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Le code de droit canonique est-il appliqué?
Publié : lun. 18 juin 2018, 20:49
par Suliko
Et pour rappel, voici les conditions du code de droit canonique actuel:
Et bien soit, prenons le Code de 1983 : est-il appliqué ? Non. En fait, des pans entiers du Code sont tout simplement ignorés.
Le code de droit canonique est-il appliqué?
Publié : mer. 27 juin 2018, 11:33
par Socrate d'Aquin
Suliko a écrit : ↑lun. 18 juin 2018, 20:49
Et pour rappel, voici les conditions du code de droit canonique actuel:
Et bien soit, prenons le Code de 1983 : est-il appliqué ? Non. En fait, des pans entiers du Code sont tout simplement ignorés.
Je suis entièrement d'accord avec vous
Par ailleurs, je suis à la fois surpris et heureux d'apprendre que vous n'enlevez pas toute légitimité à un code promulgué par un pape postérieur à Vatican II...

Le code de droit canonique est-il appliqué?
Publié : mer. 27 juin 2018, 15:41
par Suliko
Par ailleurs, je suis à la fois surpris et heureux d'apprendre que vous n'enlevez pas toute légitimité à un code promulgué par un pape postérieur à Vatican II...

Disons que puisque vous jugez le Code de 1917 obsolète, je tentais de dire par là que même les exigences parfois amoindries du Code de 1983 ne sont pas suivies par le clergé. C'est dire où nous en sommes...
Le code de droit canonique est-il appliqué?
Publié : mer. 27 juin 2018, 15:47
par Socrate d'Aquin
Suliko a écrit : ↑mer. 27 juin 2018, 15:41
Par ailleurs, je suis à la fois surpris et heureux d'apprendre que vous n'enlevez pas toute légitimité à un code promulgué par un pape postérieur à Vatican II...

Disons que puisque vous jugez le Code de 1917 obsolète, je tentais de dire par là que même les exigences parfois amoindries du Code de 1983 ne sont pas suivies par le clergé. C'est dire où nous en sommes...
Je ne juge pas ce code obsolète, je constate qu'il n'est plus en vigueur (il en va de même pour la liturgie mais c'est une autre affaire).
Vous avez raison, sur l'irrespect clérical.
Le code de droit canonique est-il appliqué?
Publié : mer. 27 juin 2018, 15:59
par Suliko
Je ne juge pas ce code obsolète, je constate qu'il n'est plus en vigueur (il en va de même pour la liturgie mais c'est une autre affaire).
Evidemment qu'il n'est plus en vigueur. Je ne nie pas la réalité. Simplement, je considère que beaucoup de choses jugées dépassées ne sauraient l'être sans péril pour la foi et donc, je préfère m'en tenir à ce qui est traditionnel, plutôt que d'adopter tous les changements conciliaires. Je ne crois en effet pas en l'herméneutique de la continuité.
Le code de droit canonique est-il appliqué?
Publié : mer. 27 juin 2018, 16:19
par Socrate d'Aquin
Suliko a écrit : ↑mer. 27 juin 2018, 15:59
Je ne juge pas ce code obsolète, je constate qu'il n'est plus en vigueur (il en va de même pour la liturgie mais c'est une autre affaire).
Evidemment qu'il n'est plus en vigueur. Je ne nie pas la réalité. Simplement, je considère que beaucoup de choses jugées dépassées ne sauraient l'être sans péril pour la foi et donc, je préfère m'en tenir à ce qui est traditionnel, plutôt que d'adopter tous les changements conciliaires. Je ne crois en effet pas en l'herméneutique de la continuité.
Oui, je m'en étais aperçu

