrogeaient les titres de "Seigneur" et de "Dieu", qui avaient mis à mort Pierre et Paul et qui persécutaient les chrétiens !
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
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Cinci
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Re: Qu'est-ce que Babylone la grande?
Paxetbonum,
Personnellement, je préfère m'en tenir à ce que Jean pouvait connaître positivement, par un mode de connaissances normal pour commencer :
1) les textes bibliques qu'il pouvait connaître;
2) la littérature chrétienne de son temps;
3) le contenu des Évangiles, les propos de Jésus, ses enseignements et ce qui forme l'espérance chrétienne proprement dite.
Son texte est inspiré en le sens qu'il va nous parler à nous aussi malgré l'écart des siècles, et pour nous entretenir de réalités toujours valables sur le plan de la foi, de l'espérance, du salut de notre âme, etc. Le texte est inspirant encore mais en ce qu'il pourrait nous permettre d'opérer des lectures "apocalyptiques" du monde, juste à considérer bien des éléments de notre actualité. Il y aurait de quoi se nourrir avec le texte, spirituellement parlant.
Mais bon ... la femme qui est assise sur les sept collines ... pour moi c'est simplement l'épouse infidèle ... la prostituée qui se partage entre les divers hauts lieux, ces hauts lieux des anciens hébreux où l'on y sacrifiait aux idoles. Jean fait allusion avec cela, à l'«infidélité de nos pères». Jean restera branché sur l'Ancien Testament.
Ce serait un peu la même idée que si l'on parlait de Marie de Magdala de qui sept démons seraient sortis. Jésus a libéré Marie de sept démons (sept péchés capitaux, vices, idoles). D'infidèle, Marie de Magdala va devenir une véritable épouse pour le Christ, pour parler au plan spirituel bien sûr. La femme assise sur sept collines représente cette Jérusalem impure ... impure, mais impure en premier lieu ... la femme d'Osée qui devrait faire retour à son mari ... Tout doit mis en lien avec la terre promise.
Le Christ n'est pas venu pour se faire servir mais pour servir, il nous convierait à un banquet où c'est lui-même qui se donne en nourriture (celui qui mange ma chair, etc.) Or la bête monte pour se faire servir, non pas pour servir autrui. Le banquet de la bête c'est une gloutonnerie où c'est la bête qui consomme la chair d'autrui, qui dévore les peuples. La bête est comme un rapace qui peut se repaître de la chair de ses proies abattues. Lion, léopard, ours : des bêtes carnassières.
Le Dragon (l'antique serpent) peut donner de sa puissance à la bête. Peut-être est-ce là l'idée des dix cornes. Dix? comme dans les dix plaies d'Égypte. La bête a le pouvoir de frapper ses adversaires? Comme en effet miroir par rapport à ce que serait la véritable puissance divine qui pouvait frapper le pharaon d'Égypte, à dix reprises, afin de contraindre ce dernier à changer d'idée justement, à obéir au commandement? La bête a puissance de frapper pour contraindre autrui à lui obéir, tel pour se détourner de Dieu fort possiblement.
Il y a plein de gens qui voient un peu trop de choses dans le livre de l'Apocalypse (sourire).D'autres y voient l'islam à travers la Mecque, ville aux septs montagnes…
Personnellement, je préfère m'en tenir à ce que Jean pouvait connaître positivement, par un mode de connaissances normal pour commencer :
1) les textes bibliques qu'il pouvait connaître;
2) la littérature chrétienne de son temps;
3) le contenu des Évangiles, les propos de Jésus, ses enseignements et ce qui forme l'espérance chrétienne proprement dite.
Son texte est inspiré en le sens qu'il va nous parler à nous aussi malgré l'écart des siècles, et pour nous entretenir de réalités toujours valables sur le plan de la foi, de l'espérance, du salut de notre âme, etc. Le texte est inspirant encore mais en ce qu'il pourrait nous permettre d'opérer des lectures "apocalyptiques" du monde, juste à considérer bien des éléments de notre actualité. Il y aurait de quoi se nourrir avec le texte, spirituellement parlant.
Mais bon ... la femme qui est assise sur les sept collines ... pour moi c'est simplement l'épouse infidèle ... la prostituée qui se partage entre les divers hauts lieux, ces hauts lieux des anciens hébreux où l'on y sacrifiait aux idoles. Jean fait allusion avec cela, à l'«infidélité de nos pères». Jean restera branché sur l'Ancien Testament.
Ce serait un peu la même idée que si l'on parlait de Marie de Magdala de qui sept démons seraient sortis. Jésus a libéré Marie de sept démons (sept péchés capitaux, vices, idoles). D'infidèle, Marie de Magdala va devenir une véritable épouse pour le Christ, pour parler au plan spirituel bien sûr. La femme assise sur sept collines représente cette Jérusalem impure ... impure, mais impure en premier lieu ... la femme d'Osée qui devrait faire retour à son mari ... Tout doit mis en lien avec la terre promise.
