Quitté par celle que je pense être la femme de ma vie…
Publié : lun. 31 oct. 2022, 21:31
Bonjour,
Avant tout je préfère prévenir: mon message sera long. J’écris sur ce forum car j’ai besoin d’aide. Voici ma situation:
Je suis un jeune homme de 17 ans, en lycée général et catéchumène. Il y’a deux mois, celle qui était ma copine depuis un an et demi m’a quitté.
Nous nous étions connus par hasard. Étant distancés par des centaines de kilomètres, nous parlions par messages et par lettres. Nous nous sommes rencontrés « en vrai » après quelques mois, et nous sommes devenus un couple. Nous nous sommes tout de suite beaucoup aimés. Nous avions dès le départ le projet de nous marier un jour (sans cette certitude nous n’aurions pas été ensemble, le mariage futur étant pour nous la raison même d’être en couple), et étant tous les deux catholiques nous avions beaucoup de points communs. Après notre première rencontre, ma copine était réellement « folle » de moi. Elle m’aimait beaucoup, et j’avoue avoir été un peu déstabilisé au début, bien qu’étant très amoureux également. Nous avons passés de très bons moments ensemble, que ce soit par messages (nous parlions tous les soirs) ou « en vrai » quand je passais mes vacances chez elle ou elle chez moi (randonnées, visites de musées, faire à manger ensemble etc).
Malheureusement, des tensions ont commencé à naître dans notre couple. Pour différentes raisons j’ai commencé à perdre confiance en elle. Je n’aurais pas dû, car en réalité c’est une fille très charitable, fidèle et aimante. Mais je suis devenu dur et jaloux pour un rien. Nous nous disputions chaque semaine, pour des vétilles. De plus, la relation à distance était vraiment difficile à vivre. À côté de ça, je suis entré en dépression à cause d’une situation familiale insupportable. Je passais donc mon temps à me plaindre et j’étais de mauvaise humeur lorsque nous nous parlions. Je n’étais plus tendre avec elle comme au début…
Au fur et à mesure ma copine a pris de la liberté. Elle s’est émancipée des règles absurdes que je lui fixais par jalousie, et me parlait avec moins de respect. Elle se plaignait du mal que je lui causais, mais je ne prenais pas ses plaintes assez au sérieux. Je croyais avoir raison, j’allais déjà mal au quotidien, et je pensais notre relation acquise. L’été dernier, elle est allée faire une route de guide pendant une semaine, ce qui nous a empêchés de parler pendant ce temps. Elle a réalisé qu’elle pouvait se passer de moi, tandis que, de mon côté, je souffrais de son absence.
Alors qu’elle se détachait de moi, je comprenais peu à peu mes erreurs, et après plusieurs songes qui m’ont « mis une claque », j’ai pris conscience de la valeur de ma copine, et de l’amour que je devais lui donner. Je me suis donc dit « la prochaine fois que tu la verras, montre-lui à quel point tu l’aimes, sois tendre, et demande-lui pardon pour tout le mal que tu lui as fait ! ». Et voilà qu’à ce moment où j’étais prêt à lui donner la tendresse qu’elle attendait de moi, elle m’a quitté.
En réalité, je lui ai tendu la perche sans le vouloir. Elle n’osait pas me quitter, mais en lui demandant lors d’une discussion si elle pensait à le faire, elle en a profité… Elle m’a dit que parler avec moi était devenu un fardeau, qu’elle ne m’aimait plus et qu’on ne se correspondait pas. Elle m’a reproché mon attitude trop dure et m’a aussi fait comprendre que je n’étais pas assez pieux. J’ai été totalement secoué. J’ai tout essayé pour la récupérer. Je lui ai fait de longs messages inutiles pour lui montrer par A+B qu’on devrait rester ensemble… Alors que durant les premiers jours après la séparation elle disait avoir de la peine pour moi, comprenait ma douleur, me remerciait pour ma « gentillesse » et disait qu’elle réfléchirait à ma proposition de nous voir pour parler de tout ça, elle a commencé à être très dure. Elle n’a pas supporté mon obstination et mes messages à répétition. Elle m’a demandé de l’oublier et de lui « foutre la paix ». J’ai arrêté de lui parler pendant un temps, puis me suis mis à lui envoyer quelques messages qui n’exigeaient pas de réponses, juste pour lui dire comment j’allais. Elle les regardait mais ne répondait pas. Un jour je lui ai écrit une lettre « d’adieu » pour lui demander pardon et la remercier pour tout. Je me suis gardé de lui dire « Adieu », mais lui ai juste souhaité une bonne continuation, de manière à montrer que j’acceptais la rupture mais aussi pour me permettre de peut-être revenir un jour vers elle. Nous ne nous sommes pas parlés depuis (il y a 3 semaines).