. Moi non plus je n'y crois guère.
L'herméneutique de la continuité n'est pas une vérité de foi, mais une certitude théologique.
Le code de droit canonique est-il appliqué?
Publié : mer. 27 juin 2018, 20:20
par Gaudentius
L'herméneutique de la continuité n'est ni une vérité de foi ni une certitude théologique mais bien une clé de lecture destinée à l'ensemble de l'Eglise pour pouvoir ensemble dépasser l'absurde et délétère opposition entre conciliaires et anticonciliaires(dans les deux cas ,je parle de ceux qui ont l'honnêteté de se référer à ce que les Pères du Concile Vatican II ont effectivement décrété).C'est donc une utile boussole pour le bateau Eglise pour laquelle nous ne pouvons qu'être reconnaissant au pape Benoit XVI.
Si vous ne tenez pas cette boussole en mains c'est donc que vous acceptez de laisser le gouvernail à ceux qui croient à l'herméneutique de la rupture et c'est catastrophique pour l'Eglise.Du reste elle se justifie si on se réfère non pas au Concile Vatican II lui même mais au fameux "Esprit du Concile" (qui m'a toujours fait penser au coffre vide de la célèbre escroc des années 1900,Thérèse Humbert,la "banquière" !).
Le code de droit canonique est-il appliqué?
Publié : mer. 27 juin 2018, 20:57
par Suliko
Oui, je m'en étais aperçu

. Moi non plus je n'y crois guère.
L'herméneutique de la continuité n'est pas une vérité de foi, mais une certitude théologique.
Je ne suis pas sûre de voir où vous voulez en venir. Ce qui est certain, c'est que l'Eglise ne saurait se contredire en matière de foi et de morale. Mais nous sommes d'accord sur ce point.
Le code de droit canonique est-il appliqué?
Publié : mer. 27 juin 2018, 22:09
par Socrate d'Aquin
Suliko a écrit : ↑mer. 27 juin 2018, 20:57
Oui, je m'en étais aperçu

