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Les références bibliques de la confession
Publié : mer. 13 févr. 2013, 17:42
par Frère Luc
Bonjour,
Je me pose deux petites questions qui ont déjà sûrement été posées,veuillez donc m'excuser si elles font doubles emplois:
1. Sous quelle référence biblique se base-t-on pour la confession.
2. Où est-il affirmé textuellement, dans la Bible, que les prêtres sont aptes à recueillir nos confessions au même titre que Jésus?
Merci pour votre aide

Re: Confession
Publié : mer. 13 févr. 2013, 18:29
par Raistlin
Frère Luc a écrit :2. Où est-il affirmé textuellement, dans la Bible, que les prêtres sont aptes à recueillir nos confessions au même titre que Jésus?
Les apôtres ont reçu du Christ le pouvoir de remettre les péchés :
"Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus." (Jn 20, 23).
Ainsi, le Christ ne garde pas jalousement son pouvoir de remettre les péchés, il le partage avec ses disciples.
Or nous croyons que les évêques sont les successeurs des apôtres et donc héritent de leur mission, et des moyens d'assurer leur rôle. Les prêtres eux-mêmes n'usent du pouvoir de pardonner les péchés qu'en union avec leur évêque qui leur délègue ce pouvoir.
Cordialement,
Re: Confession
Publié : mer. 13 févr. 2013, 18:36
par Cgs
Frère Luc a écrit :Bonjour,
Je me pose deux petites questions qui ont déjà sûrement été posées,veuillez donc m'excuser si elles font doubles emplois:
1. Sous quelle référence biblique se base-t-on pour la confession.
Bonjour,
Le catéchisme répond à l'aide de références bibliques :
http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P42.HTM
1423 Il est appelé sacrement de conversion puisqu’il réalise sacramentellement l’appel de Jésus à la conversion (cf. Mc 1, 15), la démarche de revenir au Père (cf. Lc 15, 18) dont on s’est éloigné par le péché.
Il est appelé sacrement de Pénitence puisqu’il consacre une démarche personnelle et ecclésiale de conversion, de repentir et de satisfaction du chrétien pécheur.
1424 Il est appelé sacrement de la confession puisque l’aveu, la confession des péchés devant le prêtre est un élément essentiel de ce sacrement. Dans un sens profond ce sacrement est aussi une " confession ", reconnaissance et louange de la sainteté de Dieu et de sa miséricorde envers l’homme pécheur.
Il est appelé sacrement du pardon puisque par l’absolution sacramentelle du prêtre, Dieu accorde au pénitent " le pardon et la paix " (OP formule de l’absolution).
Il est appelé sacrement de Réconciliation car il donne au pécheur l’amour de Dieu qui réconcilie : " Laissez-vous réconcilier avec Dieu " (2 Co 5, 20). Celui qui vit de l’amour miséricordieux de Dieu est prêt à répondre à l’appel du Seigneur : " Va d’abord te réconcilier avec ton frère " (Mt 5, 24).
Pour le catéchisme complet, consulter :
http://www.vatican.va/archive/ccc/index_fr.htm
Bien à vous,
Sur la confession, ses origines
Publié : mer. 13 févr. 2013, 19:51
par Frère Luc
Or nous croyons que les évêques sont les successeurs des apôtres et donc héritent de leur mission, et des moyens d'assurer leur rôle. Les prêtres eux-mêmes n'usent du pouvoir de pardonner les péchés qu'en union avec leur évêque qui leur délègue ce pouvoir.
Je vous remercie pour ces renseignements...
En ce qui concerne la 2ème question, je voudrais savoir quel est l'évangile ou l'épître qui en parle.
Encore merci
Re: Confession
Publié : dim. 17 févr. 2013, 8:35
par Reconquista
Jean 20:23
C'est indirect. Ce pouvoir a été donné aux apôtres et Pierre est le fondateur de l'Eglise.
Après, c'est typiquement une question de tradition ça, ce n'est pas mentionné dans les Ecritures.
Re: Confession
Publié : dim. 17 févr. 2013, 17:30
par Frère Luc
Reconquista a écrit :Jean 20:23
C'est indirect. Ce pouvoir a été donné aux apôtres et Pierre est le fondateur de l'Eglise.
Après, c'est typiquement une question de tradition ça, ce n'est pas mentionné dans les Ecritures.
Un grand merci pour la réponse

Le Saint Père parle de la confession :
Publié : mar. 30 avr. 2013, 9:51
par jean_droit
Avec ses mots qui sont sa marque, le Saint Père nous encourage à aller nous confesser.
