Merci Giorgino pour le clin d'oeuil.
Votre article m'intéresse fortement.
Il confirme ce que je dis depuis longtemps : la société se féminise et ce n'est pas bon pour l'homme mâle.
J'entends de plus en plus souvent le commentaire suivant pour les Epitres de St Paul sur "femmes soyez soumises à vos maris" :
- la femme doit laisser une place à l'homme dans le foyer et dans la société sous peine de prendre toute la place et de ne pas en laisser pour l'homme.
En effet, si la femme qui donne la vie, devient ensuite la seule à gérer la vie; que reste-il à l'homme ?
Education des enfants ? non c'est l'école et les institutrices qui s'en charge.
Sexualité ? piloté par les contraceptifs, donc par la pronographie (je vais vite en besogne mais le contrôle des hommes par le sexe me parait évident avec le développement de l'érotisme et de la pornographie à cause de la contraception, si on tient l'homme par ce qui le touche, on en fait ce que l'on veut ... et les non-croyants sont très matérialistes)
Il faut revenir à Familiaris Consortio :
Jean-Paul II in Familiaris Consortio a écrit :Droits et rôle de la femme
22. En tant qu'elle est, et qu'elle doit toujours devenir, une communion et une communauté de personnes, la famille trouve dans l'amour le motif et le stimulant permanent qui lui font accueillir, respecter et développer chacun de ses membres dans la très haute dignité de personnes, c'est-à-dire d'images vivantes de Dieu. Comme l'ont affirmé à juste titre les Pères du Synode, le critère moral de l'authenticité des relations conjugales et familiales réside dans la promotion de la dignité et de la vocation de chacune des personnes, qui trouvent leur plénitude dans le don sincère d'elles-mêmes(63).
Dans cette perspective, le Synode a voulu accorder une attention privilégiée à la femme, à ses droits et à son rôle dans la famille et dans la société. C'est dans cette même perspective qu'il faut considérer également l'homme en tant qu'époux et père, l'enfant et les personnes âgées.
Au sujet de la femme, il faut noter avant tout sa dignité et sa responsabilité égales à celles de l'homme: cette égalité trouve une forme singulière de réalisation dans le don réciproque de soi entre les époux et dans le don d'eux-mêmes à leurs enfants; un tel don est propre au mariage et à la famille. Ce dont la raison humaine a l'intuition et ce qu'elle reconnaît est révélé en plénitude par la Parole de Dieu: l'histoire du salut, en effet, est un témoignage continuel et lumineux de la dignité de la femme.
En créant l'être humain «homme et femme»(64), Dieu donne la dignité personnelle d'une manière égale à l'homme et à la femme, en les enrichissant des droits inaliénables et des responsabilités propres à la personne humaine. Puis Dieu manifeste la dignité de la femme de la façon la plus élevée possible en assumant Lui-même la chair de la Vierge Marie, que l'Eglise honore comme la Mère de Dieu en l'appelant la nouvelle Eve et en la proposant comme modèle de la femme rachetée. La délicate affection de Jésus envers les femmes qu'il a appelées à le suivre et auxquelles il a offert son amitié, son apparition le matin de Pâques à une femme avant de se montrer aux autres disciples, la mission confiée aux femmes de porter la bonne nouvelle de la Résurrection aux Apôtres, tout cela constitue des signes confirmant l'estime spéciale du Seigneur Jésus envers la femme. L'Apôtre Paul dira: «Vous êtes tous fils de Dieu, par la foi dans le Christ Jésus...; il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a ni esclave ni homme libre, il n'y a ni homme ni femme; car tous vous ne faites qu'un dans le Christ»(65).
La femme et la société
23. Sans traiter ici le thème vaste et complexe des rapports entre la femme et la société sous ses divers aspects, et en se limitant à quelques points essentiels, on ne peut pas ne pas observer que dans le domaine plus spécifiquement familial une tradition sociale et culturelle largement répandue a voulu réserver à la femme le seul rôle d'épouse et de mète, sans lui ouvrir d'une manière adéquate l'accès aux fonctions publiques, considérées généralement comme réservées à l'homme.
Il n'y a pas de doute que l'égalité de dignité et de responsabilité entre l'homme et la femme justifie pleinement l'accession de la femme aux fonctions publiques. Par ailleurs la vraie promotion de la femme exige que soit clairement reconnue la valeur de son rôle maternel et familial face à toutes les autres fonctions publiques et à toutes les autres professions. Il est du reste nécessaire que ces fonctions et ces professions soient étroitement liées entre elles si l'on veut que l'évolution sociale et culturelle soit vraiment et pleinement humaine.
Cela s'obtiendra plus facilement si, comme le Synode l'a souhaité, une «théologie du travail» renouvelée arrive à mettre en lumière et à approfondir le sens du travail dans la vie chrétienne, comme aussi à déterminer le lien fondamental qui existe entre le travail et la famille, et donc la signification originale et irremplaçable du travail à la maison et de l'éducation des enfants(66). C'est pourquoi l'Eglise peut et doit aider la société actuelle, en demandant inlassablement que le travail de la femme à la maison soit reconnu et honoré par tous dans sa valeur irremplaçable. Cela revêt une importance particulière en ce qui concerne l'œuvre d'éducation; en effet, la racine même d'une discrimination éventuelle entre les divers travaux et les diverses professions est éliminée s'il apparaît clairement que tous, dans tout domaine, s'engagent avec des droits identiques et un sens identique de la responsabilité. Et ainsi l'image de Dieu dans l'homme et dans la femme resplendira davantage.
