[Inclus dans ce message des films qui ne sont pas d'inspiration chrétienne, mais édifiants.]
Bonjour à tous,
J'ai eu l'idée de réunir toutes nos connaissances cinématographiques dans ce sujet, en sélectionnant les films disons "spirituels". Je m'engage à actualiser régulièrement la liste ce premier message suivant vos réponses en y intégrant vos commentaires.
Pour que ce soit lisible, il faudrait indiquer le réalisateur, l'année, et un petit résumé en une phrase ou deux sur le thème du film, son intérêt et sa beauté.
Cette liste nous permettra à tous de faire de très belles découvertes. L'intérêt est bien-sûr de faire une selection des films réellement édifiants, car certaines œuvres cinématographiques peuvent traiter de thèmes chrétiens tout en étant mauvaises, hélas.
Je compte sur votre participation !
Gabriel AXEL :
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Le festin de Babette : Film de 1987. Babette, chef cuisinière renommée dans un grand restaurant parisien, le Café anglais, fuit la répression de la Commune de Paris en 1871. Elle trouve refuge au service de deux vieilles filles, dans un petit village luthérien du Danemark. Le type de film qui vous porte à un regard d'amour et de bienveillance sur votre prochain, une ambiance de repas sacré qui en évoque subtilement un autre...
Richard ATTENBOROGH :
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Gandhi : Film de 1982. La vie de Gandhi et l'accès de l'Inde à l'indépendance. Cette oeuvre a été récompensée par 8 oscars.
Robert BRESSON :
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Journal d'un curé de campagne : Film de 1951, adaptation du roman de Georges Bernanos. A sa sortie du séminaire, un jeune prêtre intègre sa première paroisse : d'Ambricourt. Idéaliste et dévot, il se heurte très vite à l'hostilité de ses ouailles. La châtelaine notamment fait preuve d'un athéisme fanatique depuis la perte d'un de ses enfants.
Maurice CLOCHE :
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Monsieur Vincent : Ce film de 1947 raconte l'histoire vraie de Vincent de Paul, prêtre au XVIIe siècle. Curé et précepteur, Vincent de Paul entreprend de venir en aide aux miséreux. Alors qu'il prend ses fonctions dans sa nouvelle paroisse, une terrible épidémie de peste s'abat sur la région. Dévoué jusqu'au sacrifice à la cause qu'il défend, Vincent de Paul sera canonisé.
Le film sur youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=3IMLCpAuGJk
Jacques DERAY :
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Credo : Téléfilm de 1983. Un professeur d'université, Alexandre Lenski, est arrêté par la police soviétique parce qu'il est chrétien. Un huis-clos de haute volée psychologique et spirituel, par le jeu de chat et souris que se livrent accusé et commissaire.
Carl Théodore DREYER :
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La passion de Jeanne d'Arc : Film de 1928, très sobre mais plein de force, la traitement des visages fait toute la beauté de ce film qui rend compte du procès de la sainte. Musique remarquable.
Présentation plus fournie ici :
viewtopic.php?f=36&t=19594
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Jour de colère : (Vredens Dag, Dies irae) Film de 1943, la famille d'un pasteur du XVIIe siècle est bouleversée par des accusations et soupçons de sorcellerie. Les acteurs sont magnifiques, on y voit les tourments causés par le mensonge, la peur et l'égoïsme.
Terry GILLIAM :
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Le roi pêcheur : Film de 1991. Le Roi Pêcheur est l’histoire d'une double rédemption : celle d'un utopiste et celle d'un arriviste qui doit gagner son humanité. La quête du Graal offre surtout la guérison des cœurs.
Roland JOFFE :
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Mission : Film de 1986. Un prêtre jésuite espagnol s’aventure dans la forêt tropicale sud-américaine au XVIIIe siècle afin de convertir les Amérindiens : un travail d'approche difficile mais réussi grâce à la musique. Il est bientôt rejoint par un ancien chasseur d’esclaves converti et cherchant la rédemption.
Jerry LONDON :
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Le pourpre et le noir : téléfilm de 1983. Le combat d'une vie pour en sauver des milliers. En 1943, Rome subit les atrocités de la Gestapo commandé par le colonel Herbert Kappler . Malgré l'officielle neutralité du Vatican, Monseigneur Hugh O'Flaherty, prêtre irlandais, va créer un énorme réseau avec l'aide de plusieurs civils, afin de cacher les Juifs oppressés ainsi que les prisonniers de guerre venus chercher refuge au Vatican.