La confession est un sacrement qui était oublié suite aux "années noires" de l'Eglise.
Timidement ce sacrement essentiel pour notre vie de chrétien revient.
A chacun de nous de pousser nos prêtres à organiser régulièrement des moments consacrés à la confession. A chacun de nous de pousser nos proches à aller se confesser.
Se confesser, ce n'est pas comme aller chez le teinturier
Homélie du matin
Rome, 29 avril 2013 (Zenit.org) Anne Kurian | 346 clics
La confession n’est ni une « visite chez le teinturier », ni une « séance de torture » : c’est « une rencontre avec Jésus qui nous attend tels que nous sommes », a expliqué le pape François durant la messe qu’il a célébrée ce lundi matin, 29 avril, à la Maison Sainte-Marthe.
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Le pape a commenté la première lecture : « Dieu est lumière, il n'y a pas de ténèbres en lui. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons dans les ténèbres, nous sommes des menteurs, nous n'agissons pas selon la vérité » (1Jn 1, 5-2,2).
Pas de maquillage devant Dieu
Marcher dans la lumière, c’est marcher « dans la vérité », a expliqué le pape François qui a invité au « courage d’aller toujours [au Seigneur] en vérité, car la vérité est lumière ». Marcher dans les ténèbres, au contraire, c’est aller à Dieu avec « des demies vérités ou des mensonges ».
Parfois, a fait observer le pape, « on est honteux de dire la vérité: j’ai fait ceci, j’ai pensé cela. Mais la honte est une vraie vertu chrétienne et humaine ». Ainsi, le pape a fait l’éloge de la « capacité d’avoir honte » : « la capacité d’avoir honte est une vertu de l’humble », a-t-il dit.
Et cette « bienheureuse honte » permet d’aller se confesser en vérité, « d’aller au Seigneur avec notre vérité de pécheurs », a ajouté le pape pour qui cela n’implique pas le désespoir mais au contraire « la confiance » et « la joie » car « le Paraclet est à nos côtés et nous soutient devant le Père. Il soutient notre vie faible, notre péché. Il nous pardonne ».
Il s’agit d’aller à Dieu « sans se maquiller : nous ne devons jamais nous maquiller devant Dieu » a insisté le pape. Aller se confesser, a-t-il également souligné, ce n’est pas « comme aller à la teinturerie » : « Jésus dans le confessionnal n’est pas un teinturier ». La confession est « une rencontre avec Jésus qui nous attend tels que nous sommes ».
Le cadre de la vie chrétienne
« Jésus attend chacun », a redit le pape en citant l’Evangile : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 25-30).
Pour le pape, « ce sont les vertus que Jésus nous demande : l’humilité et la douceur ». Deux vertus qui sont « comme le cadre de la vie chrétienne » : « Un chrétien avance toujours ainsi, dans l’humilité et dans la douceur ».
Ces vertus sont à appliquer à soi-même, lorsque l’on constate qu’on refait les mêmes péchés après s’être confessé : le pape a encouragé à ce propos à aller recevoir le sacrement « encore et encore, et encore. Le Seigneur nous attend toujours ».
En fin de compte, aller se confesser n’est pas « aller à une séance de torture », a-t-il précisé, c’est aller « louer Dieu, car moi pécheur, j’ai été sauvé par Lui. Et il ne m’attend pas pour me donner des coups de bâtons, mais avec tendresse pour me pardonner ».
La justice de Dieu : le pardon
Pour le pape, le pardon est même « la justice de Dieu » : « si nous confessons nos péchés, Il est fidèle. Quand le Seigneur nous pardonne, Il fait justice. Oui, il fait d’abord justice à Lui-même, car Il est venu pour sauver et quand Il nous pardonne, Il se fait justice à lui-même ».
Ce pardon, Dieu le donne « dans l’esprit du psaume 102: « comme la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint », c’est-à-dire « pour ceux qui vont à Lui ».
Mais pour en bénéficier, il faut être « en vérité » avec soi-même : « Nous sommes tous pécheurs ; c’est le point de départ », a rappelé le pape, assurant que « le Seigneur nous comprend toujours ».
Au contraire, celui qui est « satisfait de lui-même », qui est « convaincu de n’avoir pas besoin du salut », celui-là « marche dans les ténèbres ».