. Moi non plus je n'y crois guère.
L'herméneutique de la continuité n'est pas une vérité de foi, mais une certitude théologique.
Je ne suis pas sûre de voir où vous voulez en venir. Ce qui est certain, c'est que l'Eglise ne saurait se contredire en matière de foi et de morale. Mais nous sommes d'accord sur ce point.
Ce que je veux dire, c'est que cette fameuse herméneutique ne relève pas de la foi (puisqu'il ne s'agit pas de la foi à proprement parler), mais d'une certitude d'ordre scientifique, théologique.
Auriez-vous changé d'avis ?
Le code de droit canonique est-il appliqué?
Publié : jeu. 28 juin 2018, 20:52
par Suliko
Auriez-vous changé d'avis ?
Que voulez-vous dire ?
Le code de droit canonique est-il appliqué?
Publié : ven. 29 juin 2018, 15:32
par Socrate d'Aquin
Suliko a écrit : ↑jeu. 28 juin 2018, 20:52
Auriez-vous changé d'avis ?
Que voulez-vous dire ?
Je veux dire que d'après vous, l'Eglise ne saurait se contredire en matière de foi ou de morale (nous sommes parfaitement d'accord là-dessus). Mais l'Eglise (ou du moins Rome) a promulgué des documents dont vous jugez qu'ils vont à l'encontre de l'enseignement traditionnel de l'Eglise. Ce qui nous laisse deux alternatives :
- Soit il n'y a aucune contradiction.
- Soit l'Eglise n'est pas l'Eglise (sédévacantisme).
Or, je ne crois pas que vous soyez sédévacantiste. D'où ma question : auriez-vous changé d'avis ?
Cette question était d'ailleurs plus une boutade qu'autre chose, car je ne crois pas que vous ayez changé d'avis sur cette question.
Re: Le code de droit canonique est-il appliqué?
Publié : ven. 29 juin 2018, 22:56
par Carhaix
Socrate d'Aquin a écrit : ↑ven. 29 juin 2018, 15:32
Suliko a écrit : ↑jeu. 28 juin 2018, 20:52
Que voulez-vous dire ?
Je veux dire que d'après vous, l'Eglise ne saurait se contredire en matière de foi ou de morale (nous sommes parfaitement d'accord là-dessus). Mais l'Eglise (ou du moins Rome) a promulgué des documents dont vous jugez qu'ils vont à l'encontre de l'enseignement traditionnel de l'Eglise. Ce qui nous laisse deux alternatives :
- Soit il n'y a aucune contradiction.
- Soit l'Eglise n'est pas l'Eglise (sédévacantisme).
Or, je ne crois pas que vous soyez sédévacantiste. D'où ma question : auriez-vous changé d'avis ?
Cette question était d'ailleurs plus une boutade qu'autre chose, car je ne crois pas que vous ayez changé d'avis sur cette question.
Troisième alternative : le christianisme est une invention humaine.
Quatrième alternative : Dieu n'existe pas.
Cinquième alternative : l'Église sur terre est capable d'erreurs humaines. Elle demeure seulement infaillible dans ses sacrements et dans le dogme. Pour le restant (politique, pastorale, magistère), elle est capable d'errances.
Re: Le code de droit canonique est-il appliqué?
Publié : sam. 30 juin 2018, 14:59
par Socrate d'Aquin
Carhaix a écrit : ↑ven. 29 juin 2018, 22:56
Socrate d'Aquin a écrit : ↑ven. 29 juin 2018, 15:32
Je veux dire que d'après vous, l'Eglise ne saurait se contredire en matière de foi ou de morale (nous sommes parfaitement d'accord là-dessus). Mais l'Eglise (ou du moins Rome) a promulgué des documents dont vous jugez qu'ils vont à l'encontre de l'enseignement traditionnel de l'Eglise. Ce qui nous laisse deux alternatives :
- Soit il n'y a aucune contradiction.
- Soit l'Eglise n'est pas l'Eglise (sédévacantisme).
Or, je ne crois pas que vous soyez sédévacantiste. D'où ma question : auriez-vous changé d'avis ?
Cette question était d'ailleurs plus une boutade qu'autre chose, car je ne crois pas que vous ayez changé d'avis sur cette question.
Troisième alternative : le christianisme est une invention humaine.
Quatrième alternative : Dieu n'existe pas.
Cinquième alternative : l'Église sur terre est capable d'erreurs humaines. Elle demeure seulement infaillible dans ses sacrements et dans le dogme. Pour le restant (politique, pastorale, magistère), elle est capable d'errances.
Pas pour le magistère justement.
Le propre du magistère est d'être infaillible, au moins en certaines circonstances.
Re: Le code de droit canonique est-il appliqué?
Publié : sam. 30 juin 2018, 16:50
par Carhaix
Socrate d'Aquin a écrit : ↑sam. 30 juin 2018, 14:59
Carhaix a écrit : ↑ven. 29 juin 2018, 22:56
Troisième alternative : le christianisme est une invention humaine.
Quatrième alternative : Dieu n'existe pas.
Cinquième alternative : l'Église sur terre est capable d'erreurs humaines. Elle demeure seulement infaillible dans ses sacrements et dans le dogme. Pour le restant (politique, pastorale, magistère), elle est capable d'errances.
Pas pour le magistère justement.
Le propre du magistère est d'être infaillible, au moins en certaines circonstances.
Mais c'est quoi, le magistère ? Quand une homélie se met à délirer, ce n'est pas le magistère ? Quand ce sont des évêques qui font des déclarations farfelues, ce n'est pas le magistère ? Et les actes de Vatican II, ou encore la rédaction du nouvel ordo, ou bien encore les traductions rénovée des lectures liturgiques, ça ne fait pas partie du magistère ?
Re: Le code de droit canonique est-il appliqué?
Publié : sam. 30 juin 2018, 23:49
par Socrate d'Aquin
Carhaix a écrit : ↑sam. 30 juin 2018, 16:50
Socrate d'Aquin a écrit : ↑sam. 30 juin 2018, 14:59
Pas pour le magistère justement.
Le propre du magistère est d'être infaillible, au moins en certaines circonstances.
Mais c'est quoi, le magistère ? Quand une homélie se met à délirer, ce n'est pas le magistère ? Quand ce sont des évêques qui font des déclarations farfelues, ce n'est pas le magistère ? Et les actes de Vatican II, ou encore la rédaction du nouvel ordo, ou bien encore les traductions rénovée des lectures liturgiques, ça ne fait pas partie du magistère ?
Dans l'ordre : non, non, oui, oui, non.