Jean-Mic a écrit : ↑ven. 25 juin 2021, 13:58
Accord passé,
accord non respecté,
accord dénoncé !
Ça me paraît logique et légitime, et pas seulement en matière de rite, et pas seulement dans l'Église.
Moi, quand il m'arrive, Jean-Mic, que je sois devant un accord passé et non respecté, je cherche d'abord une solution à l'amiable, avant de déclencher les gros moyens et une éventuelle guerre des communiqués.
Mais ce que je constate dans ce cas, et vous pouvez le constater aussi, c'est que l'évêque a recours à l'exfiltration tout court d'une société et qu'il a publié sa décision sur la page internet de son diocèse.
Admettons que l'évêque en question ait un caractère entier (il paraît), on ne peut pas dire qu'il y ait eu beaucoup de volonté de dialogue de la part des représentants de la FSSP.
Admettons que l'impulsivité et la rudesse s'appellent "caractère entier". Là où les communiqués concordent, c'est que l'évêque a posé la question de la concélébration chaque fois qu'un prêtre de la FSSP lui a été présenté. Il est à supposer que les deux prêtres incriminés ont répondu "non" à la question, après quoi il ont été, pourtant, acceptés. Je ne comprends pas, des deux communiqués (ainsi que de ceux ultérieurs, car ça ne cesse pas) , qu'il y ait eu une promesse de concélébration, mais que les deux prêtres se sont désistés ultérieurement. Donc, on n'a pas de preuve d'engagement non respectés. Si la concélébration avait été une condition, l'évêque avait la possibilité de ne pas accepter les services de ces collaborateurs et d'en demander d'autres à leur supérieur.
Dans la langue française, celui qui ne respecte pas la règle s'appelle un tricheur. Il doit assumer les conséquences du jeu qu'il a joué.
Il y a plein de gens, y compris sur ce forum, qui aimeraient la forme traditionnelle et demandent où aller, mais auxquels les catholiques en pleine communion, comme vous, leur disent: "à la FSSP !". "Aucunement à ces schismatiques de la FSSPX, mais à la FSSP, société de droit pontifical en pleine communion! Allez à la FSSP!".
Et ils y sont allés.
Maintenant, l'évêque de Dijon leur dit: "Vous allez trop à la FSSP!".
Et vous lui donnez raison ?
Écoutez, Jean-Mic: je n'ai rien à voir avec le diocèse de Dijon. Ma seule chose en commun avec cet évêque et même avec cette FSSP de là-bas, c'est que probablement nous utilisons la même moutarde. Mais ce qui m'inquiète, vraiment, ce sont les mots que l'évêque aurait adressés à quelques tradis qui le piquetaient en l'enquiquinant avec leur demande de dialogue. Je reproduis de mémoire: « cela va devenir bientôt général! Vous allez voir ce que vous allez voir ! ». Là, sauf le cas optimiste où il s'agit de mots jetés à la légère, on pourrait avoir des choses dont les évêques parlent, du moins entre eux sinon avec le Pape. Là, il se peut que cet évêque sache déjà des choses que nous ne savons pas encore. Là, je sens un possible danger pour moi-même et pour beaucoup (d'où ma réponse au message initial de ce fil). Car il se peut qu'un jour, moi aussi, je me vois l'accès restreint aux Messes des communautés en pleine communion, il se peut que je sois aussi renvoyé aux prêtres diocésains qui font la "Messe d'avant" de temps en temps (et d'habitude un dimanche par diocèse). Et alors, sous apparence traditionnelle, j'aurais aussi le "bénéfice" des mêmes sermons sur l'amour des clandestins et sur le tri sélectif. Alors, mon fils aura aussi le "bénéfice" des mêmes séances de coloriage faites par une "missionnée" en guise de catéchèse, au péril de sa petite foi qui s'effondrera comme il arrive presque chez tous les enfants qui suivent l'enseignement pseudo-catholique.