Élection 2019 - Canada
Publié : ven. 04 oct. 2019, 16:38
Bonjour,
Je me demande quelle place peut-il bien rester pour les catholiques en politique (?) en politique institutionnelle, je veux dire (?)
L'Église catholique exhortera certainement tous ses enfants fidèles à faire son devoir d'électeur. Et puis notre pape va se féliciter (apparemment sans réserve) du fait que nous devrions tous évoluer ainsi dans un régime séculier.
Problème ...
Tous les partis en liste sont des promoteurs de l'avortement sur demande; ou au minimum faisant promesse ferme de ne rien faire pour changer quoi que ce soit en défaveur des partisans du droit des femmes à disposer de leur corps et etc.
J'ai déjà mentionné Justin Trudeau qui indiquait la porte de son parti, à tout député objecteur de conscience qui manifesterait la moindre velléité de contester ce qu'on sait. Maintenant, je viens de voir également que le nouveau chef du Bloc québécois (parti en liste pour l'élection fédérale mais ne présentant des candidats qu'au Québec seulement, et faisant opposition à Trudeau) vient de nous sortir comme position sur la question.
Il dit :
"Un député qui souhaiterait déposer un projet de loi pour limiter le droit des femmes de disposer de leur corps serait exclu du caucus, il n'y aurait aucun compromis." (Yves Blanchet, chef du Bloc québécois; Journal de Montréal, jeudi 3 octobre, p. 4)
En somme, le député de son parti "nationaliste" désireux de se battre pour une cause qui recueillerait probablement l'assentiment du clergé catholique se voit, ici, mettre à la porte du caucus, c'est à dire rejeté hors du cercle restreint de ceux capables, en principe, de modifier l'orientation du parti. Pour le catholique et détenteur d'une carte de membre, c'est : "Tu appuis ce qu'on te dit d'appuyer, tu suis le chef, tu ferme ton clapet au minimum ou bien tu quitte."
Il est déjà de plus en plus difficile de choisir un parti pour lequel voter - et, personnellement, à défaut de pouvoir accepter l'une ou l'autre des options politiques offertes dans les partis politiques pancanadiens, je me proposais possiblement de voter pour le Bloc pensant par-là pouvoir y exprimer au minimum un vote de protestation - , jusqu'à ce que je découvre cette directive du chef.
- Rogntudju # !? ... Grrr ...
Il va donc falloir me résoudre à me déplacer, encore une fois, le jour dit, pour aller annuler mon vote.
En tout cas, si on parle de politique institutionnelle, en pensant au jeu des divers partis politiques : il semble bien que le domaine soit complètement grillé pour le moindre catholique espérant un poil être consistant avec lui-même et sa conscience. Il n'y en a que pour le libéralisme sans Dieu.
Ça ne veut peut-être pas dire qu'un citoyen catholique s'y trouverait complètement sorti de l'activisme politique, dans le sens qu'il lui resterait toujours l'option de faire connaître son point de vue, par d'autres voies que celles des groupements politiques ambitionnant d'aller chercher une représentation à la Chambre des communes. Sauf qu'une telle implication politique de minoritaires, n'espérant toujours trouver devant lui que des opposants au pouvoir, est une implication qui demande infiniment plus de courage, de force d'âme et de grandeur que celle consistant à mettre une croix sur le bulletin, une fois par quatre ans, pour donner mandat à des types qui vont se contenter de vouloir faire ce qui serait bien coté dans les sondages d'opinion publique.
Je me demande quelle place peut-il bien rester pour les catholiques en politique (?) en politique institutionnelle, je veux dire (?)
L'Église catholique exhortera certainement tous ses enfants fidèles à faire son devoir d'électeur. Et puis notre pape va se féliciter (apparemment sans réserve) du fait que nous devrions tous évoluer ainsi dans un régime séculier.
Problème ...
Tous les partis en liste sont des promoteurs de l'avortement sur demande; ou au minimum faisant promesse ferme de ne rien faire pour changer quoi que ce soit en défaveur des partisans du droit des femmes à disposer de leur corps et etc.
J'ai déjà mentionné Justin Trudeau qui indiquait la porte de son parti, à tout député objecteur de conscience qui manifesterait la moindre velléité de contester ce qu'on sait. Maintenant, je viens de voir également que le nouveau chef du Bloc québécois (parti en liste pour l'élection fédérale mais ne présentant des candidats qu'au Québec seulement, et faisant opposition à Trudeau) vient de nous sortir comme position sur la question.
Il dit :
"Un député qui souhaiterait déposer un projet de loi pour limiter le droit des femmes de disposer de leur corps serait exclu du caucus, il n'y aurait aucun compromis." (Yves Blanchet, chef du Bloc québécois; Journal de Montréal, jeudi 3 octobre, p. 4)
En somme, le député de son parti "nationaliste" désireux de se battre pour une cause qui recueillerait probablement l'assentiment du clergé catholique se voit, ici, mettre à la porte du caucus, c'est à dire rejeté hors du cercle restreint de ceux capables, en principe, de modifier l'orientation du parti. Pour le catholique et détenteur d'une carte de membre, c'est : "Tu appuis ce qu'on te dit d'appuyer, tu suis le chef, tu ferme ton clapet au minimum ou bien tu quitte."
Il est déjà de plus en plus difficile de choisir un parti pour lequel voter - et, personnellement, à défaut de pouvoir accepter l'une ou l'autre des options politiques offertes dans les partis politiques pancanadiens, je me proposais possiblement de voter pour le Bloc pensant par-là pouvoir y exprimer au minimum un vote de protestation - , jusqu'à ce que je découvre cette directive du chef.
- Rogntudju # !? ... Grrr ...
Il va donc falloir me résoudre à me déplacer, encore une fois, le jour dit, pour aller annuler mon vote.
En tout cas, si on parle de politique institutionnelle, en pensant au jeu des divers partis politiques : il semble bien que le domaine soit complètement grillé pour le moindre catholique espérant un poil être consistant avec lui-même et sa conscience. Il n'y en a que pour le libéralisme sans Dieu.
Ça ne veut peut-être pas dire qu'un citoyen catholique s'y trouverait complètement sorti de l'activisme politique, dans le sens qu'il lui resterait toujours l'option de faire connaître son point de vue, par d'autres voies que celles des groupements politiques ambitionnant d'aller chercher une représentation à la Chambre des communes. Sauf qu'une telle implication politique de minoritaires, n'espérant toujours trouver devant lui que des opposants au pouvoir, est une implication qui demande infiniment plus de courage, de force d'âme et de grandeur que celle consistant à mettre une croix sur le bulletin, une fois par quatre ans, pour donner mandat à des types qui vont se contenter de vouloir faire ce qui serait bien coté dans les sondages d'opinion publique.