Au sujet des récents problèmes de raréfaction des céréales, j'ai vu une émission intéressante : C dans l'air, mardi 6 mai à 20 h sur "la guerre du riz", sur la 5.
On peut la voir jusqu'au 13 mai sur :
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/inde ... ticle=2831
L'un des spécialistes participants disait que pour contenir la hausse des prix des céréales qui sévit actuellement, qui crée tant d'émeutes de la faim, il suffirait que tous les occidentaux (européens, US, canadiens, et autres pays riches) s'abstiennent de viande un jour par semaine : cela suffirait pour détendre le marché des céréales, et laisser aux pays pauvres assez de nourriture pour couvrir leurs besoins.
Cela me rappelle l'ancienne tradition chrétienne du vendredi, jour de jeûne, où il était "interdit" de manger de la viande. C'était tombé en désuétude dans les années 70, quand personne ne voyait l'intérêt d'une telle "contrainte". Ce serait maintenant le moment de la remettre au goût du jour, car on touche du doigt son intérêt, et en plus ce serait bon pour la santé car manger de la viande tous les jours c'est beaucoup trop.
Avez-vous vu le film "we feed the world" ?
Il explique comment la surconsommation de viandes, oeufs et produits laitiers des pays riches conduit à des élevages intensifs hors-sol, (dans une grande souffrance animale) nourris grâce à des importations massives de céréales (maïs surtout) et de protéagineux (soja US et brésilien, majoritairement OGM, au détriment des cultures vivrières, au prix d'expropriation des petits paysans qui vivaient de ces cultures vivrières, entraînant des déforestations massives, dramatiques pour les populations autochtones et pour l'effet de serre et le climat en général.
Alors c'est facile pour nous d'accuser les guerres, les régimes politiques (le communisme ou la dictature), la corruption, et toutes sortes de causes qui sont certainement valables, mais qui ont surtout l'avantage de nous laisser la conscience tranquille, car nous n'y pouvons pas grand-chose.
Mais il y a quelque chose sur la quelle nous pouvons beaucoup, et qui peut améliorer beaucoup les choses, c'est de changer notre manière de consommer :
- consommer le plus possible local, c'est à dire des fruits et légumes de saison, produits dans notre pays, notre région, et mieux encore, notre jardin.
- réduire significativement notre consommation de viande, oeufs, poissons : un seul de ces produits par jour, et encore pas tous les jours, deux ou 3 fois par semaine, au lieu de 2 ou 3 fois par jour, et notre santé s'en trouvera grandement améliorée, la sur-pêche pourra être évitée, les poissons ne seront plus en voie de disparition, les céréales deviendront accessibles aux populations pauvres.
- supprimer totalement les produis laitiers, car ils nous causent énormément de problèmes de santé (cf. le livre du docteur Seignalet : "l'Alimentation ou la troisième médecine") , tout en contribuant à piller la planète, et à accaparer les céréales mondiales.
Toutes ces modifications seront salutaires pour notre santé, nos finances, la réduction de la famine, l’environnement, l’effet de serre (Jean-Marc Jancovici montre dans ses livres et sur son site internet qu’un tiers de l’effet de serre est dû à l’alimentation , et que les actions les plus efficaces pour réduire la production de gaz à effet de serre dus à l’alimentation, c’est de consommer local, et de réduire drastiquement la consommation des produits animaux) .
Quand tant de cohérence s’inscrit aussi dans une tradition chrétienne de jeûne, partage et pauvreté, il ne faut pas hésiter, c’est Dieu qui nous appelle à changer.