Bonjour Rayem77,
La paix du christ soit sur vous,
Vous savez, si quelqu'un que vous aimiez faisait un tel acte, je crois que vous feriez tout pour ne pas le condamner et que ça vous attristerait beaucoup, mais pas dans la haine. Il y a de ces noirceurs parfois dans nos vies qui nous dépassent où soudain, il ne semble plus y avoir aucun sens, ni aucun repère. Tout semble absurde et ça donne l'effet que nous ne valons pas plus que l'asphalte sur laquelle nous marchons. J'ai vécu ça un temps, mais j'ai fait un pari. J'ai fait le pari que même si je ne voyais plus rien que j'allais continuer à avancer, au cas où je finirais par trouver une sortie. Ce seul pari m'a sauvé la vie, selon un psychiatre que j'ai rencontrer par la suite. Dans les périodes noirceurs, je vous invite à faire ce pari vous aussi. à accepter que soudain tout semble vous dépasser et même vous envahir et ne pas avoir peur de vous noyer, mais de faire acte de confiance. Si c'est trop difficile, avant de commettre des actes tristes, il y a des gens que vous pouvez appeler. Ces gens ne sont pas des distributrices à consolation. Ce sont des gens formés qui vous aideront à comprendre pourquoi vous vous êtes rendu là afin de défaire les noeud qui vous ont étranglé intérieurement au point de vouloir mourir.
Il arrive que pendant plusieurs semaines, mois et même années, nous ne sachions même pas pourquoi nous nous levons. Il y a souvent là des blessures de l'âme stupéfiantes. J'ai déjà été dur envers les personnes qui selon moi se "laissait aller". Mais il m'est venu une forte intuition dans la prière. L'attitude du père dans l'épisode du fils prodigue. Le père fut "pris" de pitié. C'est fort "pris" de pitié. Si Dieu pouvait avoir une seule prison qui le contriste, c'est sa pitié pour la personne qui n'arrive pas à accueillir pleinement la vie. Aussi, il m'est venu une image dans le coeur. Comment un parent réagirait à voir son enfant s'autodétruire? Je ne connais pas un parent qui verrait son fils se lacérer les bras qui en ajouterait en le frappant par dessus. Encore en trouverait-on un, que Dieu n'aurait rien à voir là-dedans. N'importe quel parent serait désemparé et chercherais tous le moyens pour que ça cesse, pour que son enfant arrive à vivre. Selon la parabole du fils prodigue, Je crois que le pardon de Dieu est déjà amplement donné, comme disait ma grand-mère : "Dieu n'est pas un sauvage!". S'il est une parole que je veut retenir toute ma vie de ma grand-mère, c'est bien celle-là. Toutefois, un sacrement du pardon vous permettera de goûter pleinement ce pardon et son efficacité dans votre âme. Peut-être qu'en ces périodes difficiles que vous avez peut-être encore, une retraite chez des moines, avec un père pour vous soutenir vous aiderait beaucoup. Ils ont une connaissance surprenante de l'être humain.
POur avoir discuté avec des personnes qui ont fait des tentatives de suicide, il arrive souvent, comme le signifie Hélène, qu'une sourde culpabilité s'imprime en soi. Vient l'impression que plus jamais rien ne sera comme avant, que l'honneur est à jamais brisée, par exemple ou que plus jamais il ne sera possible de regarder les gens qui nous ont aimé et nous aime encore droit dans les yeux. Ce sont là des poisons inutiles, vous êtes appelés à vivre. Je vous demande pardon aussi pour le manque de délicatesse avec laquelle certaine personne de l'Église condamne l'homosexualité. Il me semble que l'homosexualité n'est pas "complet", que nous sommes appelés à plus d'altérité, mais il me semble aussi que les personnes homosexuelles (j'en ai plusieurs dans ma parenté) souffrent déjà suffisamment leur différence à toutes sortes d'occasion qu'il me semble que l'Église devrait être un lieu de "soins intérieurs" et non pas un lieu pour se faire fouetter par dessus les difficultés courantes en sa faisant culpabiliser à outrance pour ce qui vous dépasse humainement. Qui donc irait "choisir" d'être homosexuel? Maintenant, il semble que plusieurs mouvement soutiennent la possibilité que l'homosexualité soit réversible. Je vous le dis en passant, que des personnes le crois sincèrement. POur ma part, je n'en sait que trop peu.
Maintenant, pour ce qui est de votre ex qui vous a quitté et que vous vous êtes retrouvés désemparé, je vous inviterais peut-être à demander de l'aide. Vous savez, tout le monde est toujours gagnant à demander de l'aide. Ça permet d'avancer plus rapidement et plus surement sur les périodes plus difficiles. Si vous vous êtes retrouvés autant désemparé, n'est-ce pas un signe que voutre relation avec votre ex était fusionnel et non pas une relation d'altérité? Une relation d'altérité ne vous aurait pas démoli à la rupture, car vous seriez demeuré pleinement vous mêmes avec vos assises intérieures à vous et n'auriez pas perdu vos assises intérieures dans votre ex. Vous n'avez pas à "dépendre" de l'amour des autres et le christ vous invite à la liberté intérieure en amour et dans votre sexualité.
Cela dit, prenez le temps de bien choisir qui vous soutiendra dans vos démarches, si vous en faites. Toute personne qui vous culpabiliserait ne serait pas une personne qui vous aide. Cherchez plutôt une personne qui vous inviterait à revisiter votre "Égypte intérieure(en lien avec l'exode)" pour vous encourager à vous mettre en route librement vers vous-mêmes, votre terre promise intérieure.

Je sais que ça fait cliché, mais Dieu vous aime et vous avez du prix à ses yeux. Laissez-vous apprivoiser à cet amour doucement, au jour le jour et doucement, mais surement, vous trouverez surement la confiance nécessaire pour avancer avec solidité. Et quand bien même vous tomberiez, vous saurez reconnaître celui qui vous soutient.
Courage!
Soyez assuré de ma prière la plus sincère et permettez-vous une personne resource, vous le valez infiniment.
David