La crainte de Dieu
Publié : lun. 13 sept. 2021, 17:28
[Dans ce fil l'un des participants a supprimé ses nombreux messages, ce qui brouille la compréhension des messages de Pathos. La modération]
Bonjour,
Il s'agit en réalité d'un point de la doctrine catholique très important, très, très, très et archi-important. Et c'est sûrement le point de la doctrine catholique qui est le plus méconnu, biffé, supprimé, nié de nos jours.
https://www.youtube.com/watch?v=ySMWi189asQ&t=2s
Je ne résiste pas à la tentation de filer un lien vers un enseignement catholique en la matière. Un enseignement de très grande valeur, très bien formulé. C'est en anglais (eh oui ! hélas ... ), mais certains seraient-ils à même d'en profiter malgré tout. Il s'agit d'un cours donné à de futurs prêtres, dans un séminaire de Floride, par Mgr Sanborn. Ce dernier est catholique sédévacantiste. Noter que ce n'est pas la raison pourquoi je mets le lien. Plutôt parce qu'il est un enseignant hors pair pour commencer, et que la matière transmise ici est authentiquement catholique, enracinée dans la tradition de l'Église la plus vraie.
Les plus pressé(e)s pourraient couper directement à la 49e minute. Il y est expliqué la différence entre la crainte filiale de Dieu et la crainte servile.
Exemple : le soleil. Le fait de se trouver devant une immense masse d'hydrogène en fusion génère déjà une forme de crainte. C'est l'immensité elle-même de l'objet qui suscite le respect. Le soleil pourrait vous consumer en un instant. Il existe déjà une crainte face à quelque chose de véritablement insondable, de savoir ce qui pourrait m'advenir si j'osais seulement faire un pas de plus vers l'avant.
Dans le cas de la crainte filiale, mais toujours trouvera-t-on la grâce sanctifiante à la racine. Il ne s'agit pas, dans ce cas, de la peur de se trouver en présence d'un maître abominable. C'est tout simplement la crainte surnaturelle de l'autorité et de l'immensité de Dieu, et de notre propre facilité à pouvoir l'offenser. Il s'agit de notre faiblesse ou notre néant face à l'Immensité.
La peur servile ou la peur de la punition est alors une crainte naturelle comme celle d'un criminel qui redoute simplement le châtiment que l'État pourrait lui infliger. C'est telle la crainte de la chaise électrique. Une peur primaire, simple réflexe de survie et qui n'engendre pas la charité. Le criminel ne va pas développer un amour pour les lois du pays.
________
Dans les Écritures
Psaume 33, 8 :
«... que de Yavhé toute la terre ait crainte,
que le redoutent tous les habitants du monde,
car il dit, et ce fut, il commanda, et tout surgit.»
Psaume 34,10 :
«Craignez Yavhé, vous ses saints,
car rien ne manque à ceux qui le craignent»
L'autorité de Dieu, son immensité ...
Le motif filial pour craindre Dieu : nos nombreux péchés.
Psaume 19, 13 :
«De ses faux pas qui s'avise ?
Des fautes cachées tiens-moi quitte.
Des arrogants aussi garde ton serviteur;
qu'ils ne dominent pas sur moi.»
Proverbes 20.9 :
«Qui peut dire : J'ai purifié mon coeur,
je suis net de mon péché ?»
Notre faiblesse et notre disposition à pouvoir pécher facilement demeure un motif de crainte. Le manque de certitude au sujet de l'état de notre âme. Et, encore, que si nous avons la certitude d'avoir péché, on peut être incertain quant au pardon. Fait défaut la certitude métaphysique à savoir que la pénitence aurait été suffisante. Une certitude morale n'est pas comme le fait de voir. Ce n'est pas moi le juge de mon âme, mais Dieu.
Voir saint Augustin à la 12e minute :
«... How unfortunate and miserable we are. We sail our ship through terrible waves and violent storms of this great sea not knowing if we will be able to arrive at the port of safety. Unfortunate I say is this life of those in exile whose path is dangerous and whose end is in doubt.»
Comme infortunés et misérables sommes-nous ! Nous faisons avancer notre barque à travers des vagues terribles et de violentes tempêtes de cette grande mer, dans l'incertitude de savoir si nous atteindrons finalement le port. Infortunée, dis-je, est la vie de tous les exilés dont le chemin est dangereux et dont la fin reste incertaine.
C'est l'heure entière de la vidéo qui est excellente.
Avec l'accroissement de l'amour filial, augmente la crainte surnaturelle de Dieu ... qui est don du Saint Esprit. Et craindre l'enfer (si, si) correspond toujours à une grâce actuelle de Dieu mais quand cela nous pousse à la conversion.