Jean-Pierre MELVILLE :
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Léon Morin, prêtre : Film de 1961 sur les relations, pendant l'occupation, entre une jeune veuve fuyant les Allemands et un prêtre qui lui donne asile. Avec Jean-Paul Belmondo.
Jose QUINTERO :
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Le visage du plaisir : Film de 1961. Une actrice d'âge mûr part à Rome avec son mari pour soigner la mauvaise santé de ce dernier. Mais il meurt lors du voyage. Seule dans la ville italienne, Karen Stone fait la rencontre d'un jeune homme séduisant. L'œuvre est éminemment morale et le thème poignant : il n'est autre que la solitude et les fausses valeurs. On penserait encore à l'instrumentation des personnes réduites au rang d'objet jetable. J'aime ce film à raison du thème, son traitement et pour les personnages secondaires qui sont forts aussi, telle l'actrice qui tient le rôle de la maquerelle dans ce film et qui n'était autre que la femme de Kurt Weill dans la vraie vie.
Roberto ROSSELLINI :
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Les onze fioretti de saint François d'Assise : Film de 1951 sur François et ses disciples qui se retirent dans une petite chapelle bâtie de leurs mains : la Portiuncula de Sainte-Marie des Anges, près de la ville d'Assise. Vivant de l'aumône, ils y façonnent les principes de leur enseignement, avec une béatitude et une humilité quotidiennes...
Marc ROTHEMUND :
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Sophie Scholl, les derniers jours : Hans Scholl et sa soeur Sophie, membres du noyau dur du mouvement de la "rose blanche", sont arrêtés par la Gestapo.
Steven SPIELBERG :
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La liste de Schindler : Film de 1993. Le film est intéressant pour l'évolution du personnage qu'est Oscar Schindler. D'indifférent au début, il fini par être happé par une nécessite de mettre jusqu'à sa propre vie en jeu. Le petit Oscar avait reçu une bonne éducation catholique assurément, laquelle ne demandait qu'à ressurgir sous la pression des événements.
Andreï TARKOVSKI :
+ Solaris : Film de science-fiction de 1972, une mystérieuse planète qui pense bouleverse la vie de plusieurs scientifiques qui viennent l'étudier. Confrontés à leur conscience, à la question du sens, de l'amour et de la vérité. Véritable "anti-2001 l'odyssée de l'espace", il est bien plus profond que le film américain. La censure soviétique interdit de très nombreuses scènes, et les allusions à Dieu. Mais le réalisateur à su tout de même garder l'objectif de ce film : l'homme seul face à la question du sens de la vie. Les acteurs sont excellents de justesse, musique remarquable avec un thème de Bach (Prélude de choral en fa mineur).
Un lien qui en apprend plus :
http://www.objectif-cinema.com/horschamps/076.php
Eric TILL :
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Boenhoeffer, agent spécial : Film réalisé en 2000. Allemagne, début des années 40. Le pasteur Dietrich Bonhoeffer choisit la résistance de l'intérieur. Portrait d'un héros très discret.
Jean-Daniel VERHAEGHE :
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La controverse de Valladolid : téléfilm de 1992. Au XVIe siècle, soixante ans après la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, règne sur l’Espagne Charles Quint qui convoque une assemblée sous l’égide du légat du Pape, afin de débattre de la question fondamentale : les indigènes indiens, dont elle a colonisé les territoires en Amérique, ont-ils une âme (sont-ils des hommes) ? De la réponse doit découler l'arrêt ou non de l’esclavage dont ils sont alors les victimes.
Franco ZEFFIRELLI :
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François et les chemin du soleil : Ce film évoque les jeunes années de Saint François d'Assise. Ce film de 1972 dévoile le chemin initiatique d'un jeune homme à part et offre une œuvre originale et inoubliable.
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Jésus de Nazareth : Réalisée sur une demande de Paul VI, cette mini-série de 1977 a eu beaucoup de succès et elle a été traduite en plusieurs langues pour les besoins de l'Église. Les acteurs sont fabuleux, les décors sublimes, les scènes vraiment fortes. De loin le meilleur film sur la vie du Christ que j'ai vu. A voir absolument.
Fred ZINNEMANN :
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Un homme pour l'éternité :
Thomas More s'oppose à Henry VIII, qui veut divorcer de Catherine d'Aragon pour épouser sa maîtresse Anne de Boleyn. Quand le cardinal Wolsey, puis son terrible ministre, Cromwell, lui demandent d'intervenir auprès du Pape pour faire annuler le premier mariage, Thomas More refuse, à son plus grand péril.