Contraception et régulation des naissances
Publié : jeu. 24 avr. 2008, 11:30
Il faut aussi faire remarquer que la contraception dissocie l'acte sexuel de la procréation.
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Attention à ce que vous dites tout de même : je trouve que vous vous emmêlez les pinceaux.Théophane a écrit :Il faut aussi faire remarquer que la contraception dissocie l'acte sexuel de la procréation.
Entièrement OK.Théophane a écrit :Ce que je voulais dire c'est que la contraception tend à isoler dans l'acte sexuel afin de faire du plaisir une fin en soi.
...
Les méthodes naturelles de régulation des naissances ne sont pas des méthodes de contraception.Théophane a écrit :Mais bien sûr, il existe des méthodes naturelles de contraception qui, si elles sont employées de façon raisonnable, sans intention de limiter excessivement le nombre d'enfants, sont tout à fait légitimes.
Je réponds avant BorisNoName a écrit :En effet la méthode Ogino est autorisée par l'Eglise (depuis 1951 il me semble).
Cher Christophe,Christophe a écrit :Je réponds avant BorisNoName a écrit :En effet la méthode Ogino est autorisée par l'Eglise (depuis 1951 il me semble).: Ogino, c'est bien ; Billings, c'est mieux !
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Sérieusement, la fiabilité de la méthode Ogino est assez faible...
Merci pour le compliment mais je ne fais que reformuler Humanae Vitae de Pau VI (1968) et reprit par Jean-Paul II entre autres dans Familiaris Consortio :Théophane a écrit :JMais à y regarder de plus près, votre vision est plus exacte que la mienne.
Humanae Vitae, Paul VI 1968 a écrit :Deux aspects indissociables:
union et procréation
12. Cette doctrine, plusieurs fois exposée par le Magistère, est fondée sur le lien indissoluble, que Dieu a voulu et que l'homme ne peut rompre de son initiative, entre les deux significations de l'acte conjugal: union et procréation. En effet, par sa structure intime, l'acte conjugal, en même temps qu'il unit profondément les époux, les rend aptes à la génération de nouvelles vies, selon des lois inscrites dans l'être même de l'homme et de la femme. C'est en sauvegardant ces deux aspects essentiels, union et procréation que l'acte conjugal conserve intégralement le sens de mutuel et véritable amour et son ordination à la très haute vocation de l'homme à la paternité. Nous pensons que les hommes de notre temps sont particulièrement en mesure de comprendre le caractère profondément raisonnable et humain de ce principe fondamental.
(...)
Licéité du recours aux périodes infécondes
16. A cet enseignement de l'Eglise sur la morale conjugale, on objecte aujourd'hui, comme Nous l'observions plus haut (n. 3), que c'est la prérogative de l'intelligence humaine de maîtriser les énergies offertes par la nature irrationnelle et de les orienter vers un but conforme au bien de l'homme. Or, certains se demandent: dans le cas présent, n'est-il pas raisonnable, en bien des circonstances, de recourir au contrôle artificiel des naissances, si on obtient par là l'harmonie et la tranquillité du foyer et de meilleures conditions pour l'éducation des enfants déjà nés ?
A cette question, il faut répondre avec clarté l'Eglise est la première à louer et à recommander l'intervention de l'intelligence dans une œuvre qui associe de si près la créature raisonnable à son Créateur, mais elle affirme que cela doit se faire dans le respect de l'ordre établi par Dieu.
Si donc il existe, pour espacer les naissances, de sérieux motifs dus, soit aux conditions physiques ou psychologiques des conjoints, soit à des circonstances extérieures, l'Eglise enseigne qu'il est alors permis de tenir compte des rythmes naturels, inhérents aux fonctions de la génération, pour user du mariage dans les seules périodes infécondes et régler ainsi la natalité sans porter atteinte aux principes moraux que Nous venons de rappeler (20).
L'Eglise est conséquente avec elle-même quand elle estime licite le recours aux périodes infécondes, alors qu'elle condamne comme toujours illicite l'usage des moyens directement contraires à la fécondation, même inspiré par des raisons qui peuvent paraître honnêtes et sérieuses. En réalité, il existe entre les deux cas une différence essentielle: dans le premier cas, les conjoints usent légitimement d'une disposition naturelle; dans l'autre cas, ils empêchent le déroulement des processus naturels. Il est vrai que, dans l'un et l'autre cas, les conjoints s'accordent dans la volonté positive d'éviter l'enfant pour des raisons plausibles, en cherchant à avoir l'assurance qu'il ne viendra pas; mais il est vrai aussi que dans le premier cas seulement ils savent renoncer à l'usage du mariage dans les périodes fécondes quand, pour de justes motifs, la procréation n'est pas désirable, et en user dans les périodes agénésiques, comme manifestation d'affection et sauvegarde de mutuelle fidélité. Ce faisant, ils donnent la preuve d'un amour vraiment et intégralement honnête.
BonjourThéophane a écrit :Il faut aussi faire remarquer que la contraception dissocie l'acte sexuel de la procréation.
Je dirais même plus, le plaisir me semble un limon du couple. Homme et Femme ne font plus qu'un dans le saint sacrement du mariage, la mari doit tout* faire pour le plaisir de sa belle, et la femme doit tout* faire pour le plaisir dans son tendre époux.Théophane a écrit :Le plaisir n'a rien de mauvais ; il est là simplement pour accompagner l'union de l'homme et de la femme.
Bonjour Milla,
Bonsoir,phil a écrit : ↑lun. 12 mars 2018, 12:20 Dans nos sociétés actuelles, la contraception est utile , très utile.
Autant je veux bien comprendre qu'il y 400 ou 500 ans (par ex.) , on pouvait faire 5 ou 6 enfants (dont je pense la moitié ne dépassait pas la première année) , ou moins si la maman décédait lors de l'accouchement, aujourd'hui combien de couples peuvent élever convenablement 5 ou 6 enfants ? avec toute l’attention que l'on porte aux enfants (ce qui n'était pas le cas dans des temps lointains ), pas une majorité en tt cas ...
on a la chance de pouvoir "choisir" qd on veut être parent, et combien on en veut . (avec tt de même un part incertitude : je connais par ex une famille qui a eu 3 enfants alors que la mère portait un stérilet pour les 3 ...)
La société a évolué, on a quasi plus de mortalité infantile, les femmes travaillent, etc etc