P.S. pour l'adresse du lien : j'applique le principe paulinien de retenir ce qui est bon !
Bonjour,
Il s'agit en réalité d'un point de la doctrine catholique très important, très, très, très et archi-important. Et c'est sûrement le point de la doctrine catholique qui est le plus méconnu, biffé, supprimé, nié de nos jours.
https://www.youtube.com/watch?v=ySMWi189asQ&t=2s
Je ne résiste pas à la tentation de filer un lien vers un enseignement catholique en la matière. Un enseignement de très grande valeur, très bien formulé. C'est en anglais (eh oui ! hélas ... ), mais certains seraient-ils à même d'en profiter malgré tout. Il s'agit d'un cours donné à de futurs prêtres, dans un séminaire de Floride, par Mgr Sanborn. Ce dernier est catholique sédévacantiste. Noter que ce n'est pas la raison pourquoi je mets le lien. Plutôt parce qu'il est un enseignant hors pair pour commencer, et que la matière transmise ici est authentiquement catholique, enracinée dans la tradition de l'Église la plus vraie.
Les plus pressé(e)s pourraient couper directement à la 49e minute. Il y est expliqué la différence entre la crainte filiale de Dieu et la crainte servile.
Exemple : le soleil. Le fait de se trouver devant une immense masse d'hydrogène en fusion génère déjà une forme de crainte. C'est l'immensité elle-même de l'objet qui suscite le respect. Le soleil pourrait vous consumer en un instant. Il existe déjà une crainte face à quelque chose de véritablement insondable, de savoir ce qui pourrait m'advenir si j'osais seulement faire un pas de plus vers l'avant.
Dans le cas de la crainte filiale, mais toujours trouvera-t-on la grâce sanctifiante à la racine. Il ne s'agit pas, dans ce cas, de la peur de se trouver en présence d'un maître abominable. C'est tout simplement la crainte surnaturelle de l'autorité et de l'immensité de Dieu, et de notre propre facilité à pouvoir l'offenser. Il s'agit de notre faiblesse ou notre néant face à l'Immensité.
La peur servile ou la peur de la punition est alors une crainte naturelle comme celle d'un criminel qui redoute simplement le châtiment que l'État pourrait lui infliger. C'est telle la crainte de la chaise électrique. Une peur primaire, simple réflexe de survie et qui n'engendre pas la charité. Le criminel ne va pas développer un amour pour les lois du pays.
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Dans les Écritures
Psaume 33, 8 :
«... que de Yavhé toute la terre ait crainte,
que le redoutent tous les habitants du monde,
car il dit, et ce fut, il commanda, et tout surgit.»
Psaume 34,10 :
«Craignez Yavhé, vous ses saints,
car rien ne manque à ceux qui le craignent»
L'autorité de Dieu, son immensité ...
Le motif filial pour craindre Dieu : nos nombreux péchés.
Psaume 19, 13 :
«De ses faux pas qui s'avise ?
Des fautes cachées tiens-moi quitte.
Des arrogants aussi garde ton serviteur;
qu'ils ne dominent pas sur moi.»
Proverbes 20.9 :
«Qui peut dire : J'ai purifié mon coeur,
je suis net de mon péché ?»
Notre faiblesse et notre disposition à pouvoir pécher facilement demeure un motif de crainte. Le manque de certitude au sujet de l'état de notre âme. Et, encore, que si nous avons la certitude d'avoir péché, on peut être incertain quant au pardon. Fait défaut la certitude métaphysique à savoir que la pénitence aurait été suffisante. Une certitude morale n'est pas comme le fait de voir. Ce n'est pas moi le juge de mon âme, mais Dieu.
Voir saint Augustin à la 12e minute :
«... How unfortunate and miserable we are. We sail our ship through terrible waves and violent storms of this great sea not knowing if we will be able to arrive at the port of safety. Unfortunate I say is this life of those in exile whose path is dangerous and whose end is in doubt.»
Comme infortunés et misérables sommes-nous ! Nous faisons avancer notre barque à travers des vagues terribles et de violentes tempêtes de cette grande mer, dans l'incertitude de savoir si nous atteindrons finalement le port. Infortunée, dis-je, est la vie de tous les exilés dont le chemin est dangereux et dont la fin reste incertaine.
C'est l'heure entière de la vidéo qui est excellente.
Avec l'accroissement de l'amour filial, augmente la crainte surnaturelle de Dieu ... qui est don du Saint Esprit. Et craindre l'enfer (si, si) correspond toujours à une grâce actuelle de Dieu mais quand cela nous pousse à la conversion.
P.S. pour l'adresse du lien : j'applique le principe paulinien de retenir ce qui est bon !