Le débaptême
Publié : sam. 15 mars 2008, 15:54
Bonjour à tous,
parlons un peu de débaptême.
De quoi s'agit-il ?
Il s'agit, pour une personne ne se reconnaissant pas dans la foi chrétienne, catholique en particulier, mais qui a été baptisée - le plus souvent enfant - d'obtenir "l'annulation" de son baptême.
Comment s'y prendre ?
Il faut envoyer au curé de sa paroisse de baptême et à l'évêque diocésain un courrier demandant à faire figurer sur l'acte de baptême la mention "a renié son baptême".
Juridiquement en droit français c'est l'exercice du droit d'accès et de rectification des données nominatives tel que prévu par la loi (Loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés).
Canoniquement c'est une apostasie.
Les effets recherchés par les partisans du débaptême
- difficultés à contracter un mariage religieux.
- difficultés à obtenir une cérémonie religieuse pour les funérailles.
- Une paroisse perçoit des subsides de l'Eglise en fonction du nombre de ses paroissiens, lequel est calculé au nombre de baptisés enregistrés. Un paroissien de moins, c'est de l'argent en moins pour la paroisse (et les paroisses ont besoin de cette argent pour payer les curés, mais également pour rénover les églises qui font souvent partie de notre patrimoine).
- diminution du nombre officiel de "croyants" dans le pays. Celui ci est en effet calculé directement a partir du nombre de personnes "baptisées" dans un pays donné.
Une démarche inutile
L'Église n'a jamais obligé qui que ce soit à se marier ou à être enterré devant le curé. Le débaptême ne change rien, si le curé sent qu'il a en face de lui une personne non croyante, même non officiellement débaptisée, il n'hésitera pas à "faire des difficultés".
L'Église n'est pas si formaliste qu'elle ait besoin d'une mention en marge d'un acte de baptême pour savoir que quelqu'un a apostasié ou non, son seul comportement suffit.
Le baptême est un sacrement, pas une vulgaire adhésion à une association que l'on pourrait résilier quand on n'en veut plus. Au final la personne débaptisée pourra apostasier, cracher sur l'Eglise, renier tout ce qu'elle veut et vendre son âme au diable, si elle décide un jour de revenir dans le droit chemin elle ne sera pas "rebaptisée", le premier baptême étant valable une fois pour toutes.
La rémunération des prêtres n'est pas proportionnelle au nombre de baptisés dans sa paroisse. Quant aux locaux, il sont propriété de l'État en France, c'est donc à l'État de les entretenir, indépendamment du nombre de baptisés.
Quant aux statistiques, les instituts de sondages et de statistiques savent pertinemment que le seul baptême n'est plus un critère pertinent dans nos sociétés déchristianisées et interrogent de préférence les sondés sur leur sentiment d'appartenance et leur pratique religieuse.
Enfin un problème logique se pose : si une personne souhaite se faire débaptiser c'est qu'elle n'a plus la foi. Or si elle n'a plus la foi, ce qu'elle a reçu sur le front n'est rien de plus pour elle qu'un peu d'eau. Si pour elle c'est plus que de l'eau alors c'est qu'elle accorde une valeur religieuse à cet acte, donc qu'elle a la foi...
pour conclure
Il s'agit au final d'une démarche plus symbolique qu'autre chose qui n'a de valeur qu'aux yeux de ceux qui lui en accordent.
Cependant il faut au moins reconnaitre un mérite aux personnes qui se font débaptiser : même si c'est pour le renier elle montrent qu'elles attachent bien plus d'importance et de signification au baptême que ces trop nombreux parents qui ne font baptiser leurs enfants que pour le gueuleton, par tradition, ou pour faire plaisir à Grand-Mère, et qui négligent ensuite de les catéchiser... Qu'il est triste de constater que ceux qui attachent le plus d'importance au baptême sont ceux qui le renient !
Quelques liens :
- le débaptême en France, au Luxembourg, courrier-type, ses conséquences : lgbth.com/actions/religions/bapteme.html
- un point de vue catholique sur le débaptême : http://www.lamaisonnee.net/article.php3?id_article=139
parlons un peu de débaptême.