Si le droit d'accéder aux diverses fonctions publiques doit être reconnu aux femmes comme il l'est aux hommes, la société doit pourtant se structurer d'une manière telle que les épouses et les mères ne soient pas obligées concrètement à travailler hors du foyer et que, même si elles se consacrent totalement à leurs familles, celles-ci puissent vivre et se développer de façon convenable.
Il faut par ailleurs dépasser la mentalité selon laquelle l'honneur de la femme vient davantage du travail à l'extérieur que de l'activité familiale. Mais il faut pour cela que les hommes estiment et aiment vraiment la femme en tout respect de sa dignité personnelle, et que la société crée et développe des conditions adaptées pour le travail à la maison.
L'Eglise, tout en respectant la diversité de vocation entre l'homme et la femme, doit promouvoir dans la mesure du possible leur égalité de droit et de dignité dans la vie ecclésiale, et cela pour le bien de tous: de la famille, de la société et de l'Eglise.
Il est évident toutefois que tout cela signifie pour la femme, non pas le renoncement à sa féminité ni l'imitation du caractère masculin, mais la plénitude de la véritable humanité féminine telle qu'elle doit s'exprimer dans sa manière d'agir, que ce soit en famille ou hors d'elle, sans oublier par ailleurs la variété des coutumes et des cultures dans ce domaine.
Offenses à la dignité de la femme
24. Malheureusement, le message chrétien sur la dignité de la femme est contredit par la mentalité persistante qui considère l'être humain non comme une personne mais comme une chose, comme un objet d'achat ou de vente, au service de l'intérêt égoïste et du seul plaisir. La première victime d'une telle mentalité est la femme.
Cette mentalité produit des fruits très amers, comme le mépris de l'homme et de la femme, l'esclavage, l'oppression des faibles, la pornographie, la prostitution - surtout quand elle est organisée - et toutes les formes de discrimination que l'on trouve dans le domaine de l'éducation, de la profession, de la rétribution du travail, etc.
En outre, aujourd'hui encore, dans une grande partie de notre société subsistent de nombreuses formes de discrimination avilissante qui atteignent et offensent gravement certaines catégories particulières de femmes, comme par exemple les épouses sans enfants, les veuves, les femmes séparées, les divorcées, les mères célibataires.
Ces discriminations, et bien d'autres encore, ont été déplorées avec toute la force possible par les Pères du Synode: je demande donc à tous de s'engager dans une action pastorale spécifique plus vigoureuse et plus incisive afin qu'elles soient définitivement éliminées et que l'on en arrive à une pleine estime de l'image de Dieu qui resplendit en tout être humain sans aucune exception.
L'homme, époux et père
25. A l'intérieur de la communion qu'est la communauté conjugale et familiale, l'homme est appelé à vivre son don et son rôle d'époux et de père.
Il voit dans son épouse l'accomplissement du dessein de Dieu: «Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie»(67); et il fait sienne l'exclamation d'Adam, le premier époux: «Cette fois-ci, voilà l'os de mes os et la chair de ma chair!»(68).
L'amour conjugal authentique suppose et exige que l'homme ait un profond respect à l'égard de la dignité de sa femme: «Tu n'es pas son maître - écrit saint Ambroise - mais son mari; elle t'a été donnée pour femme et non pour esclave... Rends-lui les attentions qu'elle a pour toi et sois-lui reconnaissant de son amour»(69). L'homme doit vivre avec son épouse «une forme toute spéciale d'amitié personnelle»(70). Quant au chrétien, il est appelé à développer une attitude d'amour nouveau qui manifeste envers sa femme la charité délicate et forte qu'a le Christ pour l'Eglise(71).
L'amour envers sa femme devenue mère et l'amour envers ses enfants sont pour l'homme la route naturelle menant à la compréhension et à la réalisation de sa paternité. Là surtout où les conditions sociales et culturelles poussent facilement le père à se désintéresser d'une certaine façon de sa famille, ou du moins à être moins présent au travail d'éducation, il faut faire en sorte que l'on retrouve dans la société la conviction que la place et le rôle du père dans et pour la famille sont d'une importance unique et irremplaçable(72). Comme le montre l'expérience, l'absence du père provoque des déséquilibres psychologiques et moraux ainsi que des difficultés notables dans les relations familiales; il en est de même, en sens inverse, pour la présence oppressive du père, spécialement là où existe encore le phénomène que l'on a appelé le «machisme», c'est-à-dire la supériorité abusive des prérogatives masculines qui humilient la femme et empêchent le développement de saines relations familiales.
En manifestant et en revivant sur terre la paternité même de Dieu(73), l'homme est appelé à garantir le développement unitaire de tous les membres de la famille. Pour accomplir cette tâche, il lui faudra une généreuse responsabilité à l'égard de la vie conçue sous le cœur de la mère, un effort d'éducation plus appliqué et partagé avec son épouse(74), un travail qui ne désagrège jamais la famille mais la renforce dans son union et sa stabilité, un témoignage de vie chrétienne adulte qui introduise plus efficacement les enfants dans l'expérience vivante du Christ et de l'Eglise.
Ainsi le travail de "mère au Foyer" doit être considéré comme un métier à part entière et non comme la symbolisation du "machisme".
Pour que ce travail à la maison soit reconnu correctement, il faut qu'en premier le mari se comporte avec respect vis à vis de sa femme, avec amour (maris aimez votre femme), et reconnaissance de sa dignité et de la dignité du travail à la maison et des tâches nécessaire pour "tenir une maison".
C'est dans l'attitude du mari envers sa femme restant au foyer pour le bien de la famille que se dessine aussi la présence ou non de machisme.
D'un autre coté, la valorisation dans la société du travail de "mère au foyer" permettra de ré-équilibrer les relations hommes/femmes.
Chacun a un vocation propre, celle de la femme comportant en particulier le don de la vie.