ChristanK a écrit :1)Athéisme vs théisme (neutre, il pourra être déiste ou religieux)
2)Théisme irréligieux (déisme) vs théisme avec révélation quelle qu’elle soit (religion révélée)
3)fausse (en partie) religion vs vraie religion (révélation authentique; Islam, Xtianisme)
4)Eglise non représentative de la religion authentique vs Eglise représentative (ou la plus représentative; sunnisne, chiisme etc)
Bonjour ChristianK,
Décidément j'apprécie beaucoup votre décomposition. Je la trouve parfaitement progressive et logique. Vous auriez intérêt à développer quelque part les arguments pour chaque étape, avec des références à la fois philosophiques (principaux auteurs et écrits) et scientifiques (théories et études, voire hypothèses).
Sachant que cela ne servira pas à convaincre, mais très probablement aidera certains à se remettre à réfléchir, à initier à une recherche plutôt que de rester sur des à priori. Voilà la force de Descartes (doute systématique) ou d'une approche bayésienne itérative.
Et voilà certainement le biais cognitif de notre époque (dans le monde occidental) : un confort de vie qui pousse à la fainéantise y compris intellectuelle, à rester sur des à priori satisfaisants car cohérents avec des penchants pour l'amusement ou le laisser aller.
L'athée moderne est un athée idiot j'en suis convaincu (à part quelques intellectuels bien entendu et qui le voit même comme une marque de supériorité du coup), un qui a entendu une fois que Dieu est mort et qui ne veut surtout pas aller plus loin car la toute puissance de son ego lui convient très bien.
Et malheureusement l'école y contribue, plutôt que de favoriser l'analyse elle inculque désormais la pensée unique sous prétexte de progressisme. Finalement marxisme ou libéralisme, c'est le même lavage de cerveau et même mépris de la recherche individuelle de la vérité.
Indéterminable mathématiquement, mais un raisonnement dialectique probabiliste n’a pas besoin d’être mathématique, et surtout n’est pas « subjectif » purement et simplement.
Prenons un exemple plus simple avec un argument d’autorité, avec certitude morale possible :
Je crois qu’il y a un ours dans la forêt pcq un ami me l’a dit (sans autre moyen de vérification), l’autorité de l’ami vient de sa compétence épistémique et de sa droiture morale (véracité), atteingnables sur indices et par induction;
La même chose, mais avec plusieurs amis : argument d’autorité plus fort par consensus (important en philo des sciences);
Encore la même chose avec plusieurs amis pendant un temps plus long : le consensus devient tradition, encore plus fort.
La probabilité augmente et c’est pas purement subjectif, ou surtout subjectif. C’est juste un raisonnement dialectique.
Analogie : croire que la vie animale existe ailleurs que sur terre selon l’opinion majoritaire des spécialistes de la question.
Autre Analogie : Sartre très isolé, avec un système un tantinet irréaliste pour prouver l’inexistence de Dieu, dans le cadre d’une philo de l’absurde par-dessus le marché, versus une pléthore d’arguments théistes de toutes natures (Aristote, Kant, St Thomas, Spinoza etc.)
Oui. Et c'est très analogue à l'approche bayésienne. Sans formule ni calcul. Mais certains prétendent que le cerveau le fait automatiquement pour nous. C'est notre méthode principale d'apprentissage.
P.S: Vous m'opposez le cogito de Descartes justement. Mais il me semblait, avec mon pauvre vernis, que justement le cogito était là et uniquement parce que tout pouvant être mis en doute, il fallait bien partir d'une hypothèse certaine, et c'était ce "je pense donc je suis" ontologique première pierre de l'édifice. Mais du coup je ne vois pas l'incompatibilité avec mon approche bayésienne, si ce n'est ce premier prédicat. Et encore je vous dirais qu'il n'est pas acquis et n'a pas ce statut infaillible, confère les philosophies idéalistes. Vous pouvez très bien être une machine pensante, ou un algorithme qui croit penser. Probabilité faible mais non nulle.
Ferdinand Poisson a écrit :Précisément, une telle probabilité me paraît complètement indéterminable
C'est parce que vous avez une approche "fréquentiste" des probabilités *. Un même événement, répété de très nombreuses fois sinon on ne sait déterminer une probabilité.
* Pas étonnante car c'est la seule que l'on apprend à l'école et même en études supérieures sauf spécialisation.
Bayes procède complétement différemment. Et peu importe si on se trompe sur les probabilités initiales à priori (pourquoi pas 50%), cela converge assez vite avec les itérations des différents événements venant enrichir l'observation.
l y a d'ailleurs de grosses erreurs factuelles dans ce bouquin, par exemple dire que la théorie des mondes multiples d'Everett est complètement écartée aujourd'hui alors que c'est peut-être l'interprétation la plus populaire de la physique quantique (hors Copenhague).
Avez-vous des éléments pour dire cela? Ce n'est pas mes impressions, en tout cas de toutes les interviews ou des livres des "grands" physiciens. D'ailleurs Everett lui-même ne semblait pas y croire, qui a tout de suite démarré sa carrière sur autre chose.
Je crois que c'était plus une joke, et aussi une réponse pirouette sinon à tous ces gens qui argumentaient sur l'incompréhension de la physique quantique.
Il me semble qu'aujourd'hui le principe de décohérence est retenu majoritairement plutôt que cette fumeuse hypothèse de mondes qui se divisent à l'infini et infiniment (multivers, à ne pas confondre avec le multi mondes des univers séparés pour répondre à l'argument du principe entropique, un des plus convaincants à mon avis pour le déisme avec celui d'une éternité nécessaire pour briser la chaine causale) .
Sinon pour le livre il ne faut pas cracher dans la soupe non plus (autre que ce titre probablement imposé, preuve fait plus vendre). Mais pour une fois que l'on ne se refuse pas de voir dans les études scientifiques des arguments objectifs "pour" le déisme, on ne va pas se plaindre. Surtout que l'on souffre de l'inverse, une censure systématique (sous peine de carrière brisée et de ne plus trouver de financements) de toute allusion religieuse même en dehors d'une étude, du moment que c'est publique.