Que veut dire "vraie" quand on parle d'une vraie religion?
Publié : mer. 09 juin 2021, 10:34
Il n'y a de vérité et de fausseté que dans le jugement, disait Aristote.
Par conséquent, une religion n'est en soi ni vraie ni fausse, puisque une religion n'est pas un jugement mais une institution. C'est ce que l'on pourrait croire en s'attachant un peu trop au principe cité ci-dessus.
Mais ce serait oublier que la question de la vérité est essentielle à la pratique religieuse. En quel sens alors parlons-nous d'une religion vraie?
Il me semble qu'on dit qu'une religion est vraie
1) quand son rapport à la vérité est sain, c'est-à-dire qu'elle ne défend ni l'erreur ni l'illusion ni le mensonge.
2) quand elle est porteuse d'un sens éclairant pour l'intelligence.
3) quand la confiance en elle n'est pas trahie (cf. acte de foi).
Je ne prétends pas me limiter à ces trois conditions, je les énonce comme fondamentales, nécessaires et minimales. Une religion obscurantiste ou abrutissante n'est donc pas une vraie religion, cela me semble conforme à la manière ordinaire de s'exprimer.
A ce stade, et en attendant d'éventuels éclaircissements ou critiques, je propose de retenir ceci :
- telle ou telle proposition énoncée par telle ou telle autorité peut être parfois dite vraie ou fausse mais il est plus délicat, voire approximatif, de se prononcer globalement sur une institution, à moins de redéfinir le sens de "vérité".
- il est cependant permis d'étendre le concept de vérité comme j'ai proposé de le faire, sans que ce soit en aucune façon un dévoiement du dit concept (est vrai ce qui est vrai et non ce qui est faux, ce truisme reste valable).
- une telle extension du concept de vérité permet d'intégrer l'idée d'une vérité partielle, passible de nuances et d'interprétations qui nourrissent l'intelligence.
Si l'on admet cela, alors parmi les différentes positions théoriques possibles, il y a celle-ci, qui je l'avoue ne me déplaît pas : il se pourrait qu'une religion soit plus vraie que les autres, sans que les autres ne soient purement et simplement fausses.
Par conséquent, une religion n'est en soi ni vraie ni fausse, puisque une religion n'est pas un jugement mais une institution. C'est ce que l'on pourrait croire en s'attachant un peu trop au principe cité ci-dessus.
Mais ce serait oublier que la question de la vérité est essentielle à la pratique religieuse. En quel sens alors parlons-nous d'une religion vraie?
Il me semble qu'on dit qu'une religion est vraie
1) quand son rapport à la vérité est sain, c'est-à-dire qu'elle ne défend ni l'erreur ni l'illusion ni le mensonge.
2) quand elle est porteuse d'un sens éclairant pour l'intelligence.
3) quand la confiance en elle n'est pas trahie (cf. acte de foi).
Je ne prétends pas me limiter à ces trois conditions, je les énonce comme fondamentales, nécessaires et minimales. Une religion obscurantiste ou abrutissante n'est donc pas une vraie religion, cela me semble conforme à la manière ordinaire de s'exprimer.
A ce stade, et en attendant d'éventuels éclaircissements ou critiques, je propose de retenir ceci :
- telle ou telle proposition énoncée par telle ou telle autorité peut être parfois dite vraie ou fausse mais il est plus délicat, voire approximatif, de se prononcer globalement sur une institution, à moins de redéfinir le sens de "vérité".
- il est cependant permis d'étendre le concept de vérité comme j'ai proposé de le faire, sans que ce soit en aucune façon un dévoiement du dit concept (est vrai ce qui est vrai et non ce qui est faux, ce truisme reste valable).
- une telle extension du concept de vérité permet d'intégrer l'idée d'une vérité partielle, passible de nuances et d'interprétations qui nourrissent l'intelligence.
Si l'on admet cela, alors parmi les différentes positions théoriques possibles, il y a celle-ci, qui je l'avoue ne me déplaît pas : il se pourrait qu'une religion soit plus vraie que les autres, sans que les autres ne soient purement et simplement fausses.