Pourquoi je ne suis plus chrétien
Publié : mar. 16 août 2022, 15:13
Je suis un chrétien repenti, en voie de dé-christianisation, mais qu’un ultime lien (guère plus qu’une ficelle) rattache affectivement à l’Église. Je lance donc ce message comme une bouteille à la mer : peut-être que l’une ou l’autre des réponses reçues ici pourra avoir un impact. Et dans le cas contraire, je pourrai enfin larguer les amarres et embrasser pleinement cette autre religion, plus noble et plus digne de confiance, qui m’attire depuis longtemps.
Faire l’inventaire complet de mes doutes ou plutôt de mes griefs à l’encontre du christianisme en général, et du catholicisme en particulier, est impossible dans le cadre d’un message de forum (ce serait beaucoup trop long ; ce message le sera déjà suffisamment), je vais donc me contenter d’une liste abrégée que je pourrai détailler au besoin :
I. Les contradictions internes
Commençons par ce qui me paraît le plus grave : les incohérences internes du christianisme.
On peut citer par exemple le cas des hommes nés avant le Christ : ils n’ont jamais eu accès à son enseignement, n’ont pas reçu le baptême etc. ; et pourtant certains d’entre-eux pourront soi-disant être sauvés. Il faut en conclure que les sacrements, de l’aveu même de l’Église, sont parfaitement facultatifs avant la Passion mais indispensables au salut après ! Pas très logique.
Puis il y a le millénarisme de Jésus, il était convaincu que la fin du monde était proche :
« En vérité je vous le dis, il en est d’ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d’avoir vu le Royaume de Dieu venu avec puissance »
(Marc 9, 1)
Sur les 37 paraboles contenues dans les synoptiques, il est révélateur que neuf se rapportent à la « fin des temps », sept au « Jugement dernier » et six au « Royaume des cieux ». Or il me semble (je peux me tromper…) que le monde n’a pas cessé d’exister au Ier siècle !
Il y a aussi le cas non moins troublant de certaines paroles du Christ, qui semblent indiquer que Yéshua se fichait pas mal des non-Juifs (pour rester poli) :
Jésus, étant parti de là, se retira dans le territoire de Tyr et de Sidon. Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria : « Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon ».
Il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples s'approchèrent, et lui dirent avec insistance : « Renvoie-la, car elle crie derrière nous ».
Il répondit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël ».
Mais elle vint se prosterner devant lui, disant : « Seigneur, secours-moi ! »
Il répondit : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens ».
(Marc 7, 24-30 et Matthieu 15, 21-28)
Les chrétiens qui ne sont pas d’origine juive (soit 99,9999 % d’entre-eux) doivent-ils trouver normal que le fondateur de leur religion les considère comme des chiens ?
Et que dire encore de ces mots non moins incompréhensibles dans la bouche du « doux » Jésus ?
« Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici, et égorgez-les en ma présence »
(Luc 19, 27)
« Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » (Matthieu 10, 34)
En fait, ces paroles prennent tout leur sens quand on les considère à la lumière de l’Histoire : que de païens massacrés, d’hérétiques brûlés, de sorcières torturées au nom de « l’amour chrétien » (sic)
Faire l’inventaire complet de mes doutes ou plutôt de mes griefs à l’encontre du christianisme en général, et du catholicisme en particulier, est impossible dans le cadre d’un message de forum (ce serait beaucoup trop long ; ce message le sera déjà suffisamment), je vais donc me contenter d’une liste abrégée que je pourrai détailler au besoin :
I. Les contradictions internes
Commençons par ce qui me paraît le plus grave : les incohérences internes du christianisme.
On peut citer par exemple le cas des hommes nés avant le Christ : ils n’ont jamais eu accès à son enseignement, n’ont pas reçu le baptême etc. ; et pourtant certains d’entre-eux pourront soi-disant être sauvés. Il faut en conclure que les sacrements, de l’aveu même de l’Église, sont parfaitement facultatifs avant la Passion mais indispensables au salut après ! Pas très logique.
Puis il y a le millénarisme de Jésus, il était convaincu que la fin du monde était proche :
« En vérité je vous le dis, il en est d’ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d’avoir vu le Royaume de Dieu venu avec puissance »
(Marc 9, 1)
Sur les 37 paraboles contenues dans les synoptiques, il est révélateur que neuf se rapportent à la « fin des temps », sept au « Jugement dernier » et six au « Royaume des cieux ». Or il me semble (je peux me tromper…) que le monde n’a pas cessé d’exister au Ier siècle !
Il y a aussi le cas non moins troublant de certaines paroles du Christ, qui semblent indiquer que Yéshua se fichait pas mal des non-Juifs (pour rester poli) :
Jésus, étant parti de là, se retira dans le territoire de Tyr et de Sidon. Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria : « Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon ».
Il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples s'approchèrent, et lui dirent avec insistance : « Renvoie-la, car elle crie derrière nous ».
Il répondit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël ».
Mais elle vint se prosterner devant lui, disant : « Seigneur, secours-moi ! »
Il répondit : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens ».
(Marc 7, 24-30 et Matthieu 15, 21-28)
Les chrétiens qui ne sont pas d’origine juive (soit 99,9999 % d’entre-eux) doivent-ils trouver normal que le fondateur de leur religion les considère comme des chiens ?
Et que dire encore de ces mots non moins incompréhensibles dans la bouche du « doux » Jésus ?
« Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici, et égorgez-les en ma présence »
(Luc 19, 27)
« Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » (Matthieu 10, 34)
En fait, ces paroles prennent tout leur sens quand on les considère à la lumière de l’Histoire : que de païens massacrés, d’hérétiques brûlés, de sorcières torturées au nom de « l’amour chrétien » (sic)