De quoi s'agit-il ?
Il s'agit, pour une personne ne se reconnaissant pas dans la foi chrétienne, catholique en particulier, mais qui a été baptisée - le plus souvent enfant - d'obtenir "l'annulation" de son baptême.
Comment s'y prendre ?
Il faut envoyer au curé de sa paroisse de baptême et à l'évêque diocésain un courrier demandant à faire figurer sur l'acte de baptême la mention "a renié son baptême".
Juridiquement en droit français c'est l'exercice du droit d'accès et de rectification des données nominatives tel que prévu par la loi (Loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés).
Canoniquement c'est une apostasie.
Les effets recherchés par les partisans du débaptême
- difficultés à contracter un mariage religieux.
- difficultés à obtenir une cérémonie religieuse pour les funérailles.
- Une paroisse perçoit des subsides de l'Eglise en fonction du nombre de ses paroissiens, lequel est calculé au nombre de baptisés enregistrés. Un paroissien de moins, c'est de l'argent en moins pour la paroisse (et les paroisses ont besoin de cette argent pour payer les curés, mais également pour rénover les églises qui font souvent partie de notre patrimoine).
- diminution du nombre officiel de "croyants" dans le pays. Celui ci est en effet calculé directement a partir du nombre de personnes "baptisées" dans un pays donné.
Une démarche inutile
L'Église n'a jamais obligé qui que ce soit à se marier ou à être enterré devant le curé. Le débaptême ne change rien, si le curé sent qu'il a en face de lui une personne non croyante, même non officiellement débaptisée, il n'hésitera pas à "faire des difficultés".
L'Église n'est pas si formaliste qu'elle ait besoin d'une mention en marge d'un acte de baptême pour savoir que quelqu'un a apostasié ou non, son seul comportement suffit.
Le baptême est un sacrement, pas une vulgaire adhésion à une association que l'on pourrait résilier quand on n'en veut plus. Au final la personne débaptisée pourra apostasier, cracher sur l'Eglise, renier tout ce qu'elle veut et vendre son âme au diable, si elle décide un jour de revenir dans le droit chemin elle ne sera pas "rebaptisée", le premier baptême étant valable une fois pour toutes.
La rémunération des prêtres n'est pas proportionnelle au nombre de baptisés dans sa paroisse. Quant aux locaux, il sont propriété de l'État en France, c'est donc à l'État de les entretenir, indépendamment du nombre de baptisés.
Quant aux statistiques, les instituts de sondages et de statistiques savent pertinemment que le seul baptême n'est plus un critère pertinent dans nos sociétés déchristianisées et interrogent de préférence les sondés sur leur sentiment d'appartenance et leur pratique religieuse.
Enfin un problème logique se pose : si une personne souhaite se faire débaptiser c'est qu'elle n'a plus la foi. Or si elle n'a plus la foi, ce qu'elle a reçu sur le front n'est rien de plus pour elle qu'un peu d'eau. Si pour elle c'est plus que de l'eau alors c'est qu'elle accorde une valeur religieuse à cet acte, donc qu'elle a la foi...
pour conclure
Il s'agit au final d'une démarche plus symbolique qu'autre chose qui n'a de valeur qu'aux yeux de ceux qui lui en accordent.
Cependant il faut au moins reconnaitre un mérite aux personnes qui se font débaptiser : même si c'est pour le renier elle montrent qu'elles attachent bien plus d'importance et de signification au baptême que ces trop nombreux parents qui ne font baptiser leurs enfants que pour le gueuleton, par tradition, ou pour faire plaisir à Grand-Mère, et qui négligent ensuite de les catéchiser... Qu'il est triste de constater que ceux qui attachent le plus d'importance au baptême sont ceux qui le renient !
Quelques liens :
- le débaptême en France, au Luxembourg, courrier-type, ses conséquences : lgbth.com/actions/religions/bapteme.html
- un point de vue catholique sur le débaptême : http://www.lamaisonnee.net/article.php3?id_article=139