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Catholiques pratiquants mais non-croyants
Publié : lun. 21 févr. 2022, 18:04
par Niqwerty
Bonjour à tous,
J'aimerais savoir si vous avez des expériences avec des personnes pratiquantes (connaissance de catéchisme, les rites de passage, respect des règles et traditions chrétiennes, présence à la messe, intégration dans la communauté catholique locale) mais qui ne sont pas profondément croyantes en existence littérale de Dieu en tant qu'un être surnaturel ?
Qu'allez-vous penser si vous découvrez une telle personne dans votre communauté : un catholique pratiquants et discret, mais qui vous confie qu'il n'est pas complétement croyant à titre personnel?
Merci beaucoup de vos réponses !
Re: Catholiques pratiquants mais non-croyants
Publié : lun. 21 févr. 2022, 18:12
par Fée Violine
Bonjour Niqwerty,
Pas profondément croyant, et pas du tout croyant, ce sont des choses différentes.
Personne, à part les saints et encore, n'a une foi parfaite.
Chacun fait ce qu'il peut.
Certaines personnes ont du mal avec tel ou tel dogme.
D'autres ne se posent pas vraiment la question et restent dans la tiédeur.
Chaque chrétien a des périodes de ferveur et d'autres plus tièdes.
Bref, il y a de tout.
Re: Catholiques pratiquants mais non-croyants
Publié : lun. 21 févr. 2022, 20:08
par Kerniou
Une vie de foi ne va pas sans interrogations et questionnements ni sans des périodes de doute ...
Re: Catholiques pratiquants mais non-croyants
Publié : mar. 22 févr. 2022, 21:00
par Fée Violine
Je complète ma réponse.
La foi chrétienne ne consiste pas à croire
en existence littérale de Dieu en tant qu'un être surnaturel
. C'est bien plus que ça. La plupart des humains croient en l'existence de Dieu, mais nous chrétiens, nous croyons que Dieu s'est incarné, qu'il est mort pour nous, qu'il est ressuscité et vivant, et encore bien d'autres dogmes.
Donc bien sûr, certains ont parfois des doutes sur tel ou tel aspect. Et ne sont pas sûrs que ça les concerne personnellement. Ou n'ont pas envie de changer leur vie.
Re: Catholiques pratiquants mais non-croyants
Publié : mer. 23 févr. 2022, 10:49
par Fleur de Lys
Bonjour,
Le pratiquant peu croyant (plein de doutes) n'est sans doute pas rare. Ce n'est pas toujours facile de croire au dogme catholique quand on a l'esprit scientifique ou qu'on entend le chant des sirènes du Monde. C'est une question de confiance et d'humilité. Se laisser guider (et donc pratiquer) malgré le doute.
Il y a aussi la catégorie des hypocrites qui vont à la messe le dimanche pour des raisons sociales - ça devait être encore plus répandu dans les années 60 - mais ça n'est pas nouveau, Jésus en parlait déjà.
Re: Catholiques pratiquants mais non-croyants
Publié : mer. 23 févr. 2022, 14:17
par Fée Violine
Je ne suis pas sûre que l'esprit scientifique soit un obstacle.
Pasteur disait : "un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup de science y ramène ".
Il y a un autre aspect de la question : la nuit de l'esprit, qui atteint même (et surtout) les plus grands saints.
Ste Teresa de Calcutta est restée plongée dans le doute pendant à peu près 50 ans, sans que ça se voie. Elle a toujours continué à prier, à parler de l'amour de Dieu. Les gens qui n'y connaissent rien disent "elle n'avait pas la foi" mais au contraire elle était dans la foi pure. La foi est une adhésion de la volonté, un acte de confiance, même si on n'a plus l'évidence.
Ste Thérèse de l'Enfant Jésus a vécu la même chose.
Re: Catholiques pratiquants mais non-croyants
Publié : mer. 23 févr. 2022, 16:48
par Fleur de Lys
Par "esprit scientifique" je pensais à celui qui cherche une preuve quasi matérielle. Le miracle est par définition est évènement unique impossible à reproduire, donc en dehors du champs d'étude scientifique.
Mais oui, il y a des scientifiques croyants et heureusement!
Re: Catholiques pratiquants mais non-croyants
Publié : ven. 25 févr. 2022, 11:40
par Alizee
Fleur de Lys a écrit : ↑mer. 23 févr. 2022, 10:49
Il y a aussi la catégorie des hypocrites qui vont à la messe le dimanche pour des raisons sociales - ça devait être encore plus répandu dans les années 60 - mais ça n'est pas nouveau, Jésus en parlait déjà.
Nous vivons à une époque où il faut plus souvent se justifier pourquoi on va à la messe que pourquoi on n'y assiste pas. Je pense donc que cette catégorie est en diminution - même si, évidemment, l'aspect social est toujours présent, moins dans le sens "m'as-tu vu" que dans le sens "j'y rencontre des amis et connaissance et ma vie sociale naît à cette occasion (au sens invitations à dîner, à prendre un apéro, à se ballader etc.)