errare humanum est a écrit :bien sûr que si il y a un contrôle, une messe télévisée est préparée, il y a un conseiller liturgique qui a fait des études, tout n'est pas accepter.
Je ne sais pas si il y a un contrôle.... Mais en tout cas il est certain que cette messe télévisée de dimanche a atteint un summum de mauvais goût... Il est évident cependant que la validité du sacrement n'est pas mise en cause ; mais cette cérémonie a mis gravement en question le sens du sacré dans la liturgie ; ces innovations sont de l'ordre du scandale public... Et ce n'est absolument pas en conformité avec ce que demande le Saint Père uni aux évêques du monde entier réunis en synode dans l'exhortation sur l'Eucharistie quand il(s) parle(nt) de l'ars celebrandi.
Il ne s'agit pas de se lamenter ; mais d'être tout à fait conscient de ce qui relève de la liturgie de l'Eglise et ce qui n'en relève pas. Je pense qu'il faut avoir le courage de le dire ; et il n'y a pas besoin d'avoir fait ds études longues en science liturgique pour se rendre compte que oui, vraiment, il y a eu un problème hier. Il suffit de parcourir même rapidement les préceptes détaillés de la
http://www.ceremoniaire.net/depuis1969/missel_2002/" pour se rendre compte qu'hier, au jour du Seigneur, on était tout à fait
clairement dans le cadre d'abus liturgiques, publics et assumés. Le bon sens populaire suffit. Si vous en doutez, regardez donc le streaming sur le site du jour du Seigneur :
http://www.lejourduseigneur.com/emissio ... auch_00001
Les jongleurs pendant la procession d'entrée, les danses pendant le baiser de l'autel, les acrobates pendant l'Evangile, les figures de cirque pendant l'offertoire, je suis désolé, mais ça n'est pas conforme. Et je passe sur les fautes de goût : clergé en "djellaba", prière universelle faite de l'assemblée, chants mochissimes. Rien ne sert de dénoncer à tort et à travers des abus qui restent nombreux et publics, on le sait. Pour autant, il faut éduquer les fidèles et les célébrants au sens de la vérité et l'objectivité de ce qu'est la prière de l'Eglise, par nature et ce qu'est le rite romain dans son essence.
Si effectivement cette célébration a été "autorisée" par une "autorité" quelconque, alors c'est vraiment ennuyeux.
Quant à moi, je préfère me rabattre sur l'enseignement du Saint Père sur ces questions, et sur la façon de voir les choses de son cérémoniaire, Msgr Guido Marini :
Msgr [b]Guido Marini a écrit :Beaucoup disent que vous avez été nommé parce que liturgiquement, vous êtes plus sobre que Mgr Piero Marini. Mais quel est votre concept liturgique ?[/b]
Ce que l’Église veut et enseigne, ni plus, ni moins. Je ne suis pas le genre de personnes qui recherche les nouveautés ou les bizarreries. Cela peut sembler banal, mais la liturgie requiert le respect pour les les règles établies par l’Eglise, et je ne vois aucune raison de les ignorer.
On dit qu’à Gènes où vous travailliez jusqu’à maintenant, la liturgie était si bien menée, solennelle et élégante, sans accès de fantaisie…
Mais la liturgie est comme cela par sa propre nature. Laissez moi le répéter. Personne ne peut se mettre en dehors des normes liturgiques. La Messe est un don de grâce, pas un show. Donc aucune fabrication, mais le respect absolu des règles liturgiques.
Le Pape Benoît XVI, en plus d’être un très grand théologien, est aussi un liturgiste subtil. Il donne une grande importance à la liturgie, exécutée correctement.
Collaborer avec le Saint Père sera pour moi une grâce. La popularité de ce pape est évidente pour tous, pour sa prédication de la Vérité et du courage. En ce qui concerne la liturgie, je partage entièrement la position du Pape : la Messe est un sacrifice.
D’après vous, il y a-t-il eu des abus liturgiques récemment ?
Vous savez, l’Eglise est grande. Mais comme le même Pontife l’a reconnu lui-même dans la lettre expliquant le Motu Proprio Summorum Pontificum, il y a eu des abus et des interprétations abusives. Tout ce que je peux dire, c’est que, à coup sûr, je ne serai l’auteur d’aucune fabrication, et je me limiterai moi-même à l’application scrupuleuse des règles qui existent aujourd’hui.
Errare humanum est a écrit :
en paroisse le curé est seul avec son équipe liturgique, qui est rarement formée, mes au Jour Du Seigneur, ce sont des personnes qui ont étudier la liturgie, je suis donc très étonnée de ce que vous dites.
L'absence de "formation" des équipes liturgiques est toujours un argument "final". L'argument vaudrait si il y avait eu des erreurs ou des maladresses, même faites en toute bonne foi. Il ne s'agit ici même plus de cela. Il s'agit de choisir entre une célébration eucharistique et un spectacle. Et il est tout à fait clair qu'on a eu affaire hier à un spectacle. En gros un sacrement, oui, mais sans liturgie. C'est possible. La preuve.