Comment choisir son séminaire?
Publié : mer. 01 janv. 2025, 2:29
Bonjour,
Tout d'abord, bon Nouvel an et sainte solennité de la Mère de Dieu.
Je discerne depuis longtemps une vocation vers la prêtrise. Sans être pour le moment à 100% sûr de sauter le pas, je m'interroge tout de même sur la question importante de la sélection de son centre de formation et in fine de sa juridiction d'incardination. Certes, le sacrement et l'essence du sacerdoce sont les mêmes partout, mais ne nous leurons pas: ni la même vitalité spirituelle et intellectuelle ni les mêmes charismes ne règnent partout.
Voici quelques éléments que j'ai déjà discernés pour restreindre le champ des possibles:
-je ne souhaite pas une vie communautaire toute ma vie; cela correspond simplement à mon caractère introverti, le fait que j'aime l'autonomie et l'indépendance dans ma vie courante et que je n'aime pas partager mon intimité. Je suis solitaire de nature. J'ai vécu en internat catholique, et cela fut une ascèse, non pas en raison de quelconques abus ou dysfonctionnements, mais car cela ne correspond vraiment pas à mon caractère. Je suis conscient que la vie en séminaire implique au moins six ans de vie communautaire, mais je prends cela comme une mise à l'épreuve, une purification, une ascèse temporaire tel un jeûne pour faire violence à ses désirs en vue de gagner des grâces spéciales. Cela exclut donc d'emblée la Communauté Saint-Martin, les instituts de forme extraordinaire...
-j'aurais du mal à souffrir durablement une vie liturgique médiocre; je fréquente une paroisse personnelle dans la forme extraordinaire, mais je ne considère en rien inférieur la forme ordinaire en soi: c'est sa (mauvaise) pratique qui est souvent à plaindre. Je me satisferais pleinement de ne célébrer que la forme ordinaire, mais avec toute la rigueur de la Présentation générale du Missel Romain. Je ne souhaiterais pas souffrir sept ans de séminaire avec une liturgie desséchante et encore moins me voir imposer des abus ou du moins apauvrissements liturgiques par mon ordinaire ou mes pairs durant le sacerdoce.
-une formation et un esprit parfaitement orthodoxes
-j'ai une affinité particulière pour les zones rurales ou périurbaines, où les prêtres et tout le reste manquent le plus en France: ce sont les vraies terres de mission de nos jours, car l'Evangile et les sacrements n'y résonnent souvent plus du tout. De manière purement subjective, je ne me plaîs d'ailleurs pas dans les grandes villes.
-Si possible, j'aimerais un environnement pour mettre à contribution mes nombreuses connaissances en apologétique; j'ai une tendresse particulière pour les orthodoxes. Cela vient du fait que je me suis beaucoup confronté aux arguments contre le christianisme et le catholicisme et que ma foi résulte d'un cheminement intellectuel: je suis donc plus formé que la moyenne (et en particulier sur les objections des orthodoxes). Y-a-t-il un contexte particulier où ce serait particulièrement utile à l'Eglise?
A ce titre, je me pose parfois la question de rejoindre le (seul) séminaire catholique de Russie: je parle couramment la langue et adore ce pays. Il y a aussi un fort manque de prêtres -plus ou moins qu'en France, je ne saurais dire. Les problématiques pastorales sont toutefois très différentes. Ce serait véritablement un engagement en mission.
Sauriez-vous me donner je vous prie des recommandations sur les séminaires en France, des retours, des échos? Je précise provenir de l'archidiocèse de Strasbourg, qui a la particularité d'intégrer sa formation de séminaire aux études à la Faculté catholique -je ne sais pas ce qu'elle vaut.
Merci par avance. En union de prière
Tout d'abord, bon Nouvel an et sainte solennité de la Mère de Dieu.
Je discerne depuis longtemps une vocation vers la prêtrise. Sans être pour le moment à 100% sûr de sauter le pas, je m'interroge tout de même sur la question importante de la sélection de son centre de formation et in fine de sa juridiction d'incardination. Certes, le sacrement et l'essence du sacerdoce sont les mêmes partout, mais ne nous leurons pas: ni la même vitalité spirituelle et intellectuelle ni les mêmes charismes ne règnent partout.
Voici quelques éléments que j'ai déjà discernés pour restreindre le champ des possibles:
-je ne souhaite pas une vie communautaire toute ma vie; cela correspond simplement à mon caractère introverti, le fait que j'aime l'autonomie et l'indépendance dans ma vie courante et que je n'aime pas partager mon intimité. Je suis solitaire de nature. J'ai vécu en internat catholique, et cela fut une ascèse, non pas en raison de quelconques abus ou dysfonctionnements, mais car cela ne correspond vraiment pas à mon caractère. Je suis conscient que la vie en séminaire implique au moins six ans de vie communautaire, mais je prends cela comme une mise à l'épreuve, une purification, une ascèse temporaire tel un jeûne pour faire violence à ses désirs en vue de gagner des grâces spéciales. Cela exclut donc d'emblée la Communauté Saint-Martin, les instituts de forme extraordinaire...
-j'aurais du mal à souffrir durablement une vie liturgique médiocre; je fréquente une paroisse personnelle dans la forme extraordinaire, mais je ne considère en rien inférieur la forme ordinaire en soi: c'est sa (mauvaise) pratique qui est souvent à plaindre. Je me satisferais pleinement de ne célébrer que la forme ordinaire, mais avec toute la rigueur de la Présentation générale du Missel Romain. Je ne souhaiterais pas souffrir sept ans de séminaire avec une liturgie desséchante et encore moins me voir imposer des abus ou du moins apauvrissements liturgiques par mon ordinaire ou mes pairs durant le sacerdoce.
-une formation et un esprit parfaitement orthodoxes
-j'ai une affinité particulière pour les zones rurales ou périurbaines, où les prêtres et tout le reste manquent le plus en France: ce sont les vraies terres de mission de nos jours, car l'Evangile et les sacrements n'y résonnent souvent plus du tout. De manière purement subjective, je ne me plaîs d'ailleurs pas dans les grandes villes.
-Si possible, j'aimerais un environnement pour mettre à contribution mes nombreuses connaissances en apologétique; j'ai une tendresse particulière pour les orthodoxes. Cela vient du fait que je me suis beaucoup confronté aux arguments contre le christianisme et le catholicisme et que ma foi résulte d'un cheminement intellectuel: je suis donc plus formé que la moyenne (et en particulier sur les objections des orthodoxes). Y-a-t-il un contexte particulier où ce serait particulièrement utile à l'Eglise?
A ce titre, je me pose parfois la question de rejoindre le (seul) séminaire catholique de Russie: je parle couramment la langue et adore ce pays. Il y a aussi un fort manque de prêtres -plus ou moins qu'en France, je ne saurais dire. Les problématiques pastorales sont toutefois très différentes. Ce serait véritablement un engagement en mission.
Sauriez-vous me donner je vous prie des recommandations sur les séminaires en France, des retours, des échos? Je précise provenir de l'archidiocèse de Strasbourg, qui a la particularité d'intégrer sa formation de séminaire aux études à la Faculté catholique -je ne sais pas ce qu'elle vaut.
Merci par avance. En union de prière