La bête qui monte de la mer ... Il me paraîtrait que Jean évoque par là une puissance politique tel peut l'être un empire. On songe immédiatement à l'empire romain. Le descriptif des dix cornes, la capacité à manger beaucoup de chair, le fer associé à l'idée de briser, etc. Pour moi c'est vraiment comme la signature d'une puissance humaine qui veut s'élever par ses propres moyens, qui aspire à la domination universelle, à l'image de ce que serait la domination du Seigneur et songeant ici à l'image d'Isaïe concernant le Messie : celui qui va briser des nations comme des vases du potier, qui va gouverner avec sa férule de fer, etc. La bête qui monte de la mer (le chaos, le mal) représente comme une sorte de fléau pour des peuples, dans une sorte de simulacre de justice.Il y a aussi la bête aux sept têtes et dix cornes avec gueule de lion corps de léopard et pattes d'ours
Le Christ n'est pas venu pour se faire servir mais pour servir, il nous convierait à un banquet où c'est lui-même qui se donne en nourriture (celui qui mange ma chair, etc.) Or la bête monte pour se faire servir, non pas pour servir autrui. Le banquet de la bête c'est une gloutonnerie où c'est la bête qui consomme la chair d'autrui, qui dévore les peuples. La bête est comme un rapace qui peut se repaître de la chair de ses proies abattues. Lion, léopard, ours : des bêtes carnassières.
Le Dragon (l'antique serpent) peut donner de sa puissance à la bête. Peut-être est-ce là l'idée des dix cornes. Dix? comme dans les dix plaies d'Égypte. La bête a le pouvoir de frapper ses adversaires? Comme en effet miroir par rapport à ce que serait la véritable puissance divine qui pouvait frapper le pharaon d'Égypte, à dix reprises, afin de contraindre ce dernier à changer d'idée justement, à obéir au commandement? La bête a puissance de frapper pour contraindre autrui à lui obéir, tel pour se détourner de Dieu fort possiblement.
Re: Qu'est-ce que Babylone la grande?
Cinci:
Babylone = commerce et économie mondial.
La Bête à 7 têtes et à dix cornes= système politique mondial.
La deuxième Bête (le faux prophète) , tout comme les deux témoins, symbolisent les deux facettes du système religieux mondial; ceux qui suivent le Père du mensonge (faux prophète) et, ceux qui représentent Dieu et l'agneau (les deux témoins).
PaxetBonum:
Vous avez évoqué les Royaumes Babylonien, Perse et autres en les comparant aux différente bêtes citées dans le livre de Daniel, et vous avez raison.
Ces différentes bêtes représentent, en effet, les différents systèmes qui, selon ce qui fût révélé à Daniel, devait régner sur le monde.
Le dernier de ces systèmes désignait l'empire Romain.
Ledit système a fini par s'effondrer après que Rome eu adopté le Christianisme comme religion officielle. Cet évènement réalisa la prophétie de la pierre qui devait briser la statue dans le livre de Daniel.
Le Christianisme est la pierre dont Daniel parlait à Nabuchodonosor quand il lui interprétait son songe.
Le système illustré par la bête de l'Apocalypse, tout comme les bêtes de Daniel ,représente des rois et leurs empires mais, en version moderne, puisque c'est une description de ce qui doit se passer à la fin des temps.
Babylone = commerce et économie mondial.
La Bête à 7 têtes et à dix cornes= système politique mondial.
La deuxième Bête (le faux prophète) , tout comme les deux témoins, symbolisent les deux facettes du système religieux mondial; ceux qui suivent le Père du mensonge (faux prophète) et, ceux qui représentent Dieu et l'agneau (les deux témoins).
PaxetBonum:
Vous avez évoqué les Royaumes Babylonien, Perse et autres en les comparant aux différente bêtes citées dans le livre de Daniel, et vous avez raison.
Ces différentes bêtes représentent, en effet, les différents systèmes qui, selon ce qui fût révélé à Daniel, devait régner sur le monde.
Le dernier de ces systèmes désignait l'empire Romain.
Ledit système a fini par s'effondrer après que Rome eu adopté le Christianisme comme religion officielle. Cet évènement réalisa la prophétie de la pierre qui devait briser la statue dans le livre de Daniel.
Le Christianisme est la pierre dont Daniel parlait à Nabuchodonosor quand il lui interprétait son songe.
Le système illustré par la bête de l'Apocalypse, tout comme les bêtes de Daniel ,représente des rois et leurs empires mais, en version moderne, puisque c'est une description de ce qui doit se passer à la fin des temps.
«La vérité vous rendra libre».
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Cinci
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Re: Qu'est-ce que Babylone la grande?
En résumé, la Sainte Vierge représente positivement la femme (la véritable fiancée, celle qui écrase la tête du serpent, la femme enveloppée de soleil, la postérité de la femme, l'Israël au goût du Seigneur, etc.), tandis que la femme assise sur sept collines ou sur la bête écarlate, pleine de noms de blasphèmes représente la femme infidèle que dénonce les prophètes, la prostituée qui cherche à se prostituer avec les rois des nations (l'Israël qui trahit sa vocation, qui s'amalgame avec l'Égypte, qui cherche à pactiser avec d'autres "puissants du moment", qui aspire à régner comme les autres, qui renonce à son identité, qui s'assimilerait à Babylone, etc.)
La bête c'est comme le fléau de Dieu, la puissance séculière qui "monte dans le monde" et avec laquelle la prostituée idôlatre cherche à jouer ses cartes pour se hisser plus haut, pour penser mieux se mettre à couvert de dangers divers, etc. Se hisser plus haut sans le concours de Dieu, bâtir une tour, tour de Babel, Babylone ...
La bête c'est comme le fléau de Dieu, la puissance séculière qui "monte dans le monde" et avec laquelle la prostituée idôlatre cherche à jouer ses cartes pour se hisser plus haut, pour penser mieux se mettre à couvert de dangers divers, etc. Se hisser plus haut sans le concours de Dieu, bâtir une tour, tour de Babel, Babylone ...
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