Une prise de conscience qui concerne tous : « Nous avons tous des obscurités dans notre vie, des moments où tout est assombri, même notre conscience », a fait observer le pape.
Re: Le Saint Père parle de la confession :
Publié : mar. 30 avr. 2013, 13:03
par Belin
Hmmm, j'ai l'impression plutôt que la honte est une manifestation de notre orgueil, on est gêné de ses faiblesses, on a honte de sa misère, alors qu'on devrait normalement être fière de ses faiblesses car c'est dans nos faiblesses que se manifeste la gloire de Dieu comme dit st Paul.
Confession : n'ayez pas peur !
Publié : dim. 18 janv. 2015, 20:26
par Fée Violine
Belle interview d'un prêtre américain:
http://www.aleteia.org/fr/religion/arti ... 3630350336?
Le confessionnal est l'endroit le plus joyeux, le plus humble et le plus exaltant qui soit au monde.

Re: La confession vue par un prêtre
Publié : dim. 18 janv. 2015, 21:51
par Toto
Très bel article, merci beaucoup Fée Violine!
Re: La confession vue par un prêtre
Publié : dim. 18 janv. 2015, 22:13
par Fée Violine
Oui, je souhaiterais que tous les gens qui ont des doutes sur la confession, ou sur eux-mêmes, lisent ce témoignage !
Re: La confession vue par un prêtre
Publié : dim. 18 janv. 2015, 23:13
par Cgs
Bonsoir,
Merci, c'est très beau !
Cela me fait penser à une chose qui encourage à aller se confesser. Un prêtre de la communauté de l'Emmanuel a dit un jour : "Quand vous allez vous confesser, est-ce que vous pensez que Dieu est content ? Allez-vous à la confession en disant que vous allez rendre Dieu content ? Eh bien oui ! Dieu est content que vous lui disiez vos péchés. Alors si vous voulez aimer Dieu, confessez-vous !".
Je trouve cela très beau en encourageant pour y aller. Seigneur, je t'aime, alors j'y vais !
Re: La confession vue par un prêtre
Publié : ven. 24 avr. 2015, 5:35
par Cinci
En même temps je ne peux m'empêcher de songer au malheureux naufragé qui doit témoigner de sa confiance en Jésus tout en avouant ...
Examen de conscience préalable :
- [+] Texte masqué
- En s'inspirant des trois croix que nous faisons sur nous au moment d'écouter l'Évangile. Fermons les yeux. Le front représente notre intelligence et notre imagination.
Est-ce que j'ai le souci de la vérité,
de la chercher,
de la respecter,
de la transmettre?
M'arrive-t-il de taire la vérité par peur d'être jugé?
Est-ce que je me préoccupe de la santé de mon intelligence?
Est-ce que je consacre suffisamment de temps à la méditation,
à la lecture de la Parole de Dieu, à la prière, à ce qui est important
dans ma vie chrétienne?
La bouche
Par la bouche je m'exprime et je prends ce qui est nécéssaire pour vivre.
Est-ce que j'ai le souci de dire aux autres des paroles de soutien, d'encouragement, de remerciement? Par quelques mots je peux relever l'autre, lui redonner confiance, mais je peux aussi le faire douter, le démolir, le blesser ...
Est-ce que je manque de discrétion, de justice, en dévoilant les erreurs ou les défauts des autres, en participant au commérage? Tout en raffinant mon goût pour la nourriture et la boisson, m'arrive-t-il d'exagérer, d'être glouton, de leur accorder trop d'importance, de ne pas facilement partager?
Le coeur
Dans le langage courant le coeur représente ma capacité d'aimer et le centre le plus profond de ma personne.
Est-ce que mon coeur est vraiment attaché à Dieu, centré sur Jésus et son Évangile, attentif aux inspirations de son Esprit?
Est-ce que j'aime ceux et celles qui m'entourent?
Est-ce que je peux en arriver à mépriser des gens sans chercher à les comprendre, en les regardant de haut? Suis-je mesquin? Suis-je disposé à pardonner à ceux qui m'ont blessé ou qui m'ont fait du tort?
Est-ce que je veux du bien aux personnes qui ne pensent pas et n'agissent pas comme moi?
Est-ce que j'oublie que c'est sur l'amour que nous serons tous et toutes jugés au terme de notre vie?
Des fois l'on ne sait plus quoi dire dans la perspective d'aller visiter le prêtre en confession. Je trouvais qu'en lisant ce petit questionnement (durant la semaine sainte) les idées venaient plus facilement.