Aujourd’hui je ne sais pas que penser, ni que faire. J’ai peur d’essayer quoi que ce soit.
D’un côté, on pourrait penser que tout est fini:
Comment la récupérer après lui avoir fait tant de mal ? Comment faire quand on habite à plusieurs centaines de kilomètres ?
Mais d’un autre côté, certains signes peuvent laisser penser le contraire, ou interroger:
Elle vient de rentrer en prépa, elle est donc sujette au stress et n’a pas le temps de parler. Quand elle m’a quitté, elle a avoué que « l’idéal serait d’essayer de recommencer ensemble », mais que c’était impossible avec la prépa. Elle n’a pas répondu à ma lettre de quasi-Adieu (pourtant je sais qu’elle l’a reçue). Pourquoi ne veut-elle pas me dire au revoir définitivement ?? (Est-ce qu’elle m’ignore juste ?) Elle a avoué qu’elle ne trouverait jamais quelqu’un qui l’aimerait autant que moi. Aussi, elle m’a dit qu’elle ne se remettrait pas en couple pendant ses deux ans de prépa (et, la connaissant, elle ne se mettrait qu’avec une personne avec qui elle serait absolument sûre de se marier un jour). Aussi, elle n’a pas dit à ses parents qu’elle m’avait quitté. C’est moi qui les ai informés il y’a quelques jours. Était-ce par timidité ? Elle est quand même restée sans rien dire pendant deux mois… c’est bizarre.
Depuis la rupture, j’ai beaucoup progressé sur moi, j’ai corrigé mes défauts. Aussi, me retrouver totalement seul et impuissant m’a permis de revivifier ma foi, de m’ouvrir à l’amour de Dieu. Finalement, pour rien au monde je n’échangerais les progrès que j’ai réalisés.
Néanmoins, cette séparation est très frustrante. Je suis certain que ma copine est la « bonne » pour moi, mais aussi que je suis le « bon » pour elle ! (Du fait des progrès que j’ai réalisés) Et puis elle a vraiment changé ma vie, je pense que je serais incapable d’aimer une autre femme. Cette relation me traumatiserait à vie.
Voilà, merci pour ceux qui liront…
J’avais besoin de me confier.
Si vous avez des remarques ou des conseils, je serais très heureux de recevoir votre aide.
Avant tout je préfère prévenir: mon message sera long. J’écris sur ce forum car j’ai besoin d’aide. Voici ma situation:
Je suis un jeune homme de 17 ans, en lycée général et catéchumène. Il y’a deux mois, celle qui était ma copine depuis un an et demi m’a quitté.
Nous nous étions connus par hasard. Étant distancés par des centaines de kilomètres, nous parlions par messages et par lettres. Nous nous sommes rencontrés « en vrai » après quelques mois, et nous sommes devenus un couple. Nous nous sommes tout de suite beaucoup aimés. Nous avions dès le départ le projet de nous marier un jour (sans cette certitude nous n’aurions pas été ensemble, le mariage futur étant pour nous la raison même d’être en couple), et étant tous les deux catholiques nous avions beaucoup de points communs. Après notre première rencontre, ma copine était réellement « folle » de moi. Elle m’aimait beaucoup, et j’avoue avoir été un peu déstabilisé au début, bien qu’étant très amoureux également. Nous avons passés de très bons moments ensemble, que ce soit par messages (nous parlions tous les soirs) ou « en vrai » quand je passais mes vacances chez elle ou elle chez moi (randonnées, visites de musées, faire à manger ensemble etc).
Malheureusement, des tensions ont commencé à naître dans notre couple. Pour différentes raisons j’ai commencé à perdre confiance en elle. Je n’aurais pas dû, car en réalité c’est une fille très charitable, fidèle et aimante. Mais je suis devenu dur et jaloux pour un rien. Nous nous disputions chaque semaine, pour des vétilles. De plus, la relation à distance était vraiment difficile à vivre. À côté de ça, je suis entré en dépression à cause d’une situation familiale insupportable. Je passais donc mon temps à me plaindre et j’étais de mauvaise humeur lorsque nous nous parlions. Je n’étais plus tendre avec elle comme au début…
Au fur et à mesure ma copine a pris de la liberté. Elle s’est émancipée des règles absurdes que je lui fixais par jalousie, et me parlait avec moins de respect. Elle se plaignait du mal que je lui causais, mais je ne prenais pas ses plaintes assez au sérieux. Je croyais avoir raison, j’allais déjà mal au quotidien, et je pensais notre relation acquise. L’été dernier, elle est allée faire une route de guide pendant une semaine, ce qui nous a empêchés de parler pendant ce temps. Elle a réalisé qu’elle pouvait se passer de moi, tandis que, de mon côté, je souffrais de son absence.
Alors qu’elle se détachait de moi, je comprenais peu à peu mes erreurs, et après plusieurs songes qui m’ont « mis une claque », j’ai pris conscience de la valeur de ma copine, et de l’amour que je devais lui donner. Je me suis donc dit « la prochaine fois que tu la verras, montre-lui à quel point tu l’aimes, sois tendre, et demande-lui pardon pour tout le mal que tu lui as fait ! ». Et voilà qu’à ce moment où j’étais prêt à lui donner la tendresse qu’elle attendait de moi, elle m’a quitté.
En réalité, je lui ai tendu la perche sans le vouloir. Elle n’osait pas me quitter, mais en lui demandant lors d’une discussion si elle pensait à le faire, elle en a profité… Elle m’a dit que parler avec moi était devenu un fardeau, qu’elle ne m’aimait plus et qu’on ne se correspondait pas. Elle m’a reproché mon attitude trop dure et m’a aussi fait comprendre que je n’étais pas assez pieux. J’ai été totalement secoué. J’ai tout essayé pour la récupérer. Je lui ai fait de longs messages inutiles pour lui montrer par A+B qu’on devrait rester ensemble… Alors que durant les premiers jours après la séparation elle disait avoir de la peine pour moi, comprenait ma douleur, me remerciait pour ma « gentillesse » et disait qu’elle réfléchirait à ma proposition de nous voir pour parler de tout ça, elle a commencé à être très dure. Elle n’a pas supporté mon obstination et mes messages à répétition. Elle m’a demandé de l’oublier et de lui « foutre la paix ». J’ai arrêté de lui parler pendant un temps, puis me suis mis à lui envoyer quelques messages qui n’exigeaient pas de réponses, juste pour lui dire comment j’allais. Elle les regardait mais ne répondait pas. Un jour je lui ai écrit une lettre « d’adieu » pour lui demander pardon et la remercier pour tout. Je me suis gardé de lui dire « Adieu », mais lui ai juste souhaité une bonne continuation, de manière à montrer que j’acceptais la rupture mais aussi pour me permettre de peut-être revenir un jour vers elle. Nous ne nous sommes pas parlés depuis (il y a 3 semaines).
Aujourd’hui je ne sais pas que penser, ni que faire. J’ai peur d’essayer quoi que ce soit.
D’un côté, on pourrait penser que tout est fini:
Comment la récupérer après lui avoir fait tant de mal ? Comment faire quand on habite à plusieurs centaines de kilomètres ?
Mais d’un autre côté, certains signes peuvent laisser penser le contraire, ou interroger:
Elle vient de rentrer en prépa, elle est donc sujette au stress et n’a pas le temps de parler. Quand elle m’a quitté, elle a avoué que « l’idéal serait d’essayer de recommencer ensemble », mais que c’était impossible avec la prépa. Elle n’a pas répondu à ma lettre de quasi-Adieu (pourtant je sais qu’elle l’a reçue). Pourquoi ne veut-elle pas me dire au revoir définitivement ?? (Est-ce qu’elle m’ignore juste ?) Elle a avoué qu’elle ne trouverait jamais quelqu’un qui l’aimerait autant que moi. Aussi, elle m’a dit qu’elle ne se remettrait pas en couple pendant ses deux ans de prépa (et, la connaissant, elle ne se mettrait qu’avec une personne avec qui elle serait absolument sûre de se marier un jour). Aussi, elle n’a pas dit à ses parents qu’elle m’avait quitté. C’est moi qui les ai informés il y’a quelques jours. Était-ce par timidité ? Elle est quand même restée sans rien dire pendant deux mois… c’est bizarre.
Depuis la rupture, j’ai beaucoup progressé sur moi, j’ai corrigé mes défauts. Aussi, me retrouver totalement seul et impuissant m’a permis de revivifier ma foi, de m’ouvrir à l’amour de Dieu. Finalement, pour rien au monde je n’échangerais les progrès que j’ai réalisés.
Néanmoins, cette séparation est très frustrante. Je suis certain que ma copine est la « bonne » pour moi, mais aussi que je suis le « bon » pour elle ! (Du fait des progrès que j’ai réalisés) Et puis elle a vraiment changé ma vie, je pense que je serais incapable d’aimer une autre femme. Cette relation me traumatiserait à vie.
Voilà, merci pour ceux qui liront…
J’avais besoin de me confier.
Si vous avez des remarques ou des conseils, je serais très heureux de recevoir